<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531</id><updated>2012-01-07T09:37:46.178-05:00</updated><category term='http://4.bp.blogspot.com/-YCOAikHpa8k/TwcCJlHUOSI/AAAAAAAABa8/0mp2JcoO3eI/s320/aube%2Bmayreau.jpg'/><category term='images'/><category term='sport'/><category term='pirates'/><category term='somalie'/><category term='catamaran'/><category term='cnn'/><category term='banquet'/><title type='text'>Bum Chromé - Histoires de petits navires</title><subtitle type='html'>Un blog racontant les aventures des Bums Chromés, Marie-José et Yves, et de leur vaillant catamaran Lagoon 440 qui s'appelle (qui s'en serait douté?) "Le Bum chromé".</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>158</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-1544964762947448818</id><published>2012-01-06T08:25:00.011-05:00</published><updated>2012-01-07T09:25:58.054-05:00</updated><title type='text'>Noël sur le ponton</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-c8F7-3hhMiM/TwhV2XFUg6I/AAAAAAAABdA/etiSqceSSHk/s1600/lutin.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;/a&gt;Nous étions rentrés au Marin, sans en être vraiment conscients, tout juste une semaine avant Noël, en pleins préparatifs du Réveillon. &lt;div&gt;Après avoir un peu tergiversé entre amener Janine au Diamant pour une fête typiquement familiale et antillaise (oui, mais chez qui?) ou descendre à Sainte-Anne, où la fidèle Sainte-Lucienne Henrietta nous invitait chez elle pour le Christmas Dinner, nous avons fini par accepter la proposition de nos voisins de quai les Chenuz, qui s'associaient avec d'autres résidents de la Marina pour célébrer le Réveillon à la belle étoile sur le ponton même, entre "gens de bateaux".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Florence et deux autres copines s'occupaient des courses et de la cuisine, tandis que Michel et les gars dressaient une grande table sur des tréteaux improvisés sous un grand parasol, le long de la Marie-Joseph, donc à trois pas du Bum chromé. L'un apportait une glacière, l'autre un grill pour la cuisson, et tout le monde payait sa part des frais. En plus de fournir le micro-ondes et un frigo, nous avons conscrit les parents et amis pour du boudin créole et un punch-coco (les Larcher), des petits pâtés épicés et un schrobb-maison (Raymond Marie et Ginette).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cet apport imprévu d'apéritifs et d'amuse-gueules s'est avéré si abondant -- et si délicieux -- qu'il a fait bifurquer le réveillon prévu "à la française" en soirée créole, la quinzaine de convives ayant à peine l'appétit de goûter aux très bons oeufs mimosas, salades vertes, magrets de canard grillé et gratin dauphinois qui devaient suivre.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-ZvFaUelzKVM/TwcYXItTzFI/AAAAAAAABbI/_CSN5J-nO6o/s400/r%25C3%25A9veillon.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694547039586864210" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Si bien que lorsque les agapes ont pris fin vers les une heure du matin de Noël (nous étions quand même à table depuis 20h30), il restait amplement de quoi nourrir encore autant de monde! Nous nous sommes donc entendus pour remettre ça le soir suivant dans un "Party de restes" fort réussi. D'autant plus qu'après une série d'averses, le temps s'est mis au beau pour les deux soirées...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous en avons profité pour faire plus ample connaissance avec quelques voisins, notamment Frédo, la "dame à la pipe" dont le monocoque est notre vis-à-vis à babord, et Cloclo, une blonde rigolotte et rondelette qui s'est immédiatement liée d'amitié avec Azur. Le fait que le tiers des convives se prénommaient Michel ou Michèle a bien donné lieu à quelques quiproquos, mais bah! Un beau Noël, d'un style inédit pour nous et encore plus pour notre passagère.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-c8F7-3hhMiM/TwhV2XFUg6I/AAAAAAAABdA/etiSqceSSHk/s320/lutin.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694896121207620514" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 246px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Un famille allemande s'est inséré avec son modeste monocoque juste en face de notre coque tribord. Papa, maman et un petit lutin blond presque blanc dont la gaîté contagieuse et l'énergie sans bornes mettent en joie tout le voisinage. Qu'elle galope autour de ses parents quand ils sortent faire les courses, ou qu'elle se livre à des séances impromptues et quelque peu échevelées de danse-ponton, ou qu'elle poursuive un interminable bras-de-fer avec un hula-hoop blanc pailleté pour en maîtriser les gyrations.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans l'intervalle, j'ai eu le désagrément de subir une infection à la jambe, due à des piqûres de moustiques "grenadins" mal soignées. Lucien, le médecin de Raymond Marie, a eu beau me bombarder d'une demi-douzaine d'onguents, d'antibiotiques et de teinture d'iode, ma cheville gauche a doublé de volume et pris une belle teinte homard-bouilli, tandis que la droite sa marbrait de taches violacées entourant des cratères de pustules crevées. Pas très joli, et assez douloureux par moments.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cela a quelque peu handicapé nos activités pour les derniers jours du séjour à bord de Janine, mais un projet au moins s'est réalisé. Le chauffeur Rodolf est venu nous cueillir au ponton tôt le lendemain de Noël pour nous emmener faire un grand tour de la Martinique. Les Trois-Îlets, domaine et musée de la Pagerie, panorama de Fort-de-France &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-s37Bex2_0s8/Twca8gofL4I/AAAAAAAABbs/9hzoYvUz1vs/s320/clarac.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694549880687505282" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;du haut du vieil hôpital Clarac puis descente sur la Savane, la cathédrale et le Marché couvert, remontée de la Côte caraïbe jusqu'à Saint-Pierre, visite de la Distillerie Depaz (et petits achats), lunch créole savoureux au Bambou du Morne-Rouge sous une pluie diluvienne, qui par chance s'est arrêtée dès que nous avons repris la route.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'après-midi s'est passée à suivre à petit train les méandres de la sauvage route du nord, avec son décor de ravines vertigineuses tapissées de vignes lianes, de bouquets de bambous et de fougères géantes, jusqu'à la pointe extrême de Grand-Rivière, &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-WBVXjgFWgOQ/TwcbPSUQGAI/AAAAAAAABb4/MLpt-hr8MQs/s320/grand-rivi%25C3%25A8re.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694550203262048258" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;où la rencontre de l'Atlantique et de la Mer des Caraïbes provoque, même par temps calme, des houles spectaculaires qui viennent se fracasser sur un nouveau brise-lames géant que Janine a tenu à parcourir jusqu'au bout: pour une fois elle se sentait chez elle, le rude paysage marin ressemblant à sa Normandie natale.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le lendemain soir, nous sommes allés la reconduire à l'avion, apparemment fort heureuse de son aventure nautique et tropicale... mais pas fâchée au fond, après trois semaines de vagabondage, de retourner à son train-train parisien.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-nshsoa1IEMY/TwhUSLlmF4I/AAAAAAAABc0/jv0IPcjwSHg/s320/convive.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694894400134846338" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Nos seuls visiteurs réguliers étaient maintenant les trois merles noirs qu'Azur nourrissait tous les matins de nos restes de pain, croissants, brioches, zakaris, etc. Chaque fois que je me réveillais et grimpais sur le skybridge pour le lever de sommeil, ils étaient perchés sur les garde-fous ou les mains courantes, l'oeil brillant et aiguisé.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cela faisait un peu drôle, mercredi matin, de nous retrouver seuls à bord, Azur et moi, pour la première fois du séjour. Nous avions l'intention d'en profiter une dizaine de jours encore, mais trois circonstances nous ont fait changer d'idée. D'abord mes jambes infectées, dont la gauche surtout guérissait bien moins vite et moins bien que prévu, rendant pénible toute traversée du ponton pour aller à terre. Puis le fait qu'un des antibiotiques prescrits par le Dr Lucien m'avait mis la digestion à l'envers, m'obligeant à ne me nourrir que de bananes, de jus et d'eau pendant trois jours (même pas une goutte de rhum!) -- avec cependant un effet secondaire positif, j'y ai perdu 7-8 kilos que j'essaierai de ne pas reprendre. Enfin, depuis le lendemain de Noël, la connexion Internet de la Marina ne marchait plus, ce qui, en l'absence de télé et vu la rareté des journaux, nous coupait pratiquement du monde.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme il n'y a qu'un vol direct par semaine sur Montréal, nous nous sommes résignés à prendre le prochain, l'après-midi du Jour de l'An. Ce qui fait que depuis dimanche soir, nous avons réintégré notre douillet cocon du LUX Gouverneur…&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Heureusement, la jambe va mieux!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-1544964762947448818?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/1544964762947448818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=1544964762947448818' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/1544964762947448818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/1544964762947448818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2012/01/noel-sur-le-ponton.html' title='Noël sur le ponton'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-ZvFaUelzKVM/TwcYXItTzFI/AAAAAAAABbI/_CSN5J-nO6o/s72-c/r%25C3%25A9veillon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-2034925793131788070</id><published>2011-12-24T17:01:00.008-05:00</published><updated>2012-01-06T11:36:39.053-05:00</updated><title type='text'>Une rentrée secouée (18 déc.)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-YE3doAMXCQc/TwchX130_SI/AAAAAAAABco/oBfWmRxUqu8/s1600/fanions2.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;/a&gt;Peu après mon bain de lever de soleil dans Saltwhistle Bay, c'était le départ de Mayreau pour la courte balade à travers les récifs et hauts-fonds jusqu'aux Tobago Cays. Ces mythiques îlots vert rutilant et blanc doré sont en effet incrustés dans un fer-à-cheval de rochers et de corail qui en rend la navigation périlleuse, mais qui en retour leur assure une zone de mer turquoise d'un calme plat même dans les plus brusques bourrasques. Par temps ensoleillé, ils sont l'attraction majeure des Grenadines et, pour Azur, "le paradis sur terre".&lt;div&gt;Ici encore, pas trop de monde au mouillage principal entre trois des îles, et seulement un nombre restreint de baigneurs et plongeurs sur la plus belle des plages, celle de Baradal qui s'avance en pointe étincelante &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-rZZ3syNhUkE/TwcccKqWlMI/AAAAAAAABcE/KyzsI5a5xHo/s320/baradal.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694551524057191618" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;entre les rouleaux brisés par les coraux et l'eau calme à l'intérieur. Nous y passons deux bonnes heures à batifoler dans les vaguelettes sur fond de sable et d'herbes fines où sinuent entre nos jambes des bancs de petits poissons couleur d'acier luisant au dos teinté d'ambre. Hélas pas de tortues de mer aujourd'hui, à peine une ou deux caranques, ces grands bijoux argent et noir aux ailes d'anges.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous rentrons à Mayreau reprendre un mouillage plus près de l'entrée de la baie, où nous nous livrons à une débauche de langouste grillée sur barbecue, accompagnée d'un joli rosé espagnol oublié dans notre cave sans doute depuis l'arrivée des Canaries, mais encore vigoureux. Re-baignade (cette plage est une vraie drogue), sieste sur la trampoline et soirée bercée par "l'azur phosphorescent de la mer des Tropiques"...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le lendemain matin, nous continuons vers le sud jusqu'à Union, la dernière des Grenadines de Saint-Vincent, qui a pour moi deux charmes à faire partager à Janine: son bar littéralement "les pieds dans l'eau", construit par un doux rasta sur un îlot artificiel fait de milliers de coquillages jetés au milieu de la rade par les pêcheurs pendant des décennies et où on n'aborde qu'en annexe ou water-taxi, et le délicieux et minuscule village de Clifton, &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-a10quHoo3M8/TwcdFNEfoeI/AAAAAAAABcQ/coi1ASfHxeQ/s320/village%2Bunion.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694552229078344162" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;avec sa nonchalante petite place ombragée, entourée de bars, auberges et boutiques qui sont comme autant de pimpantes maisons de poupées de couleurs vives. Nous y passons deux heures à nous promener, à faire un peu de shopping au Captain Gourmet, cette épicerie fine incongrue tenue depuis toujours par une famille de Français atypiques et chaleureux, et à regarder les requins des sables se chauffer au soleil dans le bassin du yacht club de l'Anchorage.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vers midi et demi, nous entreprenons la remontée vers le nord et la Martinique, avec comme première escale Canouan. C'est certainement celle des Grenadines que nous connaissons le moins, nos skippers passés Gérard et Will l'ayant en aversion, et Marco nous y ayant fait mouiller une seule fois à la nuit tombante pour en repartir à l'aube. L'abordant cette fois en milieu d'après-midi, nous sommes agréablement surpris par sa rade de Charlestown, élégante et plutôt calme, qui sert de cadre à un festin de "restes" de langoustes que Twiggy a cuisinées en fricassée nichée dans de savoureux spaghettis à l'huile et à l'ail, bien "al dente". Avec pour finir un dessert de mangues mûres.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-VfIUwSEETCY/TwcdV_o7K2I/AAAAAAAABcc/oqjDV3pMaPw/s400/ti-punch.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694552517530823522" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#0000ee;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pas surprenant que le lever du lendemain vendredi soit quelque peu paresseux, et la baignade nonchalante. C'est seulement une fois le soleil haut dans le ciel que nous levons l'ancre vers Bequia, où doit se faire la "sortie" douanière du petit royaume enchanté des Grenadines. L'idée est de nous y arrêter seulement pour les formalités puis de remonter jusqu'à la côte sud de Saint-Vincent, qui offre le choix entre la petite mais douillette marina de Blue Lagoon et le quai aux ferries de la capitale Kingstown, moins agréable mais plus propice à un départ rapide samedi matin.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais à l'entrée dans la baie de Port Elizabeth, la faim nous inspire une halte au gentil restaurant qui nous avait bien rassasiés à la descente. Malgré l'accueil de la même pétillante serveuse et la qualité du repas, nous aurons à le regretter.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Car le dîner entraîne une sieste puis, tandis que le skipper débarque au village pour les formalités, une plongée le long de la belle et calme plage. Ensuite, plus question de se remettre en route, le temps ayant visiblement fraîchi et les abords de Blue Lagoon et de Kingstown n'étant pas des plus simples dans l'obscurité.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dès que nous pointons les proues hors de l'Admiralty Bay au petit matin, nous nous trouvons face à un vent de nord franc de 25 noeuds, accompagné d'une houle croisée avec des creux de trois mètres venant du nord-ouest, de 2,50 m du nord. En quelques minutes, nous sommes secoués comme un panier de crabes, et après avoir vainement tournaillé pour trouver un angle d'attaque nous permettant de profiter un peu du seul vrai bon air de voile rencontré depuis une semaine, nous nous résignons à faire du moteur face au vent, atteignant péniblement les 4,5 noeuds de moyenne.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le vent diminue, mais à peine, une fois le long de la côte de Saint-Vincent, mais la houle est demeurée aussi vicieuse. Twiggy tient généreusement compagnie aux deux femmes affalées sur la table du cockpit arrière, tandis que je seconde de mon mieux le skipper à la barre et aux manoeuvres sur le skybridge, récoltant quelques bons paquets d'embruns. Trois longues heures plus tard, cela empire encore en entrant dans le canal entre Saint-Vincent et Sainte-Lucie, dont nous n'atteignons la pointe sud que passé les seize heures.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À 17h, face aux Deux Pitons entre lesquels descend un tourbillon de soufflerie, il faut admettre que la seule solution logique est de continuer jusqu'au nord de l'île, où nous pouvons au moins compter vers 20h30 sur le refuge sûr et confortable de la moderne marina de Rodney Bay, dont l'entrée de nuit est facile. C'est sans compter sur un détail qui a son importance. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Rodney Bay est le point final de la course transatlantique de l'ARC, à laquelle participent chaque année depuis les Canaries près de 300 voiliers de tous types et de toutes tailles, la plupart manoeuvrés par des équipages amateurs sinon néophytes. Or, l'arrivée se fait justement cette semaine. Ce qui veut dire que la marina est déjà fortement encombrée et continue d'accueillir des bateaux, pas toujours bien barrés, jusqu'en pleine nuit.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Donc, au lieu d'entrer bien paisiblement dans un hâvre calme et accueillant, nous faisons partie d'une file pas très ordonnée de candidats parfois énervés aux rares places de ponton encore disponibles. Moris réussit adroitement à s'insérer vers 21h dans un des rares emplacements encore capables de recevoir un catamaran, et refuse d'en bouger malgré les gros yeux que lui fait le personnel du port. Ouf.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-YE3doAMXCQc/TwchX130_SI/AAAAAAAABco/oBfWmRxUqu8/s320/fanions2.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694556947315227938" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Au lever du jour, nous nous découvrons enveloppés d'un véritable carnaval de drapeaux, de pavillons et de bannières de toutes couleurs et toutes nationalités, entre lesquels palpitent de longues guirlandes de fanions décoratifs. Nos voisins immédiats sont suédois, irlandais, finnois et portugais, tous pressés de partager leurs aventures. Heureusement, comme nous avons vécu une expérience similaire il y a cinq ans, nous entrons aisément dans le jeu et pouvons compter sur des alliés pour résister à la demande polie mais ferme des surveillants de ponton pour que nous évacuions au plus tôt notre place de choix.&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Moris a donc tout le temps d'aller remplir les formalités, tandis que Twiggy trouve dans une épicerie-boulangerie ouverte (c'est dimanche matin) de quoi fabriquer un solide petit déjeuner. C'est bien repus et sans nous presser que nous larguons enfin les amarres vers 10h30 pour une dernière étape, sans histoire, jusqu'à notre coin de ponton du Marin.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-2034925793131788070?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/2034925793131788070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=2034925793131788070' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/2034925793131788070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/2034925793131788070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/12/une-rentree-secouee-18-dec.html' title='Une rentrée secouée (18 déc.)'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-rZZ3syNhUkE/TwcccKqWlMI/AAAAAAAABcE/KyzsI5a5xHo/s72-c/baradal.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-4631176022378786941</id><published>2011-12-24T12:39:00.008-05:00</published><updated>2012-01-06T10:49:15.738-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='http://4.bp.blogspot.com/-YCOAikHpa8k/TwcCJlHUOSI/AAAAAAAABa8/0mp2JcoO3eI/s320/aube%2Bmayreau.jpg'/><title type='text'>Un jus chez Basil's</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-YCOAikHpa8k/TwcCJlHUOSI/AAAAAAAABa8/0mp2JcoO3eI/s1600/aube%2Bmayreau.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;/a&gt;Les primitives paillottes de Basil's, à côté du petit débarcadère de Mustique, sont paradoxalement le bar le plus célèbre et le plus authentiquement snob (et dieu sait qu'il n'en manque pas!) de toutes les Antilles. Debout au comptoir à façade de bambou fendu ou assis sur un tabouret ou une des banquettes communautaires des tables en bois &lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-tPZI8ETXerU/TwcB2fbpCBI/AAAAAAAABaw/KoCHueYcxKk/s320/basil%2527s.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694522289495279634" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;brut,&lt;span class="Apple-style-span"&gt; vous pouvez vous trouver au coude-à-coud&lt;/span&gt;e avec Elton John, la soeur de Carla Bruni-Sarkozy ou un des petits-fils de la Reine d'Angleterre, qui ont hérité du domaine de leur grand-tante Margaret. En toute simplicitė, bien sûr.Car rien n'est moins tape-à-l'oeil ou m'as-tu-vu que le repaire de milliardaires et de célébrités qu'est Mustique. Tout le contraire de sa rivale Saint-Barth, où le jet-set est aussi pressé de se faire voir que les masses bigarrées de touristes de le contempler ("Hé, je viens de voir Johnny -- ou Delon, ou Angelina Machin -- sortir de chez Yves Saint-Laurent!").&lt;div&gt;Ici, pas de débarquement massif de paquebots de croisière, pas de visites organisėes, pas de marina huppée. Tout juste un quai de services, un ponton pour les annexes, les pilotis sur lesquels est bâti Basil's, quelques boutiques (de l'eau, du pain, des fruits plutôt médiocres, mais aussi du champagne millésimé, du cognac hors d'âge, du caviar iranien, du foie gras frais de chez Hédiard et autres nécessités vitales pour les classes laborieuses) et une plage encombrée de barques de pêcheurs qui sont la meilleure source de langoustes et de conques de lambis de la région. Et face à la grève, quelques bouées à la disposition des plaisanciers qui comme nous sont assez fous pour payer le prix d'une bonne nuit d'hôtel parisien pour s'y amarrer.&lt;br /&gt;Enfin, dans les petites anses du côté au vent et sur les collines, nichées dans la verdure ou sous les cocotiers qui ombragent le sable blanc, des résidences aussi luxueuses que discrètes, sur des terrains dont chacun vaut le prix d'un appartement avec jardin privé à Neuilly ou dans Mayfair. Mustique c'est, comme on dit au Québec, "la clâousse".&lt;br /&gt;Comme c'est la première visite de Janine aux Grenadines -- et que nous avions une petite envie de langouste -- , nous sommes venus y passer une nuit après avoir effectué notre entrée dans l'archipel par la plus modeste Bequia, où nous avons mangé dimanche de l'excellent poulet épicé et des côtes levées dans un nouveau restaurant "les pieds dans l'eau", au bout de la belle plage qui borde la rive sud d'Admiralty Bay, et avons dormi confortablement à l'ancre avant de plonger dans l'eau propre et fraîche au petit-déjeuner puis de mettre la voile pour Mustique.&lt;br /&gt;Il nous fallait aussi y faire le plein d'eau, car nos réservoirs étaient vides pour une raison mystérieuse: ou bien nous les avions mal remplis en partant, ou bien il y a une fuite quelque part, ou une pompe dysfonctionnelle... Le jeune préposé au service musticien nous a réglé ça dès notre arrivée avec promptitude, sourire... et autant d'élégance stylée qu'un butler de la Vieille Angleterre!&lt;br /&gt;Puis le skipper et Twiggy ont entraîné Janine à terre à bord de l'annexe pour un premier contact avec le "paradis des milliardaires". Elle a eu droit à tout... c'est-à-dire à la plage des pêcheurs, à la tournée des quatre boutiques et à un jus tropical (ils sont vraiment très bons) chez Basil's, qui venait d'ouvrir pour la journée. Pendant ce temps, Moris négociait l'acquisition de cinq belles langoustes -- à consommer en route -- et de quelques kilos de chair de lambis, à rapporter en Martinique, où elle est presque introuvable. Il y a ajouté une douzaine de coulirous, ces cousins de notre éperlan qui sont délicieux frits.&lt;br /&gt;Resté seul à bord avec Azur, je suis descendu nager aux alentours, dans une eau turquoise mais déjà chaude, échangeant quelques mots avec nos voisins de bouée, des sexagénaires Américains qui font une virée pépère en groupe dans les îles avec d'autres membres de leur yacht club floridien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au matin, après une nouvelle saucette et un déjeuner aux délicieux croissants de la boulangerie (française) de l'île, cap sur Mayreau qui est sans doute notre mouillage préféré dans les Grenadines et le voisin immédiat du "paradis sur terre" de Marie-José, les Tobago Cays.&lt;br /&gt;Un vent de sud, presque de face, nous a empêchés de faire de la voile, mais nous sommes arrivés en début d'après-midi dans l'anse de Saltwhistle Bay, presque déserte... ce qui surprend à cette saison, habituellement touristique. Nous avons donc choisi un très bon emplacement, près de la plage et non loin du ponton, et j'ai plongé avec Moris tandis que Twiggy faisait frire les coulirous et gonfler du riz blanc. Avec des avocats bien mûrs comme entrée, cela faisait un délicieux et léger repas de "cuisine- pays", arrosé d'un coup de rouge.&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-YCOAikHpa8k/TwcCJlHUOSI/AAAAAAAABa8/0mp2JcoO3eI/s320/aube%2Bmayreau.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694522617438157090" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#0000ee;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Au matin, je dormais si bien que j'ai failli rater le lever de soleil. Je me suis jeté à l'eau juste à temps pour le regarder en nageant paresseusement faire son show habituel à travers la frange de cocotiers, tandis que les silhouettes de pélicans et de fous de bassan plongeaient à tour de rôle dans les rouleaux blanc et vieil or de l'autre côté de la barre de sable clair. Deux chiens fantômatiques mais amicaux m'ont accompagné dans une bonne marche le long de la grève.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(Cette page a été écrite il y a près de deux  semaines, mais je n'avais pas d'accès Internet pour l'ajouter au blogue.)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-4631176022378786941?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/4631176022378786941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=4631176022378786941' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/4631176022378786941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/4631176022378786941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/12/un-jus-chez-basils.html' title='Un jus chez Basil&apos;s'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-tPZI8ETXerU/TwcB2fbpCBI/AAAAAAAABaw/KoCHueYcxKk/s72-c/basil%2527s.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-192629894773866798</id><published>2011-12-12T18:58:00.010-05:00</published><updated>2012-01-07T09:37:46.193-05:00</updated><title type='text'>Retour au bercail</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/--11026JTrwc/TwhYdW6Uz-I/AAAAAAAABdk/qgPGUN406wA/s1600/ponton.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;/a&gt;La brise tiède caresse mon dos nu. Juchė sur le skybridge du Bum chromé, je contemple la pleine lune couleur de barbe-à-papa qui s'estompe en s'enfonçant sous l'horizon saumoné à l'embouchure du mouillage de Wallilabou, au centre de Saint-Vincent. On n'est décidément plus à Paris.&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-26GPoGnOuac/TwhWdh86gEI/AAAAAAAABdM/tMIeEPrdBVE/s320/wallilabou.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694896794140049474" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;Derrière moi, le décor bien particulier de la petite anse (qui a servi au tournage d'épisodes de "Pirates des Caraïbes") est encore plongé dans une semi-pénombre, le soleil levant dore tout juste les crêtes des collines environnantes. Pas un bruit sauf le chuintement des vagues sur la courte plage abrupte, tandis que je tape cette reprise du blogue sur mon iPad.&lt;br /&gt;Avant de quitter la France mardi, nous sommes allés dimanche vivre une seconde soirée du Festival de cinéma de Janine Euvrard, à la fois plus conviviale et plus éprouvante. À notre arrivée rue Monsieur-le-Prince, Janine et Michel nous ont persuadés de sauter  la séance de 18h et d'attendre celle de 20h30, clou de cette journée consacrée au cinéma iranien. Azur a plutôt choisi de rentrer à l'hôtel, voulant mėnager ses forces pour le long voyage du surlendemain.&lt;br /&gt;Je me suis donc retrouvé seul avec Michel Euvrard à boire un verre (excellent) au "Père Louis", sympathique bar à vins voisin. Mais pas pour longtemps; quelques minutes plus tard Anne (la patronne du ciné) et Janine débarquaient avec... Azur, qui avait rebroussé chemin pour venir nous retrouver. Le temps de le dire, le reste de l'équipe nous rejoignait pour envahir la salle à dîner en contrebas: Frédo le photographe, l'animateur Dominique Vidal, Carole la co-programmatrice et deux ou trois autres, dont j'oublie noms et fonctions.&lt;br /&gt;Bouffe moyenne mais chaleureusement partagée, discussion animée sur le déroulement de l'évènement, arguties sur le sens d'un même mot arabe au Maghreb et en Égypte, potins parisiens bien épicés...&lt;br /&gt;Nous redescendons au tréfonds du cinéma vers une salle qui s'est tout-à-coup remplie. Et vers un film percutant mais parfois difficile à digérer: une combinaison de bandes dessinées, photos, vidéos floues ou tremblantes prises par des téléphones portables, témoignages oraux en arrière-plan ou projetés en blanc sur noir, courriels et twitters qui conjointement s'efforcent de donner une idée juste et complète des espoirs, atrocités et déceptions de la campagne électorale de 2009 à Téhéran, cet espèce de prologue de l'actuel soulèvement arabe.&lt;br /&gt;Le plus dur pour Azur, c'est la longue scène où un garçon honnête, des plus ordinaire, assis simplement sur un banc de parc public, explique en détail, à sa cousine qui vient d'être libérée après des semaines de détention comme "provocatrice" (manifestante), comment il s'est retrouvé de l'autre côté de la barricade à matraquer, emprisonner et violer des gens comme elle, jusqu'à ce que l'assassinat gratuit de trois adolescents, commis au coin d'une rue sombre avec une bande d'autres "défenseurs de la Révolution islamique", l'écoeure suffisamment pour qu'il laisse tout tomber. Pour moi, le choc est plutôt de recevoir en plein visage les côtés violemment physiques et émotifs, parfois sanglants et macabres de ce phénomène sur lequel je réfléchissais dans l'abstrait et que nous appelons pudiquement le "Printemps arabe".&lt;br /&gt;De toute façon, nous sommes assez secoués que nous n'avons pas la patience de rester pour le débat public qui suit, entre un savant historien du Moyen-Orient et un correspondant iranien d'un journal français de gauche, avec une journaliste du quotidien catho "La Croix" comme modératrice.&lt;br /&gt;Lundi, dernier jour à Paris, nous tentons de joindre, avec plus ou moins de succès, les copains que nous avions promis de rencontrer mais que nous ne verrons pas faute de temps. Ce sont les Dubray et Frachon, Gérald et Paule, que nous avions connus ensemble à Aix mais qui vivent maintenant séparés en région parisienne (leur fils Julien, ironie du sort, a émigré à Montréal); Louis-B. Robitaille ex-correspondant de La Presse, qui vit entre Paris et Sète; et Marine Karbowski, la belle-fille peintre de Bernard Savonet.&lt;br /&gt;Le personnel de l'hôtel aussi tient à nous faire ses adieux comme si nous étions de la famille. Le fils du proprio, "Monsieur Laurent", en particulier, nous entretient dans le bar pendant une bonne heure avant de nous permettre de grimper à la chambre finir nos bagages!&lt;br /&gt;Au réveil, un taxi nous ramasse et nous emmène rue d'Anjou prendre Janine, puis à Orly au salon d'attente d'Air Caraïbes. Bon vol, nourriture agréable (malgré une crise aiguë d'indigestion de ma part) et vol pratiquement sans histoire qui nous dépose en fin d'après-midi au Lamentin. Là, nous ratons (comment? dans un aéroport grand comme ma poche?) les cousins Daniel et Charles, venus nous accueillir, mais pas le taxi Rodolfo qui nous descend avec une célérité inaccoutumée jusqu'à la Marina du Marin. Installation à bord, les voisins helvético-languedociens Michel et Florence, l'ami éternel Raymond Marie et le cousin Charles, qui a fini par nous rattraper, viennent célébrer ça dignement au rhum paille dans le cockpit arrière.&lt;br /&gt;Depuis le dernier passage, il s'est ajouté à notre coin de Marina deux branches de pontons, foisonnantes de catas de plus en plus imposants.&lt;/span&gt; .&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/--11026JTrwc/TwhYdW6Uz-I/AAAAAAAABdk/qgPGUN406wA/s320/ponton.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694898990199656418" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt; Ce qui vivait jadis au rythme d'un paisible village flottant sous un soleil tropical a pris des allures de banlieue en pleine croissance sous un ciel qui s'obstine à demeurer gris et pluvieux, depuis des semaines nous dit-on.&lt;div&gt;Une fois nos affaires bien casées et Janine un peu acclimatée à la vie à bord, nous faisons la connaissance mercredi matin du nouveau skipper, Moris, la quarantaine mince et athlétique, un visage un peu sėvère mais qui s'éclaire souvent d'un sourire qui le transforme en gamin. Il me paraît de bonne composition et sans prétentions, c'est bon signe pour un départ vers les Grenadines que nous voulons le plus hâtif possible.&lt;br /&gt;Un peu plus tard arrivent notre femme de confiance, Henrietta, toujours aussi jeune -- quoique quatre ou cinq fois grand-mère -- et son fils Charles, dit Twiggy, qui nous accompagnera une fois de plus comme cuisinier et homme à tout faire. Pendant qu'ils se livrent au grand branle-bas de la préparation du Bum à une dizaine de jours en mer, nous allons avec notre passagère prendre un apéro au Mango Bay. Le patron hollandais nous accueille avec sa faconde habituelle et ce vieux vagabond de Pancho, qui a pris sa retraite de la vente d'agrès de pêche, vient prendre une bière avec nous.&lt;br /&gt;De l'autre côté de la rue, l'increvable Lucille nous a réservé une table à Marin-Mouillage, car Azur a hâte de faire goûter à Janine la plus authentique cuisine locale. Au menu, coquille de lambis épicée et féroce d'avocat à la morue salée, suivis d'un abondant et goûteux poulet boucané accompagné de légumes-pays. Difficile de demander mieux.&lt;br /&gt;Jeudi, il fait encore gris, mais on annonce mieux pour le lendemain. Ce sont donc les derniers préparatifs du départ: provisions "chez Annette", inventaire et vérification de tout l'équipement de bord et des instruments de navigation.&lt;br /&gt;À mon habitude ici, je me lève avec la première lumière du jour vendredi et découvre un ciel déjà bleuté, semé de nuages floconneux prometteurs de beau temps et même d'un peu de vent. Nous levons l'ancre sitôt tout le monde à bord et les formalités remplies. Une fois la Pointe des Salines laissée à babord, une petite brise vient gonfler le génois pour nous pousser vers Sainte-Lucie sur une mer sans vagues... ce qui rassure notre amie Janine, dont c'est le premier jour de voile sous les Tropiques.&lt;br /&gt;Les moteurs coupés, nous descendons à un modeste cinq noeuds jusqu'au charmant mouillage de Marigot Bay, dont nous voulons épater Janine. Nous nous y amarrons sans problème à une bouée libre en milieu d'après-midi, avant de partager un agréable repas que Twiggy est allé chercher dans un restaurant voisin. Un steel band joue dans un des bars-dancings derrière nous, mais ou bien il s'arrête très tôt, ou bien le son ne pénètre pas dans nos cabines, car nous dormons comme des bûches jusque bien après le lever du soleil.&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-WQ4L8xfEHL4/TwhXUbC0anI/AAAAAAAABdY/XCzgFX7_yrs/s320/plage%2Bmarigot.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694897737178573426" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#0000ee;"&gt; &lt;/span&gt;Je pique une tête à l'eau en me levant sous un ciel presque sans nuages et nage jusqu'à la barre de sable qui ferme à moitié l'entrėe de la baie, où je cause quelques minutes avec les pilotes des taxis d'eau desservant les deux rives. Quand je remonte à bord, le déjeûner est prêt, tout le monde sur le pont. Moris et moi partons en annexe passer la douane, prendre des dollars EC (monnaie commune des Antilles anglaises) au guichet de la banque et faire quelques courses complémentaires.&lt;br /&gt;C'est dans le calme plat que nous filons vers le sud, d'abord sous le vent de Sainte-Lucie puis celui de Saint-Vincent, jusqu'à l'étroite et profonde anse de Wallilabou et ses références ciné-flibustières.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-192629894773866798?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/192629894773866798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=192629894773866798' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/192629894773866798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/192629894773866798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/12/re_12.html' title='Retour au bercail'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-26GPoGnOuac/TwhWdh86gEI/AAAAAAAABdM/tMIeEPrdBVE/s72-c/wallilabou.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-926376102203692019</id><published>2011-12-03T04:56:00.010-05:00</published><updated>2011-12-03T05:47:55.897-05:00</updated><title type='text'>Gaîtés parisiennes</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Belle soirée bien parisienne mercredi, rue Monsieur-le-Prince à deux pas du Luxembourg. C'était l'ouverture du 5e festival "Proche Orient - que peut le cinéma" que notre amie Janine Halbreich Euvrard organise tous les deux ans contre vents, marées et contretemps et auquel nous contribuons avec grand plaisir à la mesure de nos moyens -- au même niveau que les émirs de la Ligue arabe, paraît-il, mais bof. Est presque émir qui veut, de nos jours!&lt;br /&gt;Comme il se doit dans ce quartier branché de l'Odéon, ça démarrait en face du cinéma dans un pub irlandais très "atmosphère" qui jouait du Leadbelly et du Joan Baez en sourdine. Nous étions les premiers arrivés, j'ai pris une Harp, Azur un cognac, et un beau Berbère dans la jeune quarantaine s'est pointé à notre table: "Vous avez vu Janine?" C'est le cinéaste dont le film inaugurait l'évènement, Nabil Ayouch.&lt;br /&gt;Notre amie a débarqué dix minutes plus tard, suivie de son ex-ex (puisqu'ils revivent ensemble) Michel Euvrard, du photographe "officiel" Frédé (militant CGT de son métier), du co-animateur du festival Dominique Vidal (ancien patron de Janine au Monde Diplomatique), &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-SwAEmHy5CIk/Ttn9BI09d5I/AAAAAAAABak/LfJNhaYpyIw/s320/shahid.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681850600895903634" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 280px; height: 185px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;de la costaude et fascinante ambassadrice de la Palestine à l'Union européenne Leila Shahid, de la patronne du cinéma Anne Vaugeois (bien française malgré son nom), etc.&lt;br /&gt;En vingt minutes, l'endroit se peuplait d'une faune germano-pratine de gauche mâtinée de journalistes, où tout le monde parlait haut sans paraître entendre personne, tandis que champagne et bordeaux arrosaient grignotages, pizzas au thon et salade maghrébine. Janine nous a prėsentés à un peu tout le monde jusqu'à ce qu'il soit temps de traverser la rue pour plonger au fond des entrailles du ciné "Trois Luxembourg" -- quatre escaliers à pic, je m'attendais presque à me retrouver dans les catacombes de Lutèce.&lt;br /&gt;La petite salle était remplie à quelques fauteuils près, et la séance commençait par la projection vidéo du "Sout al Horeya", cet hymne de la révolte égyptienne de février que j'avais tout bêtement repiqué de YouTube sur un DVD. Applaudissements nourris de ceux qui comprenaient l'arabe, polis des autres -- nous avions négligé de sous-titrer en français. Curieux comme, à dix mois d'intervalle, ça redevient pertinent et émouvant, face à ce qui se passe de nouveau Place Tahrir...&lt;br /&gt;Le premier film, un court-métrage, mettait en scène un Palestinien et son fils venus revoir, après des décennies, leur village d'origine devenu musée archéologique à ciel ouvert. Une séquence extraordinaire: pendant plus de cinq minutes, le père est suivi pas-à-pas le long de la route déserte par la voiture des soldats israéliens qui viennent de l'expulser du site, une 4X4 à la grille agressive qui gronde et rampe dans la poussière comme un grand fauve. Hallucinant et presque insupportable.&lt;br /&gt;Le film principal "My Land" de Nabil Ayouch est aussi un documentaire, plus long et plus complexe. Le cinéaste, mi-juif, mi-marocain, a eu l'idée étonnante et efficace de montrer à des Israéliens dans la vingtaine, pour obtenir leurs réactions, des entrevues qu'il a tournées avec de vieux réfugiés palestiniens parqués dans les camps libanais, chargés de la douleur de l'exil et des regrets du pays perdu, dont ils évoquent éloquemment les couleurs, les saveurs et les parfums de soleil, d'olivier et de jasmin. Les réactions sont aussi variées qu'imprévues, avec comme seul point commun une invraisemblable ignorance (parfois même indifférence) des jeunes Israéliens vis-à-vis leur propre histoire.&lt;br /&gt;Azur, en particulier, a été émue et interpellée par la dimension humaine, émotionnelle, que cette approche donne à un conflit dont on ne voit habituellement que des images de violence guerrière, dont on n'entend que des discours politiques. Le débat qui a suivi traduisait bien cet aspect inédit, notamment à travers les échanges entre la Palestinienne Leila Shahid et Yael ben Yefet, une des animatrices du massif mouvement contestataire israélien de l'été dernier.&lt;br /&gt;Le volet plus personnel de la soirée était pour nous le lancement informel de mon pamphlet "Refaire le monde", une cinquantaine de pages dont une centaine d'exemplaires imprimés à la va-vite chez un photocopieur du Quartier Latin ont été distribués par Janine et ses collègues aux personnalités présentes, dans l'espoir de susciter un intérêt menant à une publication plus officielle.&lt;br /&gt;Après avoir pensé faire la ronde des éditeurs parisiens manuscrit en main, des conversations avec les Euvrard et quelques autres m'ont en effet lancé dans une tout autre direction. J'ai choisi une approche "virale", parlant et faisant parler du texte par mes copains ici et là, et faisant circuler des exemplaires dans les milieux intellectuels, littéraires et journalistiques qu'ils fréquentent. Entre autres, Janine va le faire lire à son ami Stéphane Hessel, auteur du spectaculaire et imprévu succès de librairie "Indignez-vous!", et une représentante du mouvement français des "indignés" qui était présente mercredi m'a déjà contacté. On verra bien.&lt;br /&gt;Je suis allé manger il y a une dizaine de jours avec un vieux copain et complice de l'époque de Michel Cartier et de ViaNet, Jean-Michel Billaut. L'ancien directeur de l'Atelier de la Cie bancaire et "Monsieur Internet" français a perdu une jambe et s'est mis au vert dans son village près de Montfort-L'Amaury, mais il n'a rien abandonné de sa verve ni de son énergie.&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-Ny0hwgnwiWQ/Ttn7UpSM5rI/AAAAAAAABaA/6Yy8M81SAXo/s400/billaut.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681848737002743474" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;En déjeunant d'une solide potée au chou dans son auberge favorite, nous avons brassé une tonne d'idées et de projets, du simple et réaliste au farfelu le plus échevelé, comme dans le bon vieux temps. Il me recommande de miser sur le virtuel pour répandre mon pamphlet: publication sur Internet en e-book, site Web, page Facebook, réseau Twitter, appel ouvert aux traductions dans une flopée de langues... Tentant, mais ai-je le courage de m'embarquer là-dedans à fond? Ça ferait un drôle de chambardement dans notre rythme de vie bohémien-pépère!&lt;br /&gt;Le même soir, retrouvailles avec un autre camarade des années '80, Jean-Claude Quiniou, dans son douillet appartement de la rue de Buci. L'ancien critique du Parti communiste en matière de technologies a encore un peu vieilli depuis notre dernière rencontre, et j'ai l'impression que sa mémoire courte n'est plus ce qu'elle était. Nous avons donc passé le gros du temps à échanger des souvenirs d'enfance et de jeunesse, entrecoupés de nouvelles sur nos vieilles connaissances communes. Sa compagne Ghislaine et leur fils Mathieu sont passés en coup de vent, entre un cours d'université et une réunion militante, changeant complètement le ton et le tempo de la conversation...&lt;br /&gt;Pour le reste, nous avons retrouvé avec plaisir les amies Gisèle Maia et Janine Chapon, revisitant avec la première un de nos restos chouchous du Bd Saint-Germain, Vagenende, et entraînant la seconde au fond du XVe arrondissement, Porte de Vanves, pour le fabuleux couscous du Caroubier.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-cr1o0jD95N0/Ttn7mcgyqYI/AAAAAAAABaM/98sxXGOxEDE/s320/caroubier.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681849042811922818" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 192px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt; Quant à l'ancien Montréalais Hervé Fuyet et à sa fille Peggy, ils ont eu droit à une autre de nos traditions gourmandes, la choucroute "formidable" de Terminus Nord, en face de la gare du même nom.&lt;br /&gt;Il fallait bien aussi jouer un peu aux touristes, surtout que j'étrennais ma dernière folie photographique, le superbe reflex a77 de Sony avec ses 24,3 millions de pixels, son viseur électronique dernier cri, son écran orientable et ses zillions de fonctions -- y compris la vidéo HD, dont je ne suis pas sûr qu'elle va me servir.&lt;br /&gt;Ça s'est traduit par une série de virées en autobus dans tous les coins de Paris (le temps a été plutôt clément pour la saison), y compris la grimpette sur la Butte en Montmatrobus, et la descente à la nuit tombante des Champs Élysées, &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-H2h6K0ynb5s/Ttn76V9CYrI/AAAAAAAABaY/1LRlHsjMoUM/s320/champ%2527s.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681849384648729266" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 192px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;tout pimpants de leurs nouvelles décorations lumineuses pour les Fêtes, le tout culminant dans un cérémonial digestif accompagné de marrons chauds (achetés sur le trottoir en face) dans ce temple intello qu'est Les Deux-Magots à Saint-Germain des Prés.&lt;br /&gt;La bonne nouvelle ultime, c'est que nous aurons une agréable compagne pour naviguer sur le Bum chromé à partir de la semaine prochaine. La vieille amie d'Azur Janine Chapon a décidé de venir avec nous en Martinique jusqu'à Noël.&lt;br /&gt;Les prochaines nouvelles vous proviendront donc du ponton 6, Marina du Marin!&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-926376102203692019?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/926376102203692019/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=926376102203692019' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/926376102203692019'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/926376102203692019'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/12/gaites-parisiennes.html' title='Gaîtés parisiennes'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-SwAEmHy5CIk/Ttn9BI09d5I/AAAAAAAABak/LfJNhaYpyIw/s72-c/shahid.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-7285646133841177767</id><published>2011-11-11T04:48:00.007-05:00</published><updated>2011-11-11T13:04:38.570-05:00</updated><title type='text'>Elle est à toi, cette chanson…</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;Nous avons échappé de justesse aux pluies diluviennes qui ont pratiquement noyé le Sud de la France cette dernière dizaine de jours. Cela avait débuté le week-end de la Toussaint, Montpellier et sa région étaient placés sous "alerte orange" qui allait devenir "rouge" trois jours plus tard: risque, puis certitude d'inondation.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Effectivement, mercredi, Jour des Morts, est arrivé le premier déluge, de toute beauté. Installé sur mon balcon, je contemplais un rideau gris tellement opaque qu'il ne laissait voir que les premiers pins et cyprès et quelques reflets orangés des toits de tuile des terrains voisins. De temps à autre un éclair bleuté le transformait en un mur de verre dépoli d'un blanc ruisselant. Avec comme fond sonore le crépitement continu et puissant des gouttes sur le pavé, fréquemment rythmé par des roulements de tonnerre. Puis le vent s'est mis de la partie, de fortes bourrasques lançant soudain des ondées puissantes qui balayaient la terrasse et venaient me tremper les jambes en quelques secondes, jusqu'à ce que je me décide à rentrer.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après un léger répit le lendemain, on annonçait pire pour vendredi, jour de notre départ pour Paris. La journée a commencé par une violente averse, détrempant en bourbier ocre le stationnement de l'immeuble, en cours de repavage. Heureusement, ça s'est calmé peu après midi, juste comme nous devions trimballer nos valises à travers ce chantier jusqu'au taxi qui allait nous emmener à la gare, elle-même en travaux. Ouf!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans le TGV, pas grand monde, le confort d'un compartiment à quatre rien que pour nous. Et même personne à faire la queue au wagon-resto où j'allais chercher le sandwich chaud et le pan bagnat au thon qui nous serviraient de lunch. Pendant que nous grignotions, j'ai jeté un regard par la fenêtre... et j'ai eu un choc. On ne voyait rien dehors qu'une tapisserie d'eau blanche sculptée en étranges tresses, causées sans doute par les 280 km/h de la vitesse du train. Comme si nous nous étions trouvés dans une sorte de sous-marin supersonique de science-fiction. Un requin ou un dauphin se serait mis le nez dans le hublot que je n'en aurais pas été autrement surpris. Cela a duré une grosse demi-heure, puis ça s'est arrêté brusquement et le paysage est réapparu. À l'arrivée à Paris, le ciel arborait son gris habituel, mais le pavé était sec, nous donnant l'impression que tout cela n'avait été qu'un rêve un peu bizarre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La semaine précédente avait été celle de Brassens. C'était son 90e anniversaire de naissance le 22, même jour que le mien... et le trentième de sa mort une semaine plus tard. Non seulement nous nous trouvions tout près de sa ville natale de Sète et du village de l'Hérault où il a vécu ses dernières semaines, mais la télévision française avait programmé à peu près tous les jours une série d'émissions-souvenirs de Brassens chantant, de Brassens interviewé, d'une foule de parents et amis contant leurs anecdotes sur Brassens et d'une brochette d'artistes de toutes les générations chantant Brassens.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La meilleure aura été un téléfilm ("Le mauvais sujet...") reproduisant la jeunesse du poète, depuis ses années de collège à Sète et son arrestation pour de petits larcins jusqu'à ses débuts réticents sur scène Chez Patachou à Montmartre (auxquels Azur avait assisté). En passant par la montée à Paris chez sa tante puis chez "la Jeanne" et son mari Marcel (l'"Auvergnat" de la chanson), le camp de travail en Allemagne, la collaboration avec les anarchistes libertaires, enfin la rencontre de la femme de sa vie, "Pupchen". Le tout rendu crédible et attachant par un comédien, Vincent Rideau, qui s'identifiait au personnage physiquement et émotivement de façon hallucinante.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour continuer dans la même veine, nous avons découvert un autre Auvergnat -- gourmand, celui-là -- qui fait sans doute le meilleur boudin noir à l'aligot de Paris. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-ss84CHHeKBY/Trz3JuvSXQI/AAAAAAAABZ4/V9jqAxq0mdc/s400/bougnate.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5673681377117232386" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;C'est un étroit restaurant à l'ancienne, La Bougnate,  improbablement situé rue Germain-Pilon, à deux portes du Moulin Rouge et du pire clinquant attrape-touristes de Pigalle. Accueil par une patronne joviale qui nous traite comme de vieux habitués. En entrée, nous avons partagé une moëlleuse (et plantureuse) terrine de queue de boeuf en gelée. Azur a ensuite attaqué une gigantesque joue de boeuf presque fondante dont elle a dû laisser plus de la moitié, tandis que j'engloutissais la majeure partie d'un boudin charnu, cuit juste à point, qui devait faire trois-quarts de livre sans compter la montagne d'aligot bien élastique. Sur quoi le mari de la patronne nous a sorti une prune artisanale du Cantal à vous brûler le gosier. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Notre voisin de table était Michou, mythique patron homosexuel d'un cabaret demi-centenaire de Montmartre, avec qui mon ex-Parisienne de femme a échangé des pelletées de souvenirs communs de l'époque Saint-Germain-des-Prés. Avec promesse d'aller lui rendre visite un de ces soirs, rue des Martyrs.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'Ambassade d'Auvergne est sans doute plus chic et plus renommée, mais côté saveur et ambiance authentique, pas de comparaison. La Bougnate, ça s'appelle "revenez-y"!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En parallèle à tout cela, je me suis lancé dans un projet un peu quichottesque inspiré par la saga des "indignés" et par le petit livre passionné de leur inspirateur, Stéphane Hessel. Je reprends dans un court pamphlet d'une quarantaine de pages les notions développées dans mes échanges de courriel avec plusieurs amis depuis le début de l'année, en les combinant avec le thème de base de mon projet d'"infocratie" (qui traînait dans les tiroirs depuis le milieu des années '90).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'idée maîtresse est qu'entre la chute du communisme il y a vingt ans et l'évident échec de la démocratie capitaliste à résoudre la récente crise financière et à réduire les grossières injustices dans les pays en développement, les révoltes du "printemps arabe" et des divers "indignados" du reste du monde se retrouvent sans une idéologie crédible, "sans carte ni boussole" pour se structurer en vraies -- et nécessaires -- révolutions.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ça s'intitule donc "Refaire le monde" et se présente comme un appel aux "indignés créateurs" de toute la planète pour qu'ils s'attèlent d'urgence à repenser une nouvelle structure politique, sociale et économique mieux adaptée au monde informatisé et globalisé d'aujourd'hui et de demain, afin de répondre aux désirs souvent informes mais fortement exprimés des peuples en rébellion contre l'ordre actuel.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le texte est écrit, en grande partie peaufiné et mis en pages; après l'avoir fait circuler chez mes copains, je profite du passage ici pour voir divers éditeurs, surtout "de gauche", qui pourraient le publier. On verra bien...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le Bum chromé devra nous attendre quelques jours de plus en Martinique, car nous allons traîner un mois entier à Paris. Le Festival du cinéma palestinien de Janine Euvrard, auquel nous avons promis d'assister, se tient début décembre et non en novembre comme nous l'avions cru. Mais les nouvelles du bateau sont bonnes: Raymond a fait gratter les coques qui, contrairement à ce que prétendaient des critiques experts, demeurent en excellent état après plus de deux ans d'application de l'antifouling Metaleau à base de cuivre. Dommage que la société qui l'avait inventé ait coulé dans la tempête financière, mais du moins son produit survit.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous avions prévu naviguer avec des invités en décembre, mais tour à tour Claude Aubin et Cécile, puis Mistouf et Yveline ont dû se décommander. Y'a pas d'autres candidats?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-7285646133841177767?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/7285646133841177767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=7285646133841177767' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7285646133841177767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7285646133841177767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/11/elle-est-toi-cette-chanson.html' title='Elle est à toi, cette chanson…'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ss84CHHeKBY/Trz3JuvSXQI/AAAAAAAABZ4/V9jqAxq0mdc/s72-c/bougnate.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-5440900616334054766</id><published>2011-10-06T14:08:00.005-04:00</published><updated>2011-10-06T15:41:18.741-04:00</updated><title type='text'>En deuil de souvenirs</title><content type='html'>&lt;div&gt;J'allais me coucher à deux heures ce matin quand l'alerte de CNN est venue sur iPad interrompre ma lecture de Libé: "Apple annonce le décès de Steve Jobs." Le choc. Et la vague de souvenirs qui déferle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La première fois, c'était à la fin 79, l'équipe plutôt hippie du "Dr Dobbs Journal" (un mensuel anarcho-technique auquel je collaborais à l'occasion) m'avait entraîné dans une "garden party" rituelle du samedi soir dans le jardin d'un des patrons d'Atari, à Redwood City ou Palo Alto, au coeur de ce qui était tout juste devenu Silicon Valley. Une de ces fêtes où les techies se rencontraient alors pour échanger avec insouciance tous leurs secrets industriels, dans la ferveur innocente des débuts de la micro-informatique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Jobs était là avec deux ou trois de ses gars, impatient de nous faire voir sur Apple II la version bêta du langage Logo de Seymour Papert. Découvrant que j'étais un des rares étrangers présents et surtout que j'arrivais du premier "Congrès informatique mondial" de Paris (organisé et présidé par Giscard d'Estaing en personne), il m'a bombardé de questions sur l'évolution de la micro-informatique et surtout de la télématique naissante en Europe. À la fois étrangement naïf et curieux de tout. La soirée se prolongeant dans la nuit à coups de margaritas et de joints monstrueux, j'avoue que j'en ai ensuite perdu des bouts.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous nous sommes recroisés brièvement sur un plan purement professionnel lors des grandes foires électroniques du début des années 80 à San Francisco, Chicago ou Las Vegas. Puis à Toronto en 83, si ma mémoire est bonne, pour le somptueux lancement du Lisa, précurseur raté du Macintosh.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La dernière fois que je l'ai vu, c'était plus longuement, à l'automne 1985 dans son bureau de PDG face à l'entrée du nouveau QG d'Apple à Cupertino. Le rendez-vous avait été pris de Montréal par Catherine Viau de Via-le-Monde, pour une entrevue dans le cadre de la mini-série "le Défi mondial" animée entre autres par Peter Ustinov. Il n'avait donc aucune idée de qui j'étais, mais en me voyant, il a froncé les sourcils, cherchant dans sa mémoire: "On se connaît, non?".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il paraissait tendu, malgré les jeans, sandales et chemise ouverte et la pose nonchalante, une fesse juchée sur le coin de son bureau. J'ai su quelques jours plus tard que nous l'avions dérangé en plein milieu de la bagarre corporative qui allait se terminer par son brusque départ d'Apple.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais une fois lancé dans l'entrevue, il a mis ses soucis de côté pour nous offrir une de ses brillantes performances de visionnaire, moins sur l'avenir des technologies en soi que sur leur futur impact socio-culturel (avec comme thème l'ordinateur comme bicyclette pour l'esprit). Du gâteau pour l'émission, jusqu'à ce que notre technicien du son, Osvaldo Montes (également compositeur de la musique de la série -- et des bandes sonores de films de Gilles Carle et Léa Pool) nous interrompe pour lui demander: "Le synthétiseur Kurzweil à l'entrée, on peut l'essayer?" - "Tu sais jouer, au moins?"&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une minute plus tard, nous voilà dans le hall, Osvaldo tanguant au clavier le long du mur, nous à la table de ping-pong qui occupait le centre de la pièce, en compagnie du "Frenchie de service", Jean-Louis Gassée (président d'Apple France), que Steve avait appelé sitôt qu'il m'avait su francophone. L'entrevue, oubliée. On l'a terminée un jour ou deux plus tard dans le décor plus formel du campus de Stanford...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Salut, Steve, tu étais un des grands innovateurs et surtout des principaux propagateurs de la révolution de l'information. Mieux encore, une preuve vivante que l'imagination et la passion peuvent vraiment refaire le monde.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Changement de registre. Hier soir, dernier débat à la télé de la campagne des "primaires" socialistes. Un niveau impressionnant de maîtrise des faits, d'éloquence et de courtoisie chez les six candidats, malgré quelques vifs échanges. À ma surprise, ça m'a obligé à changer d'avis sur au moins deux points.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne croyais absolument pas à cette idée de "primaire nationale" pour choisir le candidat de la gauche à l'élection présidentielle du printemps prochain. Hé bien, c'est un indéniable succès à tous les niveaux. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un, ça intéresse clairement les gens, dont j'aurais cru qu'ils en avaient soupé des chicanes politiques. Pas du tout, ils étaient cinq millions ou plus à suivre chacun des trois débats, et on les entendait les commenter en long et en large le lendemain dans le bus ou le tramway.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Deux, ça a permis aux socialistes -- et à la gauche en général -- d'occuper pendant un mois tout l'espace médiatique pour développer ses thèses et ses critiques du régime de droite, sans que ce dernier puisse contre-attaquer efficacement et sans que les groupes de pression, omniprésents aux USA dans les primaires, osent faire dévier le débat à leur profit.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et trois, le climat de grande civilité dans lequel tout ça s'est déroulé a permis à chacun des concurrents de se montrer sous son meilleur jour, contrairement aux primaires américaines, où tous les coups sont permis et dont tous les participants sortent éreintés sinon démolis.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ma deuxième volte-face s'est faite sur ma perception des candidats eux-mêmes. Au départ, j'étais sympathique au plus "gauchiste" du peloton, Arnaud Montebourg, et prêt à me rabattre sur François Hollande comme solution "utile" pour l'emporter au printemps. Après hier soir, j'en viens à la conclusion que si Président il doit y avoir, c'est la bagarreuse et réaliste Martine Aubry qui est la plus apte à occuper le poste. Au fil des échanges, il m'est apparu que Montebourg, tout sincère et intelligent qu'il soit, n'est pas prêt à faire face à la musique, et que Hollande soit n'a pas le "punch" nécessaire pour affronter Sarkozy, soit a manqué de jugement en faisant profil bas hier soir parce qu'il croyait la bataille gagnée d'avance. Il se pourrait bien qu'il en paie le prix.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De toute façon, ni Azur ni moi ne pourrons voter, car nous sommes inscrits sur les listes électorales françaises non ici à Montpellier, mais à Montréal...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-5440900616334054766?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/5440900616334054766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=5440900616334054766' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5440900616334054766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5440900616334054766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/10/en-deuil-de-souvenirs.html' title='En deuil de souvenirs'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-5639560824079762443</id><published>2011-10-02T06:23:00.001-04:00</published><updated>2011-10-02T06:24:54.331-04:00</updated><title type='text'>La France a (pour l'instant) un Sénat!</title><content type='html'>&lt;div&gt;Un détail que j'oubliais hier dans l'émotion des retrouvailles: la France a découvert brusquement ce samedi 1er octobre qu'elle avait un Sénat. Et un Sénat qui peut être autre chose qu'un reliquat bizarre d'époques révolues, et qui même pourrait éventuellement servir à autre chose qu'à emmerder le peuple.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme, par exemple, à emmerder le Président de la République...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cette découverte, comme tant de choses ici,  a été à la fois purement fortuite et l'aboutissement d'un long processus tarabiscoté qui n'intéressait personne ou presque. C'est l'effet d'un de ces paradoxes hexagonaux qui me fascinent (et qui énervent suprêmement mon frère Antoine). Comment un pays aussi ancré dans les grands principes peut-il être en même temps soumis aux caprices de la mode, comment un pays si profondément enraciné dans une longue histoire dont les monuments lui crèvent partout les yeux peut-il vivre tellement dans l'excitation du moment présent qu'il en oublie des évènements majeurs de la semaine dernière?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quoi qu'il en soit, il aura fallu pour cela qu'un impensable (pourtant d'une absolue logique) se produise, que le Sénat depuis toujours arrimé à droite bascule à gauche et qu'en conséquence un personnage quasi transparent dont le nom même était inconnu il y a huit jours, Jean-Pierre Bel, se trouve en situation de succéder à Nicolas Sarkozy comme chef de l'État. Tout à coup, les journaux et les chaînes de télé ne parlent plus que de ça, alors qu'hier encore elles ne mentionnaient le Sénat que dans les rubriques nécrologiques -- les Sénateurs ayant la charmante habitude de le demeurer jusqu'à leur mort -- ou en tant que voisin d'un parc magnifique et d'un musée remarquable (ceux du Luxembourg, bien sûr).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais en y pensant bien, ce Sénat, la France l'aura oublié dans huit jours, pour peu que DSK fasse de nouveau des siennes ou que l'équipe nationale oublie la honte des Tonga pour battre la Perfide Albion au rugby...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-5639560824079762443?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/5639560824079762443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=5639560824079762443' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5639560824079762443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5639560824079762443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/10/la-france-pour-linstant-un-senat.html' title='La France a (pour l&apos;instant) un Sénat!'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-424356291594886172</id><published>2011-10-01T10:55:00.001-04:00</published><updated>2011-10-01T10:58:17.061-04:00</updated><title type='text'>Retrouvailles</title><content type='html'>&lt;div&gt;Le retour à Montpellier est marqué d'un plaisir inattendu. Après trois ou quatre jours de cocooning, question de rattraper le décalage horaire, je cherche sur Internet un nouveau resto pour varier notre ordinaire et je tombe sur "les Jardins de Saint-Jaumes", cantine haut de gamme d'une résidence de charme pour retraités, dans un coin perdu du côté des Universités. Et surtout sur le nom du chef, Pascal Mathias dit "Mistouf". Un coup de fil me confirme qu'il s'agit bien de notre vieux complice gastronomique de l'Arboisie (mythique restaurant de "poisson sauvage" face à la Gare St-Roch), perdu de vue depuis au moins trois ans.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le tram bleu nous dépose à côté du Stade Philippidès, d'où le GPS de mon iPhone nous fourvoie à l'autre bout de la rue du Faubourg St-Jaumes. Après un kilomètre de trop et deux interrogations de passants compatissants, nous arrivons devant un bel hôtel particulier niché dans un jardin clos. À peine avons-nous gravi les trois premières marches du porche que nous entendons une galopade accompagnée d'une voix reconnaissable entre toutes: "C'est pas vrai, mais c'est pas vrai! Bourricot!" Et cette espèce de gnome chauve au sourire plus large que sa trogne se pend à nos cous et nous entraîne à la cuisine, où sa femme Yveline -- qui n'a pas changé non plus -- s'affaire aux entrées et aux desserts.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Deux minutes plus tard, nous voici attablés à la jolie terrasse derrière la résidence, Azur avec un americano ("Tu vois, j'ai pas oublié comment tu les aimes"), moi une bouteille de pastis artisanal ("Tu te sers tant que tu veux, mon chéri"). Et presque aussitôt une mise en bouche de purée de pois mange-tout parfumés à l'orientale à côté de minuscules puces de mer sautées. Suivront évidemment la géniale entrée onctueuse de Mistouf qui lui avait valu dans le temps les honneurs du Gault &amp;amp; Millau, la "brandade de morue en robe cardinal", puis des saint-jacques demi-cuites et des encornets presque moëlleux avec un petit soufflé jardinier. Le bonheur.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et sitôt les dernières clientes expédiées (deux charmantes locataires de la maison qui s'arrêtent un moment à notre table, curieuses comme des pies), Yveline et Mistouf viennent s'asseoir pour boucher les trous de trois années de séparation. Pendant que nous baguenaudions entre les Grenadines, le Danube, Miami et Barcelone, elle restait sur le front de mer de la Grande-Motte tandis que lui passait un an à Shanghaï. Oui, ils sont toujours aussi écolos et copains avec José Bové, oui, nous avons toujours le Bum chromé en Martinique (ils viendront peut-être nous y rejoindre à Noël), non, elle n'a pas cessé de fumer, oui, ils ont porté le deuil de l'ancien maire socialo-iconoclaste-grande gueule Georges Frêche qui était un habitué de l'Arboisie, etc.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La veille, comme les bonheurs ne viennent jamais seuls, nous avions retrouvé sur la Place de la Comédie notre guitariste de rue algéro-flamenco préféré, Fethi, toujours barbu, plus mince et dans une forme resplendissante. Ça s'est fêté autour d'une bonne crêpe aux endives sur une terrasse voisine. Et deux jours plus tôt, Place Jean-Jaurès, le Régis moustachu de la brasserie du même nom, après nous avoir servi deux splendides chaudrons de moules-frites (roquefort et ardennaises) s'était joint à nous au café pour vider une bouteille vert émeraude de verveine du Velay de sa cave personnelle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comment pourrions-nous ne pas aimer Montpellier?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-424356291594886172?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/424356291594886172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=424356291594886172' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/424356291594886172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/424356291594886172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/10/retrouvailles.html' title='Retrouvailles'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-7690198541091669856</id><published>2011-08-09T23:16:00.002-04:00</published><updated>2011-08-09T23:19:57.960-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div&gt;Je reprends le blogue, le temps de lancer une campagne pour que "l'Homme de l'année 2011" de Time Magazine soit Tarek Mohamed Bouazizi, surnommé Besbouss, de Sidi Bouzid en Tunisie. Qui ça? me diront les mémoires courtes. Ce jeune chômeur et vendeur à la sauvette, en s'immolant par le feu sur la place de son coin perdu du Maghreb, a déclenché le phénomène de loin le plus significatif de l'année en cours, possiblement de la décennie. Il serait génial et fortement symbolique qu'un véritable héros (même involontaire), issu du petit peuple d'un petit pays et n'ayant pas hésité à payer de sa personne, soit reconnu plutôt qu'une de ces personnalités du monde "avancé", souvent ambiguës et toujours hypermédiatisées et gonflées d'ambition personnelle, qu'on s'obstine à glorifier chaque année. Pour plus de détails sur Bouazizi, voir l'article de Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Bouazizi).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il est vrai que son sacrifice a eu lieu en décembre 2010, mais d'une part, il est décédé le 4 janvier 2011, ce qui le rend techniquement éligible; d'autre part c'est cette année que son geste a eu tout son impact. Non seulement en servant de déclencheur et d'icone inspiratrice au "printemps arabe", mais en insufflant à d'autres peuples floués par leurs politiciens au bénéfice des puissances financières le courage d'entreprendre des manifestations massives et prolongées dont un thème majeur, inédit à cette échelle depuis au moins 1968, est la légitimité même des gouvernements en place.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voici les grandes lignes que j'envisage à l'"Opération Besbouss". En premier lieu, que ceux que ça interpelle forment un "comité de campagne" virtuel et international, auquel nous inviterons à se joindre tous les personnages de poids auxquels nous pouvons avoir accès: femmes et hommes politiques, syndicalistes, intellectuels de renom, chefs religieux (mais oui, pourquoi pas?), journalistes, écrivains et artistes, etc. Nos amis qui ont des contacts dans le monde arabe et musulman pourront essayer d'y trouver des partenaires influents, capables de susciter une vague publique de soutien à l'initiative. Dans un second temps ou en parallèle, il faudra mettre sur pied un site Web, une page Facebook, un blogue, une liste de distribution, etc. pour donner à la candidature le plus de visibilité possible et susciter des adhésions populaires. La troisième phase consistera à utiliser les médias traditionnels et numériques, les tweets, le courriel, des pétitions virtuelles ou réelles pour bombarder Time Magazine d'interventions de toutes sortes et de toutes provenances en faveur de la candidature.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'idée derrière cette action est moins de porter aux nues un individu que de mettre en évidence les aspects populaires, citoyens et spontanés du mouvement qu'il a déclenché. Que cela se fasse par la voie d'un des organes de presse les plus représentatifs des élites "mondialisantes" en place ne fait qu'ajouter du piment à l'affaire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour le reste, rien de bien extraordinaire dans nos vies. Nous sommes toujours à Montréal, dans le confort de notre résidence pour "retraités actifs". Nous avions l'intention d'aller au spectacle de la Saint-Jean au Parc Maisonneuve tout près, mais il tombait des clous le soir du 24 juin, si bien que nous avons regardé le show (très bon, Charlebois en forme et Claude Gauthier émouvant dans "le Plus beau voyage") à la télé.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Deux ou trois saucettes dans l'ambiance du Festival de jazz, toujours aussi joyeusement animé mais un peu raide pour les vieilles jambes, avec tous ces travaux de voirie du côté de la Place des Arts, Plusieurs spectacles sympas sur les scènes externes, mais pas de grande découverte; un bon récital à la Place des Arts, la chanteuse Ana Moura, qui combine fado et jazz de manière intéressante.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quelques jours plus tard, après un verre au Cherrier -- c'est vrai qu'on a vieilli, y'a pratiquement plus personne de notre "gang" --, spectacle genre boîte à chansons au P'tit Bar voisin. Une atmosphère qui rappelait notre jeunesse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Shirley, la veuve de Robert Belaye, a débarqué de son Sainte-Lucie natal pour un mois à Montréal et Toronto. Elle en a profité pour venir prendre un verre et manger à la maison avec sa soeur et trois copines antillaises -- et je vous jure que ça parlait créole!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La Bourse fait de joyeuses cabrioles, mais cette fois j'avais donné instruction à la banque de nous mettre à l'abri avant que ça ne commence. Ouf.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans l'intervalle, le Bum chromé a été loué en charter pour le Tour de la Martinique des yoles rondes -- sur les photos que nous en avons reçues, il était déguisé en publicité pour la bière Lorraine, un des commanditaires de l'événement! Plutôt rigolo. La course a été interrompue pendant deux jours à cause du passage de l'ouragan Emily, mais ça s'est bien terminé.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Demain, bouffe avec le cousin Claude Aubin et Cécile, et avec Henri Heusdens et Johanne, un vieux de la vieille de tous les bars et discos des années 1960 à 2000. Ça va placotter ferme sur les souvenirs de l'époque!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-7690198541091669856?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/7690198541091669856/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=7690198541091669856' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7690198541091669856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7690198541091669856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/08/je-reprends-le-blogue-le-temps-de.html' title=''/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-5260344850281392301</id><published>2011-06-18T21:12:00.013-04:00</published><updated>2011-06-19T11:54:52.974-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Nous hésitions à rentrer à Montréal dès la mi-juin, mais la seule soirée d'hier le justifiait. Amplement. Près de trois heures magiques à baigner dans la poésie du vieil ami Gaston Miron, interpétée en musique par "12 Hommes rapaillés" animés par un génial mélange de complicité et d'amour des textes.&lt;br /&gt;Ce spectacle était en fait le cadeau d'anniversaire que nous offrions à ma soeur Marie, et nous trouvions sympa de le vivre avec elle et Jean, son compagnon de bientôt trente ans. Trois jours à peine après notre arrivée de Paris, nous nous sommes trouvés tous les quatre devant le foyer du Théâtre Maisonneuve de la PdA, après avoir franchi un espèce de "parcours du combattant" résultant de la juxtaposition des installations en plein air des Francofolies et de travaux majeurs de voirie sur la rue Sainte-Catherine.&lt;br /&gt;Assis à nos excellentes places (3e rangée au centre), nous nous demandions si les attentes suscitées par la version sur disque seraient satisfaites. Dès l'entrée en scène de Michel Faubert avec "La Corneille", tous les doutes étaient levés.La collaboration de Gilles Bélanger et Louis-Jean Cormier pour transposer en chansons notamment de larges extraits du poème-fleuve "la Marche à l'amour" s'avérait non seulement une réussite dans le respect scrupuleux de l'esprit du poète, elle y ajoutait le tour de force de coller à la peau de chacun des artistes tout en dévoilant les multiples facettes de l'homme Miron: le côté sombre de Pierre Flynn (superbe) et de Martin Léon, le romantisme assumé de Richard Seguin et de Daniel Lavoie, la vigueur juvénile de Yann Perreau, la sensibilité de Vincent Vallières et de Jim Corcoran, la voix graveleuse et la ferveur nationaliste d'Yves Lambert devenaient des éléments cohérents d'une seule personnalité complexe.&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-GstZjDEDWBk/Tf1SoToh_tI/AAAAAAAABZk/KC43E9W1nCU/s400/Capture%2Bd%25E2%2580%2599%25C3%25A9cran%2B2011-06-18%2B%25C3%25A0%2B21.34.48.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5619738762446765778" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 276px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Comme il était interdit de prendre des photos, j'ai piqué l'image ci-dessus sur un site des Francofolies ;-\&lt;/i&gt;&lt;div&gt;Le dispositif scénique archi-simple enrichi d'éclairages de couleurs vives, l'enchaînement habile et sensible des chansons, des instrumentations et des voix, la présence et l'interaction presque constantes de l'ensemble des interprètes (imaginez le jeune Vallières chantant avec comme "choristes" Michel Rivard et Daniel Lavoie!) contribuaient une dimension qui hissait le spectacle au-dessus même du niveau déjà remarquable des disques. Quelle soirée!&lt;br /&gt;Jamais ovation debout ne m'a paru plus méritée. Et par deux fois. Nous en sommes sortis à la fois le souffle coupé et envahis d'une grande sérénité, avec l'impression d'avoir plus qu'assisté, participé intimement à un moment mémorable.&lt;br /&gt;En descendant l'escalier vers le hall de la Place des Arts, nous apercevions une partie de la foule qui était venue rendre un dernier hommage à Claude Léveillée dans une salle voisine. Avec l'auteur des "Vieux pianos" et de "Frédéric", décédé lundi juste avant notre départ de France, c'est un autre morceau de notre jeunesse qui disparaît: je l'avais rencontré une première fois à Québec, quand Monique Leyrac présentait sur scène l'extraordinaire disque qu'il avait écrit pour elle avec Vigneault. Puis nous l'avions revu avec sa compagne d'alors, Louise, soeur de Guy Latraverse... qui était alors mon comptable et celui de mon coloc de la rue Lincoln, Christian Larsen. Je me rappelle aussi un spectacle au Saranac, modeste boîte à chansons d'Ahuntsic, où il faisait si froid qu'il jouait du piano portant des gants dont il avait coupé le bout des doigts!&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mais revenons à nos moutons. Le retour de Paris s'était effectué en douceur mardi, avec moins de fatigue et de décalage horaire que d'habitude. Les bagages faits et descendus, nous avions mangé un sushi sur le pouce en face de l'hôtel, puis un taxi sympathique nous avait amenés à travers des bouchons pas trop persistants à l'aéroport Charles de Gaulle. Un nouveau système d'enregistrement s'est avéré très efficace et en un quart d'heure à peine nous nous sommes retrouvés assis au nouveau salon VIP d'Air France.&lt;br /&gt;Une fois à bord, la classe affaire était à moitié vide et nous avons pu nous installer confortablement avec de la lecture, mon iPad (Azur avait légué le sien à sa vieille amie Gisèle) et de la musique pour écouler les sept heures du trajet. J'ai causé un moment avec un jeune voisin qui lisait avec un plaisir évident un article féroce que The Economist a publié sur Berlusconi sous le titre un peu facétieux de "L'homme qui a baisé tout un pays".&lt;br /&gt;Il était 22 h. lorsque nous avons débarqué nos valises du taxi à l'entrée du LUX Gouverneur, derrière le Stade Olympique de Montréal. Heureusement, Lise, notre petite et alerte femme de ménage, avait préparé l'appartement pour notre retour et l'épicier "dépanneur" Sami avait approvisionné le frigo de quelques essentiels. La nouvelle maison nous a paru tout aussi hospitalière que dans nos souvenirs, et nous avons vite fait de nous y ressentir à notre aise...&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-5260344850281392301?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/5260344850281392301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=5260344850281392301' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5260344850281392301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5260344850281392301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/06/nous-hesitions-rentrer-montreal-des-la.html' title=''/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-GstZjDEDWBk/Tf1SoToh_tI/AAAAAAAABZk/KC43E9W1nCU/s72-c/Capture%2Bd%25E2%2580%2599%25C3%25A9cran%2B2011-06-18%2B%25C3%25A0%2B21.34.48.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-7931798057564342928</id><published>2011-06-15T19:44:00.003-04:00</published><updated>2011-06-29T12:35:22.784-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Le dernier séjour à Paris aura été très "parisien", dans le sens social et même mondain du terme. Il a été marqué par des retrouvailles avec de vieux amis, dont trois que nous n'avions pas vus depuis des années.&lt;br /&gt;Nous avons pris le TGV de Montpellier assez tard samedi le 4 (impossible de trouver des places le lendemain, retour des vacances de l'Ascension), après avoir regardé à la télé la Chinoise Li Na battre en finale de Roland-Garros notre favorite et gagnante de l'an dernier, Francesca Schiavone. Décevant pour nous, mais c'était un bon match.&lt;br /&gt;Nous avons donc débarqué du train presque en pleine nuit à la Gare de Lyon, sans dessus dessous pour cause de travaux. Les panneaux de direction temporaires étaient si précis que nous avons échoué au sous-sol, face à un terminus d'autobus, au lieu du poste de taxis sur le parvis à l'étage.&lt;br /&gt;Faute de mieux, nous avons donc hissé nos bagages dans un bus 63 qui nous a déposés à l'Odéon, où nous savions pouvoir trouver des taxis à n'importe quelle heure. Traîner nos valises à travers la foule des fêtards du samedi soir boulevard Saint-Germain nous a curieusement rajeunis, nous ramenant à l'époque de nos premiers voyages en France, quand nous hantions les petits hôtels étudiants du Quartier Latin!&lt;br /&gt;Il était près de minuit quand nous sommes enfin arrivés à notre hôtel habituel (beaucoup plus luxueux, celui-là) de la rue Saint-Didier, près du Trocadéro. Heureusement, le gérant de nuit, qui nous connaît bien, avait gardé la chambre libre, et notre chasseur belge préféré Pascal, promu barman entre-temps, nous a d'autorité servi un bon cognac pour nous requinquer. Mieux encore, on avait déposé dans la chambre la valise de vêtements que nous avions laissée là en consigne il y a plus de six mois, après la croisière sur le Danube.&lt;br /&gt;Dimanche, lunch à la bonne franquette au Pub Kléber tout près, où la patronne est venue nous embrasser comme de vieux amis et nous faire part du décès de son conjoint de plus d'un demi-siècle... que nous ne connaissions ni d'Ève ni d'Adam! Puis repos et re-cognac en regardant "Vamos" Nadal battre, plus difficilement que d'habitude, son éternel rival Federer pour remporter son sixième Roland-Garros.&lt;br /&gt;Lundi, après quelques réticences, Azur m'a accompagné dans un mythique resto de La Villette, "Au Boeuf couronné", temple des belles pièces de viande depuis 1865, quand il voisinait avec les grands abattoirs de Paris, démolis depuis. Nous y attendait la vieille copine Maryse, que nous n'avions pas vue depuis un Noël chez Armande en Martinique, et dont l'appartement de la Place des Fêtes, près des Buttes-Chaumont, nous a plusieurs fois accueillis au cours des décennies. Azur a eu droit à un énorme et tendre rognon de veau, moi à un copieux filet de boeuf béarnaise précédé d'un impressionnant trio d'os à moëlle fondants à souhait.&lt;br /&gt;Mardi, une de nos habituelles balades en bus à travers la grisaille de Paris. Mercredi, séance de bouquiniste (Azur achète le dernier Pivot, mais le lira-t-elle?) et petites courses, pharmacie pour les yeux encore un peu rouges de madame. Quelques coups de téléphone au hasard à des amis un peu perdus de vue, qui nous permettent de reprendre contact entre autres avec nos anciens complices de Forcalquier de 1983-84, le technologue et adjoint de recherche Gérald Dubray de Fresnes et l'ingénieur-écrivain Jean-Claude Quiniou de la rue de Buci, toujours marxiste mais divorcé de son rôle de critique du Parti communiste français en matières d'informatique et de télématique. Plus les incontournables Euvrard de Montparnasse et l'ex-montréalais Hervé Fuyet, maintenant en semi-retraite à Malakoff, d'où il dirige les éditions virtuelles russe et anglaise du quotidien L'Humanité.&lt;br /&gt;Jeudi, flânerie du côté de Saint-Germain et découverte d'un minuscule restaurant que nous ajouterons impérativement à notre liste de coups de coeur. L'Épigramme cache ses cinq ou six tables nappées de rouge dans la petite et étroite rue de l'Éperon, derrière la rue de Seine. Monsieur, anglais, et madame, française, préparent avec amour des classiques de la cuisine bourgeoise "revisités" et allégés: blanquette, coq au vin, pot-au-feu... Et pour finir, une crème catalane parfumée à la menthe et brûlée sous nos yeux comme il se doit.&lt;br /&gt;Vendredi midi, nous retrouvons à l'une de nos grandes tables favorites, le Passiflore de Roland Durand, rue de Longchamp, Janine et Michel Euvrard et Quiniou, immédiatement reconnaissable même si l'âge et la maladie l'ont sérieusement aminci. Manquent à l'appel Fuyet et sa fille karatéka Peggy, qui nous ont fait faux-bond pour un mariage en Allemagne, et Dubray, que je n'ai pu joindre à temps pour lui fournir les détails du rendez-vous. Dommage, mais tant pis.&lt;br /&gt;Le chef Durand nous escorte lui-même à notre place en habitués de marque, ce qui ne manque pas d'impressionner un peu nos amis parisiens. Ils sont encore plus ravis des fines ravioles de homard à l'asiatique qu'on nous sert en entrée, puis des petites mais rondelettes cailles rôties sur lit de mousseline, arrosées d'un fin mercurey dont Quiniou, en particulier, se délecte ostensiblement. Azur est tout heureuse de retrouver sa copine Janine, avec qui elle a développé des "atomes crochus" étonnants, et presque autant de renouer avec un Quiniou que la retraite a visiblement adouci et relaxé depuis nos derniers contacts il y a près de dix ans. Lui qui était toujours à la course, braqué sur ses projets et ses initiatives (notamment les Prix Möbius du CD-ROM qu'il organisait avec sa femme Ghislaine Azémard), se contente de me glisser une épaisse enveloppe de ses derniers écrits, puis se joint à la conversation générale, raconte avec verve des souvenirs de jeunesse et des anecdotes de famille (son fils, philosophe connu, l'a traité publiquement de "dinosaure" ou quelque chose d'aussi flatteur) et discute avec humour les dernières péripéties politico-sexuelles -- affaire DSK oblige! &lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-lxMe3WTP81c/TgtT_1241bI/AAAAAAAABZs/3tx2gAn2z70/s400/passiflore.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5623680915956356530" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 266px; " /&gt;&lt;/span&gt;Nous retrouvons le Quiniou bon copain avec qui jadis, dans notre salon de l'Île des Soeurs, nous chantions à tue-tête du Félix, du Vigneault et du Ferrat assis par terre autour d'une marmite de homards!&lt;br /&gt;C'est avec une vraie surprise que nous découvrons en nous levant de table qu'il est bientôt 16 heures, que nous sommes les tout derniers clients et qu'on est déjà en train de dresser les tables pour le soir... Cela ne nous empêchera pas de nous attarder devant un digestif au bar de notre hôtel avec les Euvrard.&lt;br /&gt;Après un samedi de tout repos, nous traversons de nouveau Paris dimanche midi pour grimper les (durs) escaliers de l'atelier de Pantin où nous devons rejoindre Marine, la fille peintre de nos amis Savonet-Dolonne. Elle nous remet le surprenant tableau que nous lui avions acheté il y a plus d'un an, "Les oiseaux préfèrent marcher", dont les dominantes vert tendre et mandarine lui donnent une atmosphère de rêve éveillé.&lt;br /&gt;Comme (dimanche aidant) la plupart des bouis-bouis du coin sont fermés, nous la convainquons de nous accompagner pour une seconde session au "Boeuf couronné", toujours aussi savoureux. Cette fois, je m'offre un trop abondant tartare, Azur une grillade d'espadon. Avec le même vigoureux Lalande de Pomerol qui nous avait comblés la semaine dernière.&lt;br /&gt;Lundi, veille du départ pour Montréal, nous retrouvons Gisèle Maia chez Wepler, la grande brasserie écaillère de la Place de Clichy. Ces dames règlent son compte dans les règles de l'art à un pantagruélique plateau de fruits de mer, tandis que je me contente de modestes quenelles de brochet (une fois n'est pas coutume). Puis nous passons chez Gisèle, près de la porte de Saint-Ouen, où avec l'aide de son neveu Thierry et malgré les distractions imposées par sa remuante petite-nièce Camille, nous configurons pour Internet et autres apps l'iPad que Marie-José a résolu de lui léguer -- avec la ferme intention de se procurer un iPad 2 dès son retour au Québec.&lt;br /&gt;Somme toute, une dizaine de jours plutôt bien remplis, avec deux seuls regrets. J'aurais bien aimé visiter l'expo Manet au Musée d'Orsay, et voir une pièce intitulée "Que faire?", en référence plus ou moins directe à Lénine, où un vieux couple qui peut-être nous ressemble dissèque l'actualité à coups de citations classiques au Théâtre de la Colline dans le 20e. Une autre fois?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-7931798057564342928?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/7931798057564342928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=7931798057564342928' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7931798057564342928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7931798057564342928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/06/le-dernier-sejour-paris-aura-ete-tres.html' title=''/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-lxMe3WTP81c/TgtT_1241bI/AAAAAAAABZs/3tx2gAn2z70/s72-c/passiflore.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-649068394289389545</id><published>2011-06-01T16:23:00.002-04:00</published><updated>2011-06-01T16:26:57.594-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Retour tranquille en train d'une agréable petite virée du côté de la Canebière.&lt;br /&gt;Nous avions promis à nos deux copains qui vivent dans le coin, Rita Piazza, la soeur de mon très vieil ami François, et Bernard Savonet, de passer les voir avant de repartir vers Montréal. De toute façon, même si nous n'avons pas envie d'y vivre, Marseille demeure une ville fascinante, pleine d'un charme brouillon et d'une vitalité nerveuse, si bien que deux jours là-bas sont loin d'être une pénitence.&lt;br /&gt;L'express de Nice nous a donc déposés en milieu d'après-midi lundi à la Gare Saint-Charles, d'où un taxi nous a emmenés à une allure d'escargot jusqu'au même hôtel que nous avions fréquenté à deux reprises par le passé.&lt;br /&gt;La Résidence du Vieux-Port a été rénovée et modernisée dans l'intervalle, mais en préservant la saveur méridionale qui, ajoutée à un emplacement fabuleux au début du quai qui longe la rive droite du port, la rend irrésistible. Nous nous sommes retrouvés dans une grande chambre claire, toute de blanc, de rouge écarlate et d'ocre ensoleillé, dont la petite terrasse au quatrième étage donnait sur la forêt de mâts de la marina et, plus loin, sur les deux forts et la colline où campe Notre-Dame de la Garde.&lt;br /&gt;Impossible de toucher rapidement Rita, que nous aurions aimé voir en debut de soirée. Elle a fini par nous rappeler, et nous avons pris rendez-vous pour le lendemain soir. Nous sommes donc partis seuls nous balader dans la foule de flâneurs de tous âges le long des terrasses qui encadrent le vieil hôtel de ville, avec un arrêt-pastis (obligé) aux Canotiers, avant de nous rendre à une de nos destinations marseillaises favorites.&lt;br /&gt;La Maison du Pastis est une boutique unique au monde, dédiée à tous les alcools anisés. Fondée il y a bientôt vingt ans par un Belge tombé amoureux en même temps du pastis, de la ville et d'une jolie Marseillaise, elle offre un choix fabuleux de produits artisanaux provenant d'une grappe de villages de la région, mais aussi de Corse et d'Afrique du Nord. Nous en sommes sortis chargés de quelques belles bouteilles introuvables ailleurs, dont un Mazzarini corse, un Boyer aux effluves de réglisse et une absinthe "maison" qui titre au-dessus de 60 degrés d'alcool.&lt;br /&gt;La météo nous promettait de la pluie pour mardi, elle s'est heureusement trompée. Ce qui nous a permis une jolie balade sous un ciel un peu gris avc l'ami Savonet, à travers les vivants quartiers de la cité, en premier lieu le belvédère de la "Bonne Mère", le tout entrecoupé d'une très respectable et copieuse bouillabaisse à la "Cuisine au Beurre", traditionnel resto de fruits de mer nommé d'après un film du tandem Fernandel-Bourvil. Le tout se terminant par un cocktail luxurieux au milieu des vols de moineaux impertinents qui ont élu domicile sur une terrasse de l'Espace Borrely, le long des plages du côté du Prado.&lt;br /&gt;Malheureusement, comme nous nous préparions à rentrer rencontrer la copine Rita, Azur a été prise d'une rougeur et d'une assez vive douleur aux yeux, résurgence d'une infection bactérienne contractée en croisière il y a six semaines et dont elle e croyait débarrassée. Cela a nécessité une descente d'urgence chez un ophtalmologiste où il a fallu longuement faire la queue, puis à une pharmacie ouverte en soirée. Le temps de revenir à l'hôtel, il était trop tard pour voir Rita. On se reprendra au prochain passage, sans doute cet automne...&lt;br /&gt;Prochaine étape à partir de dimanche, une semaine et quelque à Paris avant le retour à Montréal à temps pour la Saint-Jean et le Festival de jazz.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-649068394289389545?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/649068394289389545/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=649068394289389545' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/649068394289389545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/649068394289389545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/06/retour-tranquille-en-train-dune.html' title=''/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-8785491820350266222</id><published>2011-05-27T18:42:00.013-04:00</published><updated>2011-05-28T04:56:12.799-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-tocw2LPbUj4/TeC4iav3pVI/AAAAAAAABZY/tzykM1BXUxM/s1600/rimbaud.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;/a&gt;Avant de grimper dans ma chaire de prêchi-prêcheur, un ou deux plaisants intermèdes. Nous avons entamé mardi avec les Chantefort le jambon "belotta" ramené de la Boqueria de Barcelone, qui trône désormais sur son support de bois au centre de la table de cuisine. Un peu gras, il est cependant d'une douceur fondante marquée de la pointe d'amertume caractéristique qui prouve que l'animal dont il provient a bien été nourri de glands de chêne. Découpé en fines tranches, accompagné de melon de Cavaillon bien mûr, c'est un plaisir digne des dieux -- et de nos amis.&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-tocw2LPbUj4/TeC4iav3pVI/AAAAAAAABZY/tzykM1BXUxM/s320/rimbaud.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611688037138802002" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="-webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;/span&gt;Hier midi, nous avons fait une découverte qui s'ajoutera certainement à la liste de nos lieux gourmands favoris. La "Réserve Rimbaud" (joli nom) est un restaurant aux origines presque bi-centenaires (une auberge se trouvait déjà à cet endroit en 1835) niché dans un coude du Lez, le minuscule "fleuve" qui arrose Montpellier avant de se jeter dans la Méditerranée à Palavas. Il s'ouvre par derrière sur une splendide terrasse qui longe pendant près de cent mètres le cours d'eau où se baladent cygnes, canards et mouettes entre deux rives boisées de saules et de peupliers. Sa cuisine, déjà vantée par le Routard avant que Michelin ne lui décerne une étoile l'an dernier, est d'une savoureuse originalité qui mériterait le détour même si le décor n'était pas aussi enchanteur. La carte est finement découpée par ordre de prix: petit menu à 32 euros, grand menu à 60, menu de dégustation (cher); idem pour la carte des vins: à 17 euros (blancs, rosés et rouges), à 25, à 40, à 50 (blancs et rouges seulement) et "bouteilles d'exception".&lt;br /&gt;Azur a choisi une filière "asperges", avec ris de veau en entrée et filet de saint-pierre en plat, moi "champignons", avec cèpes au thon mi-cuit, puis turbot grillé aux chanterelles. Rien que du bon, avec en prime la complicité d'un personnel compétent mais pas guindé. Nous sommes déjà en train de réfléchir avec qui nous pourrons partager cette trouvaille à la première excuse!&lt;br /&gt;Passons à des choses moins drôles, quoique tout aussi savoureuses à leur manière. L'occupation de la Puerta del Sol par les "indignados" et le référendum islandais répudiant la dette des banques nous obligent à regarder d'un oeil neuf l'ensemble des brasiers populaires nés de l'étincelle tunisienne et jusqu'ici qualifiés, abusivement, de "printemps arabe". La première conclusion à en tirer est qu'il ne s'agit pas, comme on a pu le prétendre, d'un simple soulèvement contre des régimes tyranniques et oppressifs dans le monde arabe. Un mouvement que les puissances occidentales pouvaient donc soutenir et encourager avec bonne conscience, et dont les demandes seraient satisfaites par la mise en place d'autres démocraties bourgeoises comme les nôtres. Précisément la direction qu'elles viennent de prendre au G8 de Deauville, avec leur offre d'aide de 40 milliards via le FMI. Un attrape-nigaud, mais que les destinataires ne pourront se permettre de refuser...&lt;br /&gt;Il est vrai que la vague de contestations est apparue dans une région spécifique du monde, parce que les injustices qui lui ont donné naissance y sont plus flagrantes que chez nous et surtout qu'elles ne peuvent se prévaloir du camouflage électoral exploité si adroitement par nos propres gouvernants. Mais si on regroupe les éléments communs aux revendications variées exprimées souvent de manière primaire, colorées par des spécificités locales ou régionales, le portrait est tout autre. La tyrannie bien plus vaste contre laquelle s'élèvent les peuples est celle de la domination du capital et de la passion du profit à tout prix qui s'étend graduellement sur l'ensemble du monde, sous prétexte de progrès économique. Une domination qui est à tout le moins subie mais le plus souvent favorisée par les gouvernements élus de la majorité de la planète, à l'avantage d'une infime minorité de nantis et aux dépens de leurs propres peuples.&lt;br /&gt;Cette vérité centrale ne s'exprime certes pas aussi clairement sur le terrain, car les révoltes surgissent à l'intérieur d'une idéologie dominante qui en interdit non pas l'expression (elle se targue de favoriser la "liberté de parole"), mais la perception même. Si nous acceptons la définition de l'idéologie comme "une doctrine politique qui fournit un principe unique à l'explication du réel", il s'ensuit que ce principe lui-même ne peut être remis en cause que de l'extérieur, à partir d'une position critique bien éloignée de celle des manifestants qui forcément se débattent à l'intérieur du système et donc baignent dans la doctrine de la "démocratie de marché" sans même être conscients que c'en est une.&lt;br /&gt;C'est de ce malentendu que résulte la claire volonté de tous les peuples lésés de renverser leurs dirigeants actuels, soit par la force paisible ou armée (monde arabe), soit par le vote (Occident). Ils ne peuvent comprendre que de remplacer un groupe de gouvernants par un autre qui partage la même pensée de base (même si c'est avec des nuances "de gauche" ou "de droite") ne changera rien à la situation réelle. Tout autant que la Tunisie ou l'Égypte, des pays "avancés" tels Islande, Irlande, Portugal, Espagne, Grèce, Royaume-Uni en fournissent des exemples probants, quoique parfois absurdes ou contradictoires. Là où la droite était au pouvoir, on plébiscite une gauche pourtant acquise aux "bienfaits du marché", et là où c'était la gauche aux commandes, on confie le navire à une droite qui n'aura rien de plus pressé que de le rediriger vers les mêmes écueils. La France, dont l'électorat est pourtant un des plus éveillés et des mieux informés au monde, s'apprête à jouer le même jeu de chaises musicales. Elle aurait même été tentée, sans un imprévu salvateur, d'élire comme Président soi-disant socialiste le patron d'une des institutions financières au coeur du problème.&lt;br /&gt;Je me répète, je le sais, mais il est indispensable de comprendre que le régime "démocratique" dans lequel nous vivons en est un qui perpétue le maintien au pouvoir d'une classe dirigeante restreinte. Celle-ci prétend représenter le peuple grâce à un mécanisme électoral, mais ses intérêts réels sont profondément différents. Cette différence demeurait diffuse, souvent difficile à cerner dans les périodes de prospérité dont même les citoyens ordinaires et les démunis profitaient d'une partie des retombées. L'actuelle crise financière et économique mondiale la révèle dans toute sa féroce simplicité: lorsque les gouvernants de toutes les démocraties ont eu à choisir entre prendre le parti de leurs peuples ou celui des banquiers et des courtiers, leur choix a été immédiat et universel.&lt;br /&gt;Auraient-ils pu agir autrement? Évidemment. Voici une option, entre autres, et pas la plus radicale. Ils pouvaient former un front uni, par exemple dans le cadre du G20, et proposer aux instances financières l'ultimatum suivant: tant que la crise ne serait pas résolue et l'équilibre rétabli, les États en difficulté par la faute des banques et des manipulateurs financiers auraient droit de la part de ceux-ci à des prêts sans intérêt (ou à intérêt nominal minime) non seulement pour relancer leur économie, mais pour soutenir des niveaux de salaires décents et maintenir les services de base auxquels leurs citoyens ont droit. L'approbation de ces prêts et les conditions de remboursement seraient déterminées non par les financiers, mais par un collège de dirigeants politiques, en tenant compte de facteurs aussi bien sociaux qu'économiques et du comportement des prêteurs autant que des emprunteurs. En cas de refus de la part des milieux financiers, tous les États riches cesseraient d'assurer le service de leur propre dette jusqu'à ce qu'un accord intervienne. Et pour continuer de payer pour leurs activités en cours, ils ordonneraient simplement à leurs banques centrales (y compris celle de l'UE) d'imprimer des billets de banque dont ils s'engageraient à respecter entre eux les cours relatifs. Mais pour simplement envisager une telle mesure, il aurait fallu d'une part que les dirigeants politiques y voient leur intérêt et celui de leurs proches et d'autre part qu'ils soient capables de sortir du carcan idéologique courant pour penser autrement. Deux impossibilités qui précisent la limite des "réformes" qu'on peut attendre d'eux.&lt;br /&gt;La déduction que je tire de tout cela est que ce ne sont pas les seuls gouvernants qu'il faut changer, mais le système même. En écrivant "la Démocratie cul-de-sac" au début des années 1990, j'ai pris conscience que nos structures politiques fondées sur la "représentation" du peuple par une classe politique auto-perpétuée n'ont rien d'absolu ni d'universel, mais qu'elles sont un artefact de l'ère industrielle qui devrait disparaître avec elle, comme la monarchie de droit divin s'est évanouie avec l'ère agricole-artisanale qui avait précédé. Tout ce qui se passe depuis quelques années (la crise actuelle et le "printemps arabe", oui, mais dans mon cas le mouvement planétaire contre la guerre en Irak et son absence d'effet sur les gouvernants en 2002-2003 a été tout aussi révélateur) ne fait que me conforter dans cette certitude.&lt;br /&gt;En revanche, même les mieux intentionnées des actions et réflexions des gauches radicales ne me paraissent pas porteuses de réponses, d'une part parce qu'elles ne parviennent plus à toucher, encore moins à fédérer les masses de travailleurs et de consommateurs, d'autre part parce qu'elles  rejettent d'emblée la dynamique de progrès économique que constituent la rapacité et l'initiative individuelles. Sans tourner le dos à la gauche, et surtout à ses objectifs de plus grande équité, je crois qu'il faut chercher ailleurs des pistes de solution.&lt;br /&gt;Avant d'aller plus loin en ce sens, une réserve importante. Mon amie Denise Boucher, écrivaine et intellectuelle curieuse et éveillée, attire mon attention sur l'influence exercée par les écrits et les actions du penseur pacifiste américain Gene Sharp sur la jeunesse arabe. Cependant, en lisant la littérature sur le sujet, je n'y ai pas trouvé de réponse à deux questions qui me paraissent cruciales:&lt;br /&gt;a) L'approche de Sharp est non pas de renouveler la pensée politique ou de proposer des alternatives, mais seulement de fournir des outils et des méthodes pour réaliser (ou du moins favoriser) l'implantation de démocraties classiques -- dont ma conviction est justement qu'elles ne serviront qu'à perpétuer les inégalités existantes au profit d'une nouvelle classe dirigeante, sans doute plus occidentalisée.&lt;br /&gt;b) Rien n'explique pourquoi cette formation à la révolution pacifique, qui se poursuit depuis deux décennies, n'avait jusque là donné aucun résultat et qu'elle devient tout à coup pertinente et efficace. Pour moi, l'explication est ailleurs que dans la séduisante théorie d'un complot fomenté aux USA; elle se situe dans l'explosion d'une crise économique mondiale qui met à nu les intentions réelles des régimes en même temps qu'elle les fragilise, au moment où les technologies (Internet, réseaux sociaux, cellulaire, textos) offrent à la contestation des outils nouveaux d'action populaire "au ras des pâquerettes".&lt;br /&gt;J'ajoute un troisième élément: souvent, les stratégies développées par les puissants pour répondre à des objectifs ou à des besoins immédiats donnent lieu à des phénomènes qui vont dans le sens contraire. Deux exemples, uniquement dans le cas de l'empire américain: (1) le développement d'Internet pour les besoins des forces armées américaines dans les années '70-80 a créé un réseau universel qui remet à plat les rapports de force partout dans le monde dans les années 2000; (2) la formation et l'assistance militaires américaines aux moudjahidine afghans pour renverser un régime pro-soviétique dans les années '80 ont donné naissance et efficacité à Al-Quaeda et aux Taliban d'aujourd'hui. Je soupçonne de la même manière que la pensée de Sharp a des effets qui échappent  de plus en plus entièrement à ceux qui l'ont commanditée.&lt;br /&gt;Dans la réflexion (solitaire pour l'instant) que je poursuis depuis une quinzaine d'années sous le titre un peu ironique de "Mon premier livre d'infocratie", j'ai l'ambition sans doute idéaliste de trouver des voies vers un possible renouvellement du système. Pour cela, je choisis de faire abstraction des divers courants de pensée récents et préfère partir de quatre prémisses volontairement simplistes:&lt;br /&gt;a) L'homme a gardé de ses origines arboricoles et frugivores un instinct grégaire et solidaire (socialiste?); il a acquis en descendant au sol et devenant bipède et chasseur carnivore un instinct égoïste et rapace (capitaliste?). Toutes les tentatives historiques pour éradiquer l'une ou l'autre de ces pulsions pourtant opposées ont échoué. Il va falloir continuer à vivre avec.&lt;br /&gt;b) Malgré ses instincts communautaires et contrairement à la quasi-totalité des autres espèces animales, l'humanité n'a pas dans ses gènes une structure sociale innée, mais s'organise différemment selon les circonstances, le climat, la géographie, la taille de la société. Il n'y a donc pas de système politique ou social "naturel" à l'Homme. Par contre, si ce dernier n'était qu'"individu" comme le veut la thèse libérale, la planète serait parsemée d'ermitages plutôt que de grandes villes!&lt;br /&gt;c) Notre tendance à prendre des décisions sur la base de données incomplètes ou contradictoires n'est pas une tare, mais au contraire un facteur de survie depuis des millénaires. Il faut faire dans tout projet de société la part de l'intuition, de l'expérience, des émotions autant que de la logique et du calcul.&lt;br /&gt;d) La révolution de l'information implique des changements autant politiques que sociaux et économiques, notamment en abolissant le temps et l'espace dans les échanges, en créant des biens qui échappent aux lois classiques du marché et en disqualifiant les élites traditionnelles bourgeoises comme classe gouvernante.&lt;br /&gt;À partir de là, je m'efforce d'imaginer quel genre de système pourrait correspondre aux exigences du nouvel environnement dans lequel nous vivons. Pour l'instant, je joue avec les concepts suivants:&lt;br /&gt;- Une séparation des pouvoirs qui comporte non plus trois domaines (Montesquieu), mais cinq: exécutif, législatif, judiciaire, informationnel et économique.&lt;br /&gt;- Un gouvernement non-élu de technocrates embauché, chapeauté et surveillé par un "Sénat" électif composé de citoyens ayant obligatoirement fait la preuve (par leurs actions, leurs écrits, leur participation aux organes publics et parapublics) de leur engagement envers la communauté.&lt;br /&gt;- L'abolition des assemblées législatives et l'adoption directe par les citoyens des lois et orientations régissant l'action du gouvernement; cela peut se faire physiquement ou virtuellement par référendum, sondage délibératif ou autres techniques efficaces de prise de décision issues de la recherche opérationnelle et de la théorie des jeux.&lt;br /&gt;- Un secteur de l'information jouissant d'un statut d'indépendance simili-judiciaire et assujetti à une obligation d'objectivité et de véracité, assurée par exemple en mettant en concurrence un volet public (à la BBC ou Radio-Canada), un volet privé commercial et peut-être un volet associatif (genre "société de rédacteurs").&lt;br /&gt;- Un réseau numérique universel, gratuit et sécurisé (Internet 2.0 ou plus) jouant le rôle de forum à la disposition de tous les citoyens pour les informer, leur permettre de discuter et de décider.&lt;br /&gt;- Je laisse à d'autres qui s'y connaissent mieux que moi le soin d'élaborer des structures appropriées pour les pouvoirs judiciaire et économique, en respectant le même esprit d'indépendance dans l'interdépendance, d'ouverture et de libre circulation de l'information.&lt;br /&gt;Comme vous voyez, une telle structure s'éloigne considerablement des modèles traditionnels, à tel point qu'on peut difficilement parler encore de "démocratie" (dans le sens courant du terme, en tout cas). D'où le néologisme "infocratie" qui me semble convenir, puisque les flux d'information y sont au coeur de l'exercice du pouvoir. Il reste évidemment un tas de détails à préciser et de petites contradictions internes à concilier, mais l'ensemble est assez cohérent. Vous me direz qu'on ne voit pas comment ça pourrait se réaliser, et vous aurez raison: je suis pour l'instant dans le domaine de l'utopie pure... mais ça se pourrait que notre monde ait un sérieux besoin d'utopie, non?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-8785491820350266222?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/8785491820350266222/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=8785491820350266222' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8785491820350266222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8785491820350266222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/05/loccupation-de-la-puerta-del-sol-par.html' title=''/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-tocw2LPbUj4/TeC4iav3pVI/AAAAAAAABZY/tzykM1BXUxM/s72-c/rimbaud.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-3491700283194272874</id><published>2011-05-21T07:54:00.006-04:00</published><updated>2011-05-22T05:14:55.181-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Bien installés dans le confort et le beau temps de Montpellier, nos voyages ces jours-ci sont mentaux et intellectuels plutôt que physiques. Ils ne nous passionnent pas moins.&lt;br /&gt;Forcément, l'affaire Strauss-Kahn occupe l'avant de la scène. Pour les Nord-américains (donc voisins des USA) que nous sommes, la plupart des réactions françaises nous sidèrent, autant par leur irréalisme que par ce qu'elles révèlent d'un fond sexiste qui subsiste dans la mentalité.&lt;br /&gt;En premier lieu, les amateurs de complots s'en donnent à coeur joie: 57% des Français, selon un sondage, croient à un "coup monté" et bon nombre de politiciens (souvent de gauche, hélas), ne se sont pas abstenus d'insinuations en ce sens. Alors que, face aux faits connus, c'est assez invraisemblable: choisir une noire de 32 ans (pas très attrayante, dit l'avocat de DSK) comme appât, organiser le "piège" pour qu'il se passe sans témoin ni photographe, et qu'ensuite la présumée victime aille se plaindre à des collègues plutôt qu'à la direction ou à la police? Ben voyons! Même l'affaire Clearstream était mieux montée que ça! Le fait que l'hôtel ait attendu une heure pour alerter la police me fait d'ailleurs soupçonner que sa première réaction aura été de balayer le tout sous le tapis -- d'autant plus que selon des journalistes américains, DSK aurait été l'objet d'autres plaintes du même genre dans le même hôtel depuis un an et demi, qui n'ont jamais été rendues publiques. J'ai l'impression que c'est parce qu'une bonne partie du petit personnel était déjà au courant que le Sofitel s'est résigné à appeler les flics.&lt;br /&gt;Deuxièmement, réclamer pour Strauss-Kahn la présomption d'innocence, d'accord, mais il y a des limites. Quant un pick-pocket bien connu se fait prendre pratiquement la main au gousset, on tient quand même compte des antécédents! Or, selon des sources diverses (dont un article d'octobre dernier sur "forum.aufeminin.com"), quand il participait à des réunions en province, DSK demandait qu'on lui fournisse une "chambre d'hôtel garnie", et certaines élues évitaient de se trouver seules dans une pièce avec lui, par crainte de sa "drague lourde". Sans oublier l'incident Piroska Nagy, pas très joli, au FMI en 2008. Ou l'accusation portée contre DSK à la télé en 2007 par la journaliste et écrivaine Tristane Banon d'un quasi-viol en 2002; elle a décidé de ne pas donner suite, mais elle n'a rien retiré de ses allégations.&lt;br /&gt;"Oui, mais de la drague lourde au viol, il y a toute une marge", argumentent les défenseurs de l'ex-patron du FMI. Ce n'est pas faux… mais il est aussi vrai que le glissement de l'une à l'autre est tout à fait envisageable, de même qu'un vol de sac dans la rue n'est pas une agression armée, mais peut dégénérer en violence si la victime résiste. La différence, au fond, en est bien plus une de degré que de nature.&lt;br /&gt;On devrait aussi prendre en compte le contexte. Les flics de New-York ont l'habitude de gérer les incartades (souvent carabinées, j'en ai vécu) de personnalités, notamment des diplomates de l'ONU. S'ils sont allés alpaguer une sommité internationale comme DSK en première classe d'un avion d'Air France en partance, ils ne l'ont pas fait sans biscuit.&lt;br /&gt;Je trouve par contre dommage que la droite se soit la première préoccupée du sort de la femme de chambre vraisemblablement agressée (Gisèle Halimi étant une heureuse exception); la gauche a fini par s'y résigner, mais bien tard et bien à reculons -- je pense en particulier à la réaction de l'ancien ministre de la Justice Robert Badinter quand le journaliste Laurent Joffrin (pourtant de gauche lui aussi) lui a fait remarquer qu'il n'avait pas eu un mot de compassion pour la présumée victime: "Mais ce serait équivalent à admettre que DSK est coupable!", s'est indigné Badinter, inconscient du parti-pris grossier qu'il trahissait ainsi. Dans le même sens, je crains fort que la "défense" de DSK ne se résume à une campagne massive de salissage contre une immigrante mal équipée pour y faire face et dont la vie pourrait être brisée. C'est en tout cas le plus prévisible, étant donné la personnalité de ses avocats et les pratiques courantes aux USA, en particulier à New-York. L'autre possibilité, qui s'avérera de plus en plus vraisemblable au fil du temps, c'est qu'il plaide coupable à une accusation réduite en offrant un paquet d'argent en "dommages et intérêts". Pas très honorable, tout ça...&lt;br /&gt;Évidemment, le nombrilisme des Français (tout aussi virulent que celui qu'ils reprochent aux Américains) a fait que pendant près d'une semaine, télé et journaux ont pratiquement oublié ce qui se passait dans le reste du monde, en particulier dans le "printemps arabe" qui risque de se transformer en été très chaud.&lt;br /&gt;Je me sens assez ambivalent face à cette éventualité: d'une part heureux que la réaction en chaîne de révoltes populaires (que j'avais prédite et espérée dès la première étincelle à Tunis, fin janvier) vienne briser l'immobilisme complaisamment accepté par l'Occident d'une brochette de  régimes tyranniques -- de l'autre atterré non seulement du peu de soutien concret qu'on fournit aux révoltés, mais encore et surtout de l'absence totale d'un cadre idéologique à leur suggérer pour poursuivre leur action. Je reviens à ma première réaction en février, quand je disais dans un courriel que ces révolutions allaient se retrouver "sans carte ni boussole" et ne pourraient compter ni sur les penseurs de gauche, ni sur ceux de droite pour leur en fournir. Les événements récents me donnent tragiquement raison.&lt;br /&gt;D'abord, les mouvements de gauche du monde arabe ont été systématiquement déconsidérés par les Occidentaux et écrasés (souvent avec la connivence de ceux-ci) par les autocrates, favorisant ainsi indirectement la montée des extrémistes islamiques dont nous avons maintenant peur -- ceci n'est pas une vue de l'esprit, j'ai assisté en personne à la version algérienne du processus dans les années 80 et 90.&lt;br /&gt;Les gauches occidentales sont elles-mêmes largement discréditées depuis la chute de l'empire soviétique; elles se perdent d'une part dans des querelles de personnalités et d'ambitions individuelles, d'autre part dans des arguties de chapelles qui rappellent tristement la stérilité des débats scolastiques du Moyen-âge. Je ne vois pas du tout comment, malgré la bonne volonté de certaines, elles peuvent offrir un cadre adapté aux besoins urgents des actuelles révoltes populaires.&lt;br /&gt;En revanche, il faut un sacré culot pour proposer comme seule alternative à "la rue arabe", ainsi qu'on le fait, une démocratie bourgeoise mâtinée de capitalisme sauvage qui ne peut que prolonger, sinon exacerber, les inégalités sociales et politiques dont ces peuples sont déjà victimes et contre lesquelles ils se soulèvent, se contentant d'en permuter les petites élites bénéficiaires! Je suis étonné, pour ne pas dire choqué, que les voix progressistes de l'Occident ne s'élèvent pas vigoureusement contre cette imposture, et qu'elles ne voient pas que là précisément se trouve la cause de l'instabilité et de l'insatisfaction que l'on perçoit clairement en Tunisie et de plus en plus en Égypte, et de la dégérescence des mouvements populaires en luttes de clans et de tribus dans la plupart des autres pays, la Libye la première.&lt;br /&gt;Donc, pas de solution toute faite. Qui donc pourrait organiser (par Internet, sinon physiquement) un grand forum des penseurs progressistes aussi bien des pays en développement que des plus industrialisés, pour tenter d'élaborer un projet de remplacement, une structure idéologique apte à réaliser et maintenir le délicat équilibre entre la regrettable mais incontournable inégalité créatrice de richesses et l'obligation absolue d'une meilleure répartition de ces richesses, équilibre pour lequel il faut immédiatement cesser de compter sur "les mécanismes du marché"? À mon avis, c'est seulement dans un contexte de ce genre que peut se révéler un débouché crédible à moyen et à long terme pour les énergies fabuleuses libérées par les actuelles révoltes.&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-SPdnRl1YHtg/Tdesd9B-5CI/AAAAAAAABZQ/JmsyGbBAx1c/s400/Jardin%2Bdes%2BSens%2B1.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5609141491512304674" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 224px; " /&gt;&lt;/span&gt;Pour revenir à des choses plus intimes, nous nous sommes offert mardi un festin délicieusement décadent au toujours merveilleux Jardin des Sens, avec pour (mince) prétexte la naissance du premier petit-fils de nos voisins Chantefort du dessous. En compagnie de l'ex-correspondant de La Presse à Paris Louis B. Robitaille (qui habite Sète) et de l'ancien directeur du tourisme français à Montréal Jean-Pierre Dréan, retraité à Aniane. Foie gras poêlé fondant avec un jurançon moëlleux à souhait en entrée, puis pigeon rôti et sa pastilla d'abats, diaphanes cannelloni de langoustines, séduisants ris de veau aux crevettes, etc. Sans parler des desserts indécents (par exemple carpaccio de fraises gariguettes aux cinq coulis ou tartelette soufflée à la poire caramélisée). Il a fallu deux jours pour digérer…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-3491700283194272874?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/3491700283194272874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=3491700283194272874' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3491700283194272874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3491700283194272874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/05/bien-installes-dans-le-confort-et-le.html' title=''/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-SPdnRl1YHtg/Tdesd9B-5CI/AAAAAAAABZQ/JmsyGbBAx1c/s72-c/Jardin%2Bdes%2BSens%2B1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-8325909233676789569</id><published>2011-05-12T11:42:00.001-04:00</published><updated>2011-05-27T17:47:19.786-04:00</updated><title type='text'>12 mai 2011</title><content type='html'>Roger Whittaker avait un éléphant sur son balcon, Richard Desjardins "un paquebot géant dans 'chamb'à coucher", et moi, et moi, et moi j'ai des baleines dans mon salon! Évidemment c'est (comme d'habitude, dit-elle) la faute d'Azur!&lt;br /&gt;Lorsque l'automne dernier, suite à une discussion vigoureuse, l'écran télé de Montpellier s'est retrouvé hors d'usage, il a bien fallu passer à la FNAC le remplacer. Et le malheur (?) a voulu que ce soit juste au moment où le magasin recevait ses premiers modèles 3D.  "On est au 21e siècle, oui ou non?", qu'elle a dit... si bien que le lendemain après-midi, le livreur installait dans notre salon un superbe -- et coûteux, ça va sans dire -- SAMSUNG 3D 40 pouces (bon, 102cm si vous insistez) et deux paires de lunettes bizarroïdes.&lt;br /&gt;Le hic, bien sûr, c'est qu'étant des "early-early-early adopters", nous n'avions rien du tout à voir en trois dimensions. Ni film, ni vidéo, ni émission. À regarder trois fois de suite les démos "satellite virtuel autour de la planète Mercure", "survol Imax de la Seine à travers Paris" ou "le Grand Canyon vu par un vaisseau extra-terrestre" offerts par Numericable, un gars (et même une fille) finit par se tanner!&lt;br /&gt;Nous avons donc remisé les lunettes dans leur étui et nous sommes contentés de subir la bonne vieille télé 2D -- non sans nous demander parfois si "Des chiffres et des lettres" et "le Journal de 20 heures" ça serait pas plus trippant en 3D. On ne sait jamais.&lt;br /&gt;Jusqu'à la semaine dernière où, revisitant la FNAC pour de tout autres raisons, mon oeil s'est arrêté sur un étalage promotionnel qui clamait "Enfin les films 3D abordables - 30 euros chacun ou 5 pour 100 euros". L'ennui, c'est qu'avec la meilleure volonté du monde, impossible d'en trouver plus de deux et demi que nous aurions la moindre envie de regarder... à moins que notre goût pour les catastrophes planétaires et les bagarres sanglantes n'ait pas été déjà abondamment comblé par les actualités japonaises, haïtiennes, libyennes ou syriennes.&lt;br /&gt;Heureusement, juste à côté, une promotion plus modeste offrait trois tranches du monde sous-marin de Cousteau en coffret 3D pour la moitié du prix, ou presque. Tiens, pourquoi pas? Je me suis donc retrouvé l'heureux possesseur de "Merveilles des l'océan", "Le monde des requins" et "Baleines et dauphins". Les deux premiers ont quelque peu déçu, l'un par sa banalité de "zoli-zoli aquarium tropical", l'autre par sa dimension dramatico-théâtrale un peu charriée.&lt;br /&gt;Mais le troisième, ah! Si jamais vous avez rêvé de voir un splendide rorqual de 25 mètres s'ébattre entre le fauteuil col-de-cygne hérité de grand-maman et votre étagère de CD-DVD, vous frôlant au passage de ses gigantesques coups de nageoire, c'est exactement l'article qu'il vous faut.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-8325909233676789569?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/8325909233676789569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=8325909233676789569' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8325909233676789569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8325909233676789569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/05/12-mai-2011.html' title='12 mai 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-3480979914427665956</id><published>2011-05-06T04:21:00.008-04:00</published><updated>2011-05-06T11:35:29.081-04:00</updated><title type='text'>6 mai 2011</title><content type='html'>Sauf pour l'obligation de se lever à 6h30 le matin, le retour vers Montpellier lundi dernier s'est fort bien passé. Il a fallu acheter une valise supplémentaire pour ramener l'épaule de "belotta" achetée à la Boqueria samedi, ainsi que la véritable cave à vins (madères, manzanilla et xérès de Cadix, cavas et coñacs de Barcelone) acquise en route.&lt;br /&gt;Heureusement, le changement de train, de l'express espagnol au TGV français qui n'utilisent pas les mêmes largeurs de voie, est d'une grande simplicité à la nouvelle gare de Figueres: on traverse simplement le quai pour passer d'un convoi à l'autre. À Montpellier, un taxi serviable et rigolard nous a amenés de la gare Saint-Roch à notre Résidence Les Palmiers -- les travaux de la Mairie et du tram ont sérieusement avancé, rendant la vie encore plus impossible aux automobilistes et difficile aux piétons.&lt;br /&gt;Depuis ce temps, rien de marquant: on a repris contact avec les vieux copains (les Chantefort, Dréan, la voisine paraplégique du rez-de-chaussée et le cycliste enragé du troisième), on s'est offert une ou deux bonnes bouffes (surprise!), et on a fini de finir enfin... les impôts 2010.&lt;br /&gt;Ce mardi, je me suis levé en pleine nuit pour regarder sur Radio-Canada (par Internet, impeccable) la soirée des élections canadiennes, qui commençait ici à 3h30, gracieuseté du décalage horaire. Azur me trouvait un peu fou, mais il faut dire que ça en valait la peine, vu les résultats. Nous voici enfin débarrassés de cette absurdité qu'était devenu le Bloc -- j'aurais aimé que ce soit moins brutal par courtoisie pour Gilles Duceppe, un chic type et le fils d'une de mes idoles de jeunesse, mais bon.&lt;br /&gt;La première chose qui me frappe, c'est que notre système électoral donne des résultats plutôt contradictoires: en votant plus à gauche, les Canadiens ont donné une majorité à un régime très à droite, et en jetant le Bloc indépendantiste à la poubelle, les Québécois se sont renforcés à Ottawa en prenant pratiquement le contrôle du NPD! On y reviendra...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-3480979914427665956?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/3480979914427665956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=3480979914427665956' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3480979914427665956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3480979914427665956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/05/6-mai-2011.html' title='6 mai 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-4681077232724645485</id><published>2011-04-27T04:47:00.010-04:00</published><updated>2011-05-06T03:37:30.352-04:00</updated><title type='text'>22 avril 2011</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-VSwqKVyivYo/TcOkwT3Cf5I/AAAAAAAABYI/OnxhDeGWjgQ/s1600/christ.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;/a&gt;Malgré un vrai temps de Vendredi Saint (gris, froid et pluvieux), je laisse Azur à son cocooning et pars me balader en ville, profitant du calme relatif: tout, mais absolument tout est fermé ce matin, sauf une pharmacie et un café par-ci, par-là.&lt;br /&gt;À l'étage supérieur du bus "turistic", je me retrouve seul sous l'averse, à côté de deux pin-ups Italiennes solidement maquillées mais court-vêtues qui causent et rigolent sans arrêt tout en grelottant. Elles me jettent un regard spéculatif puis m'oublient le reste du trajet.&lt;br /&gt;Le long du front de mer (entièrement et plaisamment refait à l'occasion des Olympiques de '92),&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-BY9h-7PH8ig/TcOhGko1yZI/AAAAAAAABXg/hBStaTOEWCI/s320/DSC00925.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603499495665289618" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt; de puissantes vagues grises viennent s'écraser avec fracas sur les plages qui, il y a trois jours, étaient couvertes de baigneurs et de bronzeuses. On se croirait en Gaspésie aux grandes marées d'automne.&lt;br /&gt;Remontant l'Avinguda Diagonal, je me sens perdu: le vieux Poble Nou ex-industriel de béton en débâcle et de tôle rouillée que je connaissais est devenu un quartier commercial à la mode, où de jolis parcs semés de sculptures fantaisistes séparent de grands centres d'achats cossus aux boutiques dernier cri de pâtés résidentiels chics. Pepe Carvalho lui-même ne s'y reconnaîtrait pas. Même si tout le monde nous affirme que Barcelone est durement touchée par la crise économique espagnole, rien ici ne le laisse paraître.&lt;br /&gt;Je m'étais promis une visite plus détaillée de la Sagrada Familia que celle, en coup de vent, de l'an dernier; &lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-pUX6yy6kU38/TcOh7mBnxNI/AAAAAAAABXo/rEoiqc4ydME/s320/sagrada.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603500406570730706" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width:280px; height: 180px; " /&gt;&lt;/span&gt;l'interminable queue de parapluies dégoulinants devant le kiosque d'entrée me fait changer d'idée. Je me contente d'un rapide coup d'oeil sur les tours et la façade à travers les arbres du parc voisin, avant de rentrer à l'hôtel après un détour à travers Gracia et l'Eixample.&lt;br /&gt;Après un lunch dans le quartier, comme le temps s'est amélioré, nous prenons une voiture avec chauffeur (africain) francophone pour nous promener dans des coins moins primairement touristiques. La traversée de Pedralbes pour visiter le fameux Monestir (bizarrement fermé le Vendredi Saint) nous fait côtoyer les somptueuses (et somptueusement gardées) résidences des familles Ben Ali et -- paraît-il mais c'est moins sûr -- Moubarak, sans compter le modeste palais du Prince Abdallah d'Arabie Saoudite.&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-MRaIi_I-YVo/TcOi9j9Cx5I/AAAAAAAABXw/gVUctF3zx54/s320/tibidabo.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603501539886024594" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;Une interminable montée en lacets sur les flancs du Tibidabo nous amène au sanctuaire de Sacré-Coeur, d'un rococo plutôt sympathique avec un intérieur aux mosaïques frappantes, sans compter un panorama qui, n'était la bruine et le brouillard, serait sans doute saisissant. À quelques centaines de mètres, discrètement isolé sur un piton, l'hôtel de grand luxe appartenant à un des fils Kadhafi. Ces gens-là n'ont pas de morale, mais faut avouer qu'ils ont du goût!&lt;br /&gt;Un crochet dans les quartiers plus populo de l'ouest (ouf!) nous permet de jeter un coup d'oeil sur ce temple du football mondial qu'est le Camp Nou. Je suis depuis toujours fasciné par l'histoire de ce stade et ce club qui sont la propriété exclusive de quelque 200 000 fans, dont la moitié à peine peuvent assister à chaque match. &lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-PQPmHPj0rpk/TcOjefdlH7I/AAAAAAAABX4/GRmKU6wO2LI/s200/maillot%2Bbar%25C3%25A7a.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603502105615998898" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 200px; height: 143px; " /&gt;&lt;/span&gt;Le Barça, comme le nomment affectueusement toute la ville et la région, peut même se payer le luxe d'être la seule grande équipe au monde à n'avoir aucun commanditaire; au contraire, il paie chaque année un petit paquet de millions d'euros pour le droit d'afficher sur son maillot le logo... de l'UNICEF!&lt;br /&gt;Au moment où le chauffeur Moustapha veut nous ramener à l'hôtel, nous buttons sur une barricade policière à l'entrée de la Plaça de Catalunya. Les Ramblas, explique un agent, sont fermées pour cause de procession.&lt;br /&gt;Nous descendons donc à pied à travers la foule qui se presse sur le flanc ouest de la grande avenue. &lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-HgL-PIZkjPI/TcOkU2bqnBI/AAAAAAAABYA/UBRnXBGOU3w/s200/penitent.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603503039494921234" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 134px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;Par-dessus les têtes, nous apercevons les hautes cagoules noires des premiers pénitents du Vendredi Saint, dont la marche lente est ponctuée de roulements de tambour. La masse des spectateurs devenant vraiment trop dense, nous montons à notre chambre du Méridien qui, par chance, donne sur la Rambla.&lt;br /&gt;C'est de là que nous pouvons suivre le reste de la procession à travers les branches peu feuillues des platanes. &lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-VSwqKVyivYo/TcOkwT3Cf5I/AAAAAAAABYI/OnxhDeGWjgQ/s320/christ.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603503511250829202" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 305px; " /&gt;&lt;/span&gt;Il y a d'abord un Christ tout noir portant une croix noire aussi, juché sur un char hyper-doré (porte-t-il sa croix pour Haïti?). Le suivent une dizaine d'autres cagoulés de noir, traînant chacun sa croix, puis un groupe de femmes en tenue de veuves castillanes (mantille de dentelle noire tombant depuis un haut peigne piqué dans la chevelure relevée). Enfin une dernière file de cagoules "de luxe" en velours vert sombre surmontant des tuniques crème bardées de médailles rutilantes, ce qui fait un étrange contraste avec le ton lugubre du reste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-4681077232724645485?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/4681077232724645485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=4681077232724645485' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/4681077232724645485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/4681077232724645485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/04/22-avril-2011.html' title='22 avril 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-BY9h-7PH8ig/TcOhGko1yZI/AAAAAAAABXg/hBStaTOEWCI/s72-c/DSC00925.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-3143526818490822125</id><published>2011-04-19T14:14:00.003-04:00</published><updated>2011-05-05T06:10:35.356-04:00</updated><title type='text'>19 avril 2011</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-MvDs5i43bhc/TcJ3Oe7eIgI/AAAAAAAABXY/0pe2uJKU-nM/s1600/agusti.png" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Ça vous arrive, de faire une petite bêtise qui finit par s'avérer un gros plaisir? Hier midi, déambulant pour la première fois cette année sur Las Ramblas, j'ai ramassé dans un kiosque à journaux un petit 'Guia de restaurants 2011' format de poche. Juste ce qu'il faut pour un court séjour à Barcelone, pensais-je.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce qu'on peut se tromper. D'abord, c'est en catalan pur et dur. Deuxièmement, c'est fait strictement pour des gens du cru, qui savent au moins à quoi correspond une adresse comme "Mallorca, 202" sans indication de quartier. Cinq euros gaspillés, donc. Mais à force de feuilleter, je suis tombé sur le paragraphe presque lisible suivant:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"Casa Agusti, Bergara, 5.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"La cuina tradicional de Casa Agusti, amb uns canelons excel-lents o una cua de bou superlativa, es un balsam de velles époques en ple marasme turistic. Al costat de Plaça de Catalunya, enmig del bullici de la ciutat, és com un oasi que ens permetra tastar una cuina de primer nivell, molt ben servida, sense tenir la sensació que estem en un restaurant de tanta categoria." Compris?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai cependant beau chercher sur la carte, la rue Bergara est introuvable... jusqu'à ce qu'il me vienne à l'esprit que pour Espagnols et Catalans, B et V c'est du pareil au même. Avec en plus l'indication "a costat de Plaça de Catalunya", je situe bientôt la rue Vergara juste au sommet des Ramblas, donc à cinq minutes de chez nous. Astucieux, non? On y va!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au rez-de chaussée d'un immeuble fermé pour rénovations, il faut deviner que Casa Agusti est encore ouvert. La patronne, toute menue en tailleur crème et cheveux cendrés, nous reçoit dans un français délicieusement accentué et nous installe sur une banquette du bar à l'entrée: manzanilla ultra-seco pour moi, chinchon plus doux pour Azur, tranches de saucisson sec et de saucisse locale à l'ail entre les deux. Notre table sera prête dans une petite demi-heure.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:11.1111px;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-MvDs5i43bhc/TcJ3Oe7eIgI/AAAAAAAABXY/0pe2uJKU-nM/s320/agusti.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603171977106694658" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Un garçon tiré à quatre épingles et à la barbiche géométrique nous fait alors pénétrer dans un autre siècle. Si les murs ont été quelque peu rafraîchis, les colonnes de fonte, le plafond de plâtre moulé, le plancher de marbre et les chaises cannées ne semblent pas avoir bougé d'un iota depuis que Franco a débarqué du Maroc au moment de l'ouverture en 1936. Il n'y a pas que la cuisine ici qui soit "tradicional".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pourtant, le mot tradition doit bien avoir plus d'un sens, car rien, mais rien de ce qu'on nous a servi ensuite ne ressemblait à quoi que ce soit que nous connaissions. Comme amuse-gueules, de petites demi-pommes de terre avec la peau, passées au four couvertes de minces tranches d'ail. Un délice n'a pas besoin d'être savant ni compliqué.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'entrée de Marie-José est une belle platée de poireaux arrosés d'huile d'olive avec une originale garniture de crevettes à l'ail. La mienne, une improbable et énorme salade de frisée avec anchois, morue juste dessalée et jambon en lanières, nappée de sauce aux tomates et poivrons. C'est avec un regret bien justifié que nous devons laisser le serveur repartir avec nos assiettes à moitié pleines.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pendant que nous nous rinçons la bouche avec une gorgée d'un onctueux priorat 2006 presque noir, voici qu'arrivent nos plats. De mon côté, ressemblant de loin à un vol-au-vent, un petit jarret de porc désossé farci d'un hachis de fruits de mer et de petits légumes qu'imprègne la graisse aromatique du jarret. Seule consigne, se lécher les babines sans penser au cholestérol. Du côté d'Azur, un "millefeuilles" de lapin tendre bien désossé entre deux épaisseurs de peau croquante caramélisée, reposant sur une mousseline de patate douce.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et pour finir, le bouquet: des figues fraîches confites dans l'alcool, sur un lit de crème fraîche bien épaisse saupoudrée de cannelle. Qui dit mieux? Et surtout, qui dit que la cuisine ibérique manque de finesse et de variété?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour ceux qui n'auraient pas eu l'oreille et l'oeil conditionnés aux caprices des langues d'oc par six ans de vie montpelliéraine, une traduction approximative de la description du guide: "La cuisine traditionnelle de Casa Agusti, avec des cannelloni excellents (aux fonds d'artichauts, notamment) ou une queue de boeuf superlative, est un baume du bon vieux temps sur le marasme touristique actuel. À côté de la Place de Catalogne, au milieu du bouillonnement urbain, c'est comme une oasis qui permet de goûter une cuisine de premier plan, très bien servie, sans la sensation (étouffante?) d'être dans un restaurant d'un tel niveau."&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Amen.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-3143526818490822125?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/3143526818490822125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=3143526818490822125' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3143526818490822125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3143526818490822125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/04/19-avril-2011.html' title='19 avril 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-MvDs5i43bhc/TcJ3Oe7eIgI/AAAAAAAABXY/0pe2uJKU-nM/s72-c/agusti.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-7149530234001645068</id><published>2011-04-19T14:11:00.013-04:00</published><updated>2011-05-06T04:08:25.360-04:00</updated><title type='text'>18 avril 2011</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-KPxfzlsB6_0/TcOsJ2gP7VI/AAAAAAAABY4/5vRleBIpiTk/s1600/graelles.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;/a&gt;Finie, la croisière! À l'aube ce matin, le Nieuw Amsterdam est venu accoster au Terminal de Cruzeiras de l'immense et besogneux port de Barcelone. &lt;div&gt;Après un petit déj vite expédié dans le brouhaha des départs par tranches ("Nous appelons maintenant ceux dont les bagages portent des étiquettes jaunes numéro 3 et grises numéro 1 et 2 à se présenter à la passerelle au niveau 2, passeport en main…"), nous profitons d'un hiatus dans la longue queue des 2000 partants pour nous glisser dehors où un porteur, heureusement costaud, récupère nos deux valises (étiquettes roses numéro 1) bien lestées et vient les déposer dans la voiture que l'hôtel avait envoyée à notre rencontre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un chauffeur quinquagénaire qui éprouve visiblement plaisir à retrouver son français, plutôt fluide, nous entraîne dans&lt;/div&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-G8_Dq04kI_4/TcOnA4NfgKI/AAAAAAAABYQ/4mL3jMJm_HY/s320/ramblas.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603505994909843618" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 280px; height: 186px; " /&gt;&lt;div&gt; un pittoresque discours à travers la lourde circulation du lundi matin et nous dépose à l'angle des Ramblas, à la porte du Méridien Barcelona. Mission accomplie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais revenons au départ de Cadix, que nous avons quittée en pleine nuit  jeudi puisque le trajet jusqu'à la prochaine escale était d'une soixantaine de milles à peine. En se traînant les pieds à treize noeuds, le grand paquebot a slalomé dans la grisaille du tout petit matin à travers les centaines d'autres navires attendant de franchir le détroit de Gibraltar pour s'amarrer tôt vendredi au centre du port de la vieille colonie militaire anglaise.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De l'excursion archi-touristique très "Yankee-oriented" à travers la ville et sur les flancs du célébrissime rocher, pas grand-chose à dire. Sans doute nos attentes étaient-elles trop grandes pour ce que l'endroit pouvait livrer? Le seul moment amusant a été le très British "three o'clock tea" pris à l'hôtel Caleta, repaire typique au point d'en être caricatural de vieilles anglaises riches venues se dorer au soleil méditerranéen sans quitter vraiment leur île. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-vTWkGF0lJOM/TcOoluUDoSI/AAAAAAAABYY/y0dkyNp7Hcw/s320/gibraltar.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603507727419810082" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Il faut dire que le thé, les scones et les mini-sandwichs qui allaient avec étaient excellents, le service impeccable. La couleur locale était assurée par trois singes qui cabriolaient complaisamment entre les arbres et les voitures du stationnement.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Samedi, par contraste, Carthagène nous a ménagé une belle surprise. C'est une ville moyenne dont nous avions à peine entendu parler, qui s'étale derrière son beau port affairé et bien protégé par une pointe et un grand môle. Elle gît aux pied d'un splendide "castillo" perché sur une hauteur vertigineuse, qu'un bizarre ascenseur cylindrique haut d'une douzaine d'étages au moins permet de gravir sans fatigue, mais non sans vertige, pour profiter d'un panorama exceptionnel. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-6RMXzb-bZEw/TcOpie2XgYI/AAAAAAAABYg/smbPxzH2VAU/s320/paon.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603508771240771970" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Le château, sévère mais serti dans un beau jardin fleuri où se promènent des paons exhibitionnistes, avait été initié par les fondateurs carthaginois, agrandi par leurs vainqueurs romains puis adapté par leurs successeurs wisigoths, arabes et castillans. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-0mon2Al0ank/TcOqVKrO4pI/AAAAAAAABYo/QZUrTqCxKYU/s320/carthagene.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603509641998688914" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;En cours de route, les Maures ont d'ailleurs construit une autre forteresse tout aussi imposante sur une colline en face, et quelques seigneurs indépendants ont truffé de donjons toutes les autres éminences du coin, et il y en a! Sans compter de fort belles ruines romaines dans les zones moins accidentées.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;(Paragraphes interdits de lecture pour ma nièce et quelques autres:) Sur le conseil de la dame de l'Office de tourisme portuaire, le chauffeur de taxi pur hispanophone qui nous a fait visiter la ville nous a déposés en fin de parcours à "La Marina", pimpant restaurant bleu et blanc du port de pêche, réputé pour la variété de ses façons d'apprêter la pieuvre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Hélas, pas de "pulpo" dans la récolte du jour; il a fallu nous rabattre sur de tendres cigalas (grandes écrevisses de mer) et de charnus calamars "a la plancha", tous fort bons. Mais le clou du repas était dans l'entrée, une platée fumante d'incroyablement savoureuses petites coques nageant dans un bouillon où baignaient une abondance de tranches de gousses d'ail. À notre courte honte, nous devons avouer que nous en avons repris deux fois. Il n'aurait pas fallu que nous tombions sur un vampire après ça!&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-LikDDqJqlG4/TcOrlb-PfMI/AAAAAAAABYw/EeoT5azA_c4/s320/bodega.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603511021031357634" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Détail rigolo, le restaurant élégant partage sa cuisine et une partie de son personnel avec la "Bodega Paco" voisine, brasserie populo qui, au milieu du vacarme des machines à sous et des relents de tabac (illégal mais toléré), sert les mêmes plats sur des nappes en papier à des tarifs nettement plus abordables.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un co-voyageur, économiste canadien d'Ottawa (mais pas d'obédience thatcher-harpérienne, Dieu merci), nous a fortement déconseillé de prendre une des excursions "en coup de vent" qui, le lendemain, prétendaient nous faire voir Valence en un seul dimanche: "C'est une très grande et très belle ville que je connais bien et qui mérite mieux que ça", a-t-il prêché, nous recommandant de simplement prendre un taxi jusqu'à un des multiples bons restaurants offrant l'incontournable spécialité locale (la paëlla, oui oui oui, vous avez gagné une patte de crabe!).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous nous sommes donc pointés vers 13h30 dans l'impressionnante salle de Les Graelles, temple consacré à l'"arroz", comme on dit ici. Pas un chat à cette heure, sauf trois membres du personnel plongés dans un discussion si passionnante qu'ils ont pris un bon cinq minutes à nous apercevoir. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-KPxfzlsB6_0/TcOsJ2gP7VI/AAAAAAAABY4/5vRleBIpiTk/s200/graelles.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603511646628605266" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 200px; height: 135px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Comprenant enfin que nous étions des clients aussi affamés que sérieux, ils ont fini par nous installer à une belle grande table et nous servir deux xérès très pâles et plutôt secs. En entrée, nous avons sucé avec gourmandise des "pulpitos", minuscules pieuvres baignant dans une sauce assez épicée, qui s'avalent d'une seule bouchée. Puis vient le moment de vérité: l'"arroz con bogavante" ou riz au homard (le nom paëlla, nous a expliqué le maître d'hôtel, est réservé par les puristes à la "vraie" recette valencienne comportant une variété de fruits de mer, des pois verts et des morceaux de poulet ou d'agneau). &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ô surprise, la grande casserole noircie contient, au lieu de l'amoncellement varié auquel nous sommes habitués, seulement une couche assez mince de riz presque rouge à force d'être jaune et deux moitiés de homard, que le garçon décortique devant nous d'un geste expert. Devant notre air un peu dépité, il lève un doigt professoral: "Attendez d'avoir goûté." Et comme il a raison! Nous avions bien entendu dire que "la paëlla, c'est le riz qui la fait", sans avoir la moindre idée de ce que ça signifie. Maintenant, nous savons. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est presque comme si chaque grain de riz court, presque sphérique, avait été roulé dans le safran, cuit et sélectionné individuellement pour mettre en évidence la chair fine du homard. Jamais nous n'avions goûté pareille merveille (pardon à mon beau-frère Jean, qui fait pourtant une paëlla plus que respectable -- tiens, il faut l'emmener à Les Graelles un de ces jours, il va se délecter). &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et ce n'est pas tout. Une fois nos plats presque vides (et Azur ayant affirmé "J'en peux plus" avec un regret dans la voix), le maître d'hôtel surgit pour l'étape finale: avec une spatule, il gratte méticuleusement le fond de la casserole pour faire de petits tas du riz qui a collé au fond, qu'il dépose à l'écart du reste dans nos assiettes. Cela donne une sorte de pâte grumeleuse caramélisée d'un arôme et d'une saveur indescriptibles. Nous devons avoir l'air ridicule à pourchasser dans nos larges assiettes le moindre grain de ce délice des dieux!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les cognacs espagnols pourtant de haut niveau (un Lepanto XO sec et un Carlos I Reserva plus fruité) qui mettent fin au festin sont presque un anti-climax. Au moment où nous nous levons de table, la salle commence à se remplir à l'heure plus "respectable" de quinze heures.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-7149530234001645068?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/7149530234001645068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=7149530234001645068' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7149530234001645068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7149530234001645068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/04/18-avril-2011.html' title='18 avril 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-G8_Dq04kI_4/TcOnA4NfgKI/AAAAAAAABYQ/4mL3jMJm_HY/s72-c/ramblas.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-8726624165719053970</id><published>2011-04-15T04:48:00.009-04:00</published><updated>2011-05-06T04:20:29.585-04:00</updated><title type='text'>14 avril 2011</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-_5QHtDvYbBA/TcOu33X-7vI/AAAAAAAABZI/-YWXawHVsc4/s1600/Capture%2Bd%25E2%2580%2599%25C3%25A9cran%2B2011-05-06%2B%25C3%25A0%2B10.17.09.png" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Du jour au lendemain, d'un extrême à l'autre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après une journée en mer, nous (on devrait appeler ça un "nous" de majesté, peut-être? Azur dormait encore sur ses deux oreilles) nous sommes réveillés hier matin en plein milieu de la vieille cité de Cadix, au fond du port commercial. La dernière fois en 2006 sur le Bum chromé, nous nous étions retrouvés à l'autre bout du port, dans la marina qui se love au creux du brise-lames, avec deux bons kilomètres à marcher sur les remparts pour entrer en ville! Mais dans le temps, nous avions de meilleures jambes, donc...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Deux jours à passer ici cette fois, sans doute le temps que le navire refasse ses provisions. Nos co-passagers rechignent, pas nous: ceci est de longtemps une de nos destinations favorites, depuis que la copine Mariz, rencontrée à Barbate il y a trente ans, nous avait pratiquement forcés à aimer sa ville natale. Car Cadix, qui poursuit cahin-caha son chemin dans l'histoire depuis plus de trois mille ans, petit monde clos au bout de sa longue jetée saline, ne s'offre pas spontanément: il faut prendre le temps et faire l'effort de l'apprivoiser. Elle en vaut la peine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au sortir du port, ça m'a demandé une bonne dose de discussion (dans mon castillan tout rouillé, en plus!) et de persuasion avec les trois chauffeurs de la station de taxi la plus proche pour qu'ils en dénichent un qui parle à peu près français (accent sur le "peu"). Mais à l'usage, le jeune et grassouillet Tonio s'est avéré une heureuse découverte. Son bilinguisme relatif se compensait par une connaissance et un amour contagieux de sa cité, et par une inextinguible bonne humeur.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pendant près de deux heures, il nous a fait redécouvrir les hauts-lieux que nous avions aimés... et souvent oubliés: la cathédrale avec ses curieux murs incurvés cernés de cafés aux chaises multicolores, la belle et animée place de San Francisco en pleins préparatifs des processions de la semaine pascale, la triangulaire Plaza de Las Flores et ses tavernes où déguster les délicieuses "freiduras" (fritures de petits poissons variés) qui sont la gloire de la gastronomie locale, le port de pêche de La Caleta encadré de ses deux forteresses, le Parque Genovès avec ses extravagants ifs sculptés, hélas un peu décrépits,la petite place en face&lt;/div&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-5q3aFOpCLI4/TcOtWHXajXI/AAAAAAAABZA/tQ26KF8k6Js/s400/tronc.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603512956825013618" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px; " /&gt;&lt;div&gt; aux deux gigantesques arbres multicentenaires devant lesquels Azur a tenu à poser...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À l'heure de l'"almuerzo", tardif comme partout en Espagne, Tonio nous a persuadés d'abandonner notre réservation au célèbre El Faro pour un bistrot de ses amis. Nous nous sommes donc retrouvés à l'extrême extrémité du "muelle" du port, face à l'entrée de la marina, sous un auvent venteux quii abritait à peine un comptoir bétonné vaguement blanchi, accoté de deux toilettes sans fenêtre ni lumière. Un patron moitié chauve en bras de chemise nous a installé une table et trois chaises plus ou moins à l'écart du soleil et de la brise de mer, sous le regard narquois de trois mouettes qui ricanaient en faisant du rase-mottes sur nos têtes.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-_OklrgxUPao/TagM9YfPPDI/AAAAAAAABXI/ny3rWqo2SpY/s320/tonio.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595736785692867634" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Une tournée de xérès fino accompagné de larges tranches de chorizo et d'olives croquantes nous a fait patienter pendant que le cuisinier (moitié chauve en bras de chemise, tiens!) faisait griller deux énormes darnes de requin et frire une dizaine d'"acerias" -- les succulentes  soles grandes comme la main pêchées dans la baie voisine -- comme plat principal avec une salade poivrons-oignons-tomates, arrosés au choix de bière pression ou de gros rouge... pas question ici de demander la carte des vins, hein!&lt;/div&gt; &lt;div&gt;C'est donc le ventre bien rempli que nous nous sommes rembarqués pour une balade vers Jerez de la Frontera, sensuel grand bourg assoupi qui est la capitale mondiale des célèbres vins apéritifs portant plus ou moins son nom (xérès en français, sherry en anglais). Petit détour à travers les vignes vers La Ina, où nous allions récupérer la rondelette fiancée de Tonio, Maria, qui devait être notre guide pour la prochaine étape. Un peu décevante, il faut l'admettre.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-plcHz8X0OEQ/TagNO6abhzI/AAAAAAAABXQ/13j0e7jMX-8/s320/DSC00761.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595737086857283378" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt; À part un bel alcazar (mais pas très original) et une somptueuse cathédrale close pour réparations, Jerez ne possède que sa fameuse école d'équitation et ses multiples bodegas ou caves à vin... mais hors saison, en milieu d'heure de la siesta, tout ça était fermé à double tour, bien sûr. Heureusement, la belle route bordée de pins parasols et de jolies ventas et l'agréable compagnie de nos copains andalous ont quelque peu compensé. Une fois rentrés à bord, un conhac portugais embarqué en fraude avant-hier à Madère a bien clôturé la journée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Aurions-nous voulu que notre repas d'aujourd'hui offre le plus grand contraste possible avec celui d'hier, nous n'aurions pas pu mieux choisir. Après une grasse matinée bien méritée, j'ai convaincu Azur de se priver des délices routinières du buffet du bord pour parcourir les cinq cents mètres qui nous séparent de l'Avenida Alameda Apocada et du restaurant Balandro, réputé l'un des meilleurs de Cadix. À bon droit, on va le voir.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-_5QHtDvYbBA/TcOu33X-7vI/AAAAAAAABZI/-YWXawHVsc4/s320/Capture%2Bd%25E2%2580%2599%25C3%25A9cran%2B2011-05-06%2B%25C3%25A0%2B10.17.09.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603514636159610610" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 211px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Une charmante maître(sse?) d'hôtel nous installe avec cérémonie dans des fauteuils d'osier, devant une table ronde qui fait face aux flots pure turquoise de la baie. Ça démarre plutôt bien.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme par magie surgissent deux verres de xérès amontillado plus sec que prévu mais insidieusement parfumé, avec un amuse-gueule si simple que sa description ne saurait même en suggérer le goût délicieux: des pommes de terre légèrement sautées, froides, couvertes de persil frais et assaisonnées d'un hachis de thon à l'huile, d'oignon cru et d'oeuf dur. Nous avons dû nous retenir d'en redemander.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'entrée (à partager) est l'inévitable jambon "bellotta" fondant, tranché mince au point d'être translucide et accompagné au choix de melon blanc ou de pain-beurre. Le gigantesque plateau qu'on nous sert occupe une bonne moitié de la table, amplement suffisant même pour des appétits comme les nôtres.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Azur hérite ensuite d'une montagne de poitrine de poulet tendre, farcie de jambon haché et nappée de fromage manchego bien mûr, dont elle devra laisser près de la moitié. Moi, je dois affronter un magret de canard caramélisé tranché mince, accompagné de trois gelées (pommettes, groseilles et menthe?) et de patates légèrement sautées à l'huile d'olive. La serveuse nous a choisi un vin de pays (Moncloa 2006, inconnu jusqu'ici) souple et savoureux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Patatras pour Azur! Pas de chocolat à la carte des desserts. Plus audacieux, je me risque sur une glace au nougat local arrosée d'un caramel de vin pedro ximenès et truffée de grains secs du même raisin. Azur prend une petite cuillerée dans mon assiette, ouvre les yeux tout grands et fait un frénétique sémaphore à la serveuse: "Mi tambien!" Un délice sans nom...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est sur un petit nuage que nous parcourons les quatre ou cinq coins de rue qui nous séparent de l'embarcadère, même lestés comme nous le sommes de deux fioles de xérès et autant de coñac acquises dans une cueva voisine -- on n'est jamais trop prudent!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;(Note à ma nièce: ce chapitre est dédié spécifiquement à ceux qui pensent que le blogue est trop gourmand.)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-8726624165719053970?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/8726624165719053970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=8726624165719053970' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8726624165719053970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8726624165719053970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/04/jeudi-saint.html' title='14 avril 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-5q3aFOpCLI4/TcOtWHXajXI/AAAAAAAABZA/tQ26KF8k6Js/s72-c/tronc.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-3633082255074629187</id><published>2011-04-12T16:19:00.007-04:00</published><updated>2011-05-06T03:15:59.626-04:00</updated><title type='text'>12 avril 2011</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-GrxgPQxtsxE/TagL37wLWAI/AAAAAAAABW4/V7kzhRQMjMM/s1600/10010411%2B-%2B55.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;/a&gt;Une conversation de bar l'autre soir m'a fait voir une chose que je ressentais sans l'identifier: un paquebot géant a beau flotter, il vous isole de la mer.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mon interlocuteur était un Canadien qui travaille une partie de l'année sur les voiliers de croisière de WindStar. "Moi, disait-il, je vais sur les voiliers parce que j'aime sentir la vague, le sifflement du vent, la gîte du pont. Ceci n'a rien à voir avec naviguer; ce n'est au fond qu'un hôtel de luxe juxtaposé sur une coque ultra-stabilisée…"&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le fait d'avoir fait de la voile il y a quelques jours à peine sur le Bum chromé accentue encore pour nous la différence. Sur le cata, l'océan est omniprésent par l'odeur, le bruit, la fraîcheur des embruns, le rythme de la vague, les mouvements qu'il imprime au bateau. Il est toujours près du centre de nos préoccupations, influencé par la météo, la couleur des nuages, la direction de la houle et du vent, le sens des courants.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En croisière sur les super-yachts de Seabourn, la mer n'était déjà plus qu'un environnement vague, une cadence lointaine dont on ressentait à peine les effets. Mais à bord du Nieuw Amsterdam, ce n'est même plus cela, tout juste un décor à contempler du haut de notre véranda du sixième étage, ou pire encore, à travers les fenêtres panoramiques du bar du onzième.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-MTvZmrYNcAw/TagLmu9uwYI/AAAAAAAABWw/u2budSTm_-Q/s320/vague.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595735297077723522" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;C'est sans doute pourquoi la surprise a été si grande hier matin, lorsque après huit jours de navigation sans interruption, le paquebot a mis l'ancre au large de Madère: il a fallu monter à bord de navettes pour se faire transporter à terre. Brusquement, les mouvements relatifs du ponton d'embarquement et de la vedette, pourtant bien modérés, ont montré à tous que nous nous étions bien sujets aux caprices de la houle et du ressac.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vingt minutes plus tard, nous accostions au quai des transatlantiques de Funchal, capitale de l'île. La ville elle-même est assez spectaculaire vue de loin, une collection d'immeubles bas et de maisons blanches à toits de tuile rouge tapissant un abrupt amphithéâtre d'un vert intense, couronné par une crête de montagnes bien découpées. Toute l'île, d'ailleurs, est hérissée de montagnes dont une demi-douzaine au moins dépassent les 1500 mètres.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous avons débarqué au milieu du bazar habituel de l'accueil touristique: kiosques vendeurs d'excursions, comptoirs de souvenirs et d'artisanat, bars et restaurants portuaires, taxis jaunes et bleus… Heureusement, trois minutes plus loin nous attendaient notre guide Manuela et son chauffeur, qui nous ont aussitôt emballés dans une confortable Mercédès noire et emmenés hors de la ville le long d'une route tout en courbes et en lacets.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Première étape, le port de pêche de Câmara dos Lobos ("chambre des loups-marins"), qui devrait être archi-touristique mais qui, par miracle, l'est à peine. En effet, les quelques dizaines d'étrangers qui circulent dans les rues étroites et souvent pentues aux maisons de couleurs vives sont noyés dans la foule des pêcheurs locaux, attablés à tous les bistrots où ils jouent bruyamment aux cartes et aux dominos.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"Le poisson-sabre qu'ils pêchent habituellement vit dans les profondeurs et se prend surtout la nuit, explique Manuela. Si bien que les pêcheurs d'ici passent une bonne partie de la journée au café, ce qui donne cette atmosphère particulière au village.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"De fait, la matinée est tellement une affaire d'hommes que nous, les femmes, n'osons même pas mettre le nez dans un bistrot ou un restaurant jusqu'au milieu de l'après-midi!"&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-JB5zSvt1LY8/TagITQxIjHI/AAAAAAAABWA/i6UpHVOzrNw/s320/lobos.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595731664019426418" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="-webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Le port est un goulot étroit entre une falaise et un brise-lames, au fond duquel les barques sont simplement tirées sur une plage de galets. Entre elles, suspendus comme sur des cordes à linge, d'autres produits de la pêche locale ajoutent une note originale au décor: les "poissons-chats", petits cousins du requin, sont écartelés et mis à sécher un peu comme chez nous les morues.&lt;/div&gt; &lt;div&gt;À la sortie du petit bourg, l'église dissimule une placette ornée d'un kiosque à musique, d'où l'on a une excellente vue sur la spectaculaire falaise à pic du Cabo Giraõ, dont les presque 600 mètres en font la plus haute d'Europe. Quelques minutes plus tard, d'ailleurs, nous nous retrouvons sur un belvédère au sommet du promontoire, où la vue magnifique est quelque peu gâchée par une foule de vendeurs de bonbons, de disques et de souvenirs.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-E064KEkBZm8/TagJQZEo-UI/AAAAAAAABWY/VLbAfQUnIFg/s320/cathedrale.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595732714220747074" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="-webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Je prends la photo obligée d'une réplique de caravelle aux voiles blanches à croix rouges qui promène des groupes d'excursionnistes juste en contrebas, et achète pour Azur un sachet de (très bons) bonbons artisanaux à l'eucalyptus.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous poursuivons notre route par monts, vaux et tunnels à travers d'autres villages, tous étroitement encastrés à l'embouchure d'étroites et courtes vallées au fond desquelles coulent des torrents d'eau fraîche des montagnes et aux flancs desquelles s'agrippent des cultures en terrasses -- bananes, légumes, vignes. Petit arrêt pour admirer les curieuses sculptures d'argile qui ornent chaque coin du toit des maisons traditionnelles.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-GrxgPQxtsxE/TagL37wLWAI/AAAAAAAABW4/V7kzhRQMjMM/s320/10010411%2B-%2B55.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595735592568313858" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 280px; height: 218px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Manuela nous pointe quelques tronçons de "levadas", ces innombrables aqueducs (il y en a près de 1400 km sur une île qui fait tout juste 740 km carrés) qui amènent l'eau du nord montagneux et rocheux vers le sud aride mais au sol plus fertile.&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Nous rebroussons chemin peu après midi et grimpons à travers une bonne dizaine de tunnels jusqu'à l'observatoire de l'Eira do Serrado (1100 m), où nous dégustons un excellent poisson-sabre (quoi d'autre?) en contemplant à nos pieds le Curral das Freiras (défilé des nonnes), un joli village traditionnel situé 500 mètres plus bas.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-DYQCVMnxGqs/TagJkZjuBSI/AAAAAAAABWg/dc_eMNX7Ltc/s320/manuela.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595733057948484898" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Tout en mangeant, Manuela nous explique qu'elle a appris son excellent français sur son île, sans jamais mettre les pieds dans un pays francophone -- elle rêve de Paris, bien sûr. Tout juste quadragénaire, elle a un fils de huit ans et travaille pour une agence de voyages: "Le travail au bureau est censé être plus prestigieux, mais la paperasse et le clavier d'ordinateur, très peu pour moi. Avec le français et l'anglais, j'ai l'occasion de sortir le plus souvent possible guider des gens comme vous, et c'est de loin ce que je préfère."&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'après-midi se passe à flâner en voiture et à pied dans la petite mais délicieuse ville de Funchal, un coin de Portugal dont la végétation quasi-tropicale lui donne une saveur exotique et une langueur qui lui sont propres.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-H2D3hjT6mhg/TagJ4x3lDdI/AAAAAAAABWo/yb51aFq_XJc/s320/jesuites.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595733408071618002" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt; Arrêts à l'église des Jésuites, très ornée, où se déroule une messe chantée (Pâques approche et les Madérins sont très catholiques), puis dans une bodega voisine pour l'acquisition incontournable de deux bouteilles de bon madère, au marché populaire (pour la couleur locale) et enfin dans un stand à journaux où Azur déniche un Paris-Match et un Canard enchaîné de cette semaine. Ô bonheur!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vous l'aurez compris, nous avons beaucoup apprécié le charme paisible mais très spécial de Madère, au point d'avoir envie d'y revenir à la première occasion. C'est le coeur tout content que nous reprenons au port la navette qui nous ramène à bord à travers une houle qui, entretemps, s'est encore creusée.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-3633082255074629187?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/3633082255074629187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=3633082255074629187' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3633082255074629187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3633082255074629187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/04/12-avril-2011.html' title='12 avril 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-MTvZmrYNcAw/TagLmu9uwYI/AAAAAAAABWw/u2budSTm_-Q/s72-c/vague.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-7014002135720524581</id><published>2011-04-09T13:18:00.005-04:00</published><updated>2011-04-10T17:22:30.945-04:00</updated><title type='text'>8 avril 2011</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-7ZZAEyKnufw/TaIfAUsvEII/AAAAAAAABV4/2wJVk7XIpgI/s1600/piscine2.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;/a&gt;Dimanche le 3, lever tôt (7h30) à Miami, c'est le jour de l'embarquement pour la croisière transatlantique. Bagages faits sans difficultés, Azur a mal au coeur mais ça ne dure pas. Petit déj copieux (croiriez-vous des oeufs Benedict à l'alligator?) pour moi, frugal (fruits frais et yogourt) pour elle. Attente près de la piscine, où je rencontre de deux jeunes Gaspésiens de Matane,lui technicien, elle infirmière, qui partent sur une autre croisière -- pas surprenant, d'après l'hôtel, au moins huit paquebots prennent aujourd'hui la mer pour les Antilles, l'Amérique centrale ou l'Europe.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je remonte à la chambre pour permettre au personnel de descendre les valises, puis traverse au Walgreen's en face: aspirines, chapeau style panama, crème solaire, etc.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Peu après midi, une navette du Renaissance nous emporte vers le port de croisière, qui est tout près. L'embarquement se fait en douceur, mais la cabine n'est pas prête. Lunch, léger pour moi, plus complet pour Azur, à la cafétéria du bord, le Lido au 9e pont. Flânerie au bar extérieur arrière près d'une piscine, nous sommes un peu désorientés par la taille et la complexité du Nieuw Amsterdam: onze ponts, plus de mille cabines, sept restaurants et une dizaine de bars, un casino et trois salles de spectacle, cinq séries d'ascenseurs dont deux extérieures, deux piscines et quatre jaccuzzis, etc. On est loin de l'intimité des "super-yachts" de Seabourn auxquels nous nous étions habitués, encore plus de la péniche de luxe de Tauck et de ses cinquante cabines l'automne dernier.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vers 15h30, nous avons enfin accès à notre "verandah suite deluxe" qui est en réalité une très grande cabine avec un lit king size enseveli sous une montagne d'oreillers moelleux, plus un coin salon et une terrasse de bonne taille: transats en osier, table avec quatre chaises. Et, jouissance pour moi, la salle de bain comporte une grande baignoire avec jets tourbillon!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À 17h, nous grimpons au sommet du navire pour assister au départ. Un orchestre joue une version jazzée d'"Adieu foulard, adieu madras" sur laquelle Azur fait son numéro de danse. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-IXI3GYerutc/TaIdloS_GlI/AAAAAAAABVo/kVbBieTDcFE/s320/adieufoulard.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5594066219456993874" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Puis nous passons au bar avant pour assister à un spectacle plutôt rigolo: nous sommes le cinquième d'une série de mastodontes hauts comme des tours d'appartements (deux "Princess", un Costa et deux Holland-America) qui sortent à la queue leu-leu du canal Intercostal pour gagner la haute mer, zigzaguant dans le sillage l'un de l'autre! On dirait un troupeau d'éléphants blancs.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-w8laz4mIR0o/TaId1iU0pfI/AAAAAAAABVw/TP4S-Kz5YeY/s320/elephants.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5594066492731991538" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="-webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#0000EE;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Au bout d'une demi-heure, trois d'entre eux s'écartent vers le sud et les Antilles, l'autre navigue un bout de temps de concert avec nous vers l'Europe. Un coup d'oeil derrière permet d'en apercevoir un sixième qui nous suit, sur fond de scène d'un splendide coucher de soleil au-dessus d'une côte floridienne parsemée de gratte-ciels bleu violet qui s'enfoncent peu à peu dans une mer rose et orange parcourue de frissons indigo.&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Lundi matin, je me lève asez tôt et sors m'installer sur la véranda… mais nous ne sommes plus en Floride: l'air marin est nettement plus frisquet et m'oblige à m'habiller un peu plus chaudement. Cela fait, c'est le bonheur total: la mer à perte de vue, avec une houle juste assez forte pour bercer légèrement l'énorme paquebot. Je fais un bout de lecture, jusqu'à temps qu'Azur se réveille pour que je puisse faire venir un copieux déjeûner.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous partons explorer notre nouveau domaine. Tout en haut, sous les balcons d'observation extérieurs, deux bars: le Crow's Nest à l'avant, avec sa bibliothèque et ses jeux de société, le Silk Den à l'arrière, avec ses confortables alcoves à divans et draperies, face au restaurant asiatique Tamarind.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Juste en-dessous, le dixième étage loge quelques cabines de luxe et la salle de gymnastique, prolongée par une longue promenade à l'air libre qui fait le tour du centre du navire et sert de piste de jogging.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-7ZZAEyKnufw/TaIfAUsvEII/AAAAAAAABV4/2wJVk7XIpgI/s320/piscine2.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5594067777564381314" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt; En-dessous, le buffet-restaurant Lido, flanqué des deux piscines avec chacune leur bar extérieur, puis le salon de beauté-massage-thalasso. La passerelle de commandement se situe à l'avant du huitième, le reste étant occupé par des cabines, tout comme les quatre étages suivants (nous sommes au sixième, donc exactement au milieu).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les trois étages inférieurs abritent le bureau principal, le comptoir des excursions, deux restaurants, le casino, une série de bars dont le piano-bar et la mini-salle de concert, un "salon culinaire", deux galeries d'exposition et la grande salle de spectacles à deux niveaux. Ouf!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Lunch bon et abondant dans l'immense salle à manger du second, puis dégustation de vins (un blanc italien, deux blancs et un rouge américain, un chilien) au salon culinaire. Décidément, le Crow's Nest est destiné à devenir notre lieu de prédilection, nous y remontons en fin d'après-midi sans même nous consulter, pour lire et jouer sur nos iPads.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Rien de spécial mardi, sauf un bon souper fin au Pinnacle Grill (bisque et queues de homard grillé beurre à l'ail pour moi, poisson pour Azur). Une visite au Neptune Lounge, réservé aux passagers des suites, nous révèle les mystères de l'accès Internet à bord (compliqué et assez lent)… et le fait que nous pouvons utiliser nos téléphones portables au tarif "itinérance" normal -- les appels du téléphone de chambre sont facturés 8$ la minute! Par contre, faute de bande passante satellite, les appels par Internet (e.g. Skype) ne passent pas.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les trois jours suivants sont consacrés à une paresse éhontée, soit sur notre véranda (les transats sont confortables avec un plaid autour des jambes), soit à l'un des deux bars en haut. Nous rencontrons deux ou trois couples francophones, mais pas d'atomes crochus.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai récupéré à la bibliothèque de bord un extraordinaire roman américain récent, "The Selected Works of T.S. Spivet", de Reif Larsen. C'est une sorte de croisement improbable entre "Catcher in the Rye" et "Zen and the Art of Motorcycle Maintenance", qui me fait sourire ou m'exclamer presque à chaque page… à l'agacement visible d'Azur, frustrée de ne pas lire l'anglais! Le héros du livre est un cartographe-prodige de douze ans habitant un ranch du Montana, qui décide de traverser les États-Unis en passager clandestin des chemins de fer pour aller recevoir un prix que lui a décerné le Smithsonian, sans doute la plus prestigieuse institution scientifique américaine. Le tout est illustré de ses "oeuvres", des cartographies aussi méticuleusement exécutées que délicieusement farfelues. À ne pas rater.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-7014002135720524581?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/7014002135720524581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=7014002135720524581' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7014002135720524581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7014002135720524581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/04/8-avril-2011.html' title='8 avril 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-IXI3GYerutc/TaIdloS_GlI/AAAAAAAABVo/kVbBieTDcFE/s72-c/adieufoulard.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-4331229942899363340</id><published>2011-04-09T13:11:00.001-04:00</published><updated>2011-04-09T13:29:16.025-04:00</updated><title type='text'>3 avril 2011</title><content type='html'>&lt;div&gt;Nous avons quitté la Martinique mercredi midi à bord du Bum chromé, en compagnie du skipper Will, du cuisinier-homme à tout faire Twiggy et du technicien-réparateur Xavier, qui s'est ajouté à l'équipe en dernière minute, pour examiner le comportement du bateau en mer en cas de défauts ou lacunes imperceptibles à quai.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Lunch à la pizza dans le cockpit, tandis que nous effectuons un trajet sans histoire avec un bon vent de côté jusqu'à Sainte-Lucie, où nous reprenons presque exactement la même place au ponton qu'au dernier passage. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le bon plan est de venir ici prendre un avion direct pour Miami, après quoi le skipper ramènera le bateau en Martinique. Ça paraît loufoque, mais il y a à cela plusieurs raisons: un, ça nous offre une dernière balade en mer; deux, le voyage "direct" Martinique-Miami demandait deux escales avec changement d'avion et huit heures de temps, tandis que depuis Sainte-Lucie c'est un seul vol en 3h30 (et pour moins de la moitié du prix); trois, c'est l'occasion de voir nos deux copains sainte-luciens, Shirley Belaye et Jean-Marie Vatinelle, ratés la dernière fois.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Shirley, la veuve de notre vieil ami guadeloupéen Robert Belaye, habite tout près de la Marina de Rodney Bay; je la reconnais à peine quand elle arrive à pied, paradoxalement parce qu'elle a à peine changé depuis notre dernière rencontre il y a une douzaine d'années -- je m'attendais à ce qu'elle paraisse plus âgée! Elle s'est convertie aux Témoins de Jéhovah (son côté mystique a toujours agacé Robert), mais ça semble lui apporter une sérénité étonnante.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vati, lui, a perceptiblement vieilli depuis que nous avions pris un verre avec lui au Mango Bay du Marin il y a trois ans. Il a blanchi et marche avec un peu de difficulté. Et il a clairement été affecté par le décès de son meilleur ami (et un des nôtres) Jean-Marie Deschamps il y a un peu plus d'un an.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous passons un calme et très agréable soirée avec eux, attablés dans le cockpit, en grande partie à échanger des souvenirs communs de Montréal, de Guadeloupe et de Californie. Nos trois équipiers sont partis baguenauder dans la marina et le village voisin, pour nous accoder ce moment d'intimité.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Jeudi matin, nous fermons les bagages et les chargeons dans un immense taxi à la sortie du ponton. Pour nous rendre à l'aéroport de Henawarra, près de Vieux-Fort, il faut parcourir l'île de bout en bout, y compris une traversée à pas de tortue de la pittoresque capitale Castries, encombrée par son bruyant marché.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous arrêtons prendre du carburant en entrant en ville. Azur aperçoit un clochard assis au coin du poste d'essence et lui offre quelques morceaux d'un gâteau-coco maison que lui avait offert un copain au départ de la Martinique. Il faut voir comment le bonhomme se délecte de ce petit plaisir inattendu, roulant les yeux et nous adressant des signes de tête ravis en savourant lentement chaque bouchée...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une fois sortis de l'embouteillage, nous reprenons une jolie route qui s'insinue à travers les multiples collines et montagnes, contournant par l'arrière (côté Atlantique) le volcan actif de la Soufrière, que nous avions visité -- en taxi!! -- au moins deux fois par le passé.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'aéroport modeste mais moderne comporte un salon VIP minuscule mais joli et confortable. Le barman style grand-papa, voyant que nous parlons créole comme lui, nous prend à la bonne et nous approvisionne constamment de mini-sandwiches et de cubes de fromage arrosés de gin-tonic et d'americanos… si bien qu'au moment  de monter à bord, la tête nous tourne un peu.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bien fait, car en presque quatre heures de vol, tout ce qu'American Airlines trouve à nous offrir est de l'eau plate et du jus de pommes ou d'orange reconstitué. Même pas une cacahuète à l'horizon.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il faut près d'une heure pour retrouver dans la cohue du Miami International Airport le chauffeur que l'hôtel Renaissance a envoyé nous prendre. Ceci fait, une autre heure ou presque est perdue à parcourir l'autoroute désolante et toujours encombrée, même à neuf heures du soir, entre Miami et Fort Lauderdale.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Arrivés à l'hôtel (confortable, heureusement), tout ce que nous trouvons à déguster est un gigantesque hamburger trop cuit et un verre de lait. Nous nous écrasons dans l'immense lit king-size sans demander notre reste. De fait, je m'étais promis un trempage prolongé dans la baignoire après un mois de douches sur le Bum, mais le bain est minuscule, presque aussi ridicule que celui de notre appartement montréalais.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vendredi, repos et quelques courses dans le voisinage, puis séance-lézard à la piscine de l'hôtel, grande et agréable, bordée d'espèces de nids géants abrités sous des auvents.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Samedi matin, à peine sommes-nous réveillés que le téléphone sonne. Ce sont les Larcher du Diamant, Charles et Raphaëlle, juste débarqués d'une croisière à Panama, qui arrivent dans le hall de notre hôtel avec une copine martiniquaise. Nous les rejoignons pour le petit déjeûner, et je donne un coup de main à Charles, dont l'anglais est plus qu'approximatif, pour ses prochaines réservations d'hôtel. Car le trio ne rentre pas directement aux Antilles, profitant plutôt de l'occasion pour se balader quelques jours sur la côte sud-est des U.S.A., jusqu'en Virginie. Cela réglé, nous nous donnons rendez-vous pour le lunch.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après des achats de dernière heure dans le gigantesque centre commercial Galleria, nous les retrouvons au Bimini Boatyard, sans doute l'épitome du restaurant floridien de fruits de mer: décor nautique (sans effort, la terrasse donne sur une marina voisine), personnel déguisé, portions gigantesques d'une cuisine un peu prétentieuse, pas très raffinée mais à base de produits frais d'excellente qualité. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous décidons de célébrer dignement cette rencontre impromptue avec un kir royal à base de champagne californien; le garçon, sentant que l'atmosphère est à la fête, nous traite aux petits oignons et parade même ses quelques mots de français, plus ou moins à propos -- mais le coeur y est.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Évidemment, les occupants des tables voisines nous examinent comme des spécimens rares: du champagne et du vin à gogo à l'heure du lunch, c'est clairement pas dans les coutumes locales. Et pis après? Ça ne nous empêchera pas de nous amuser franchement et quelque peu bruyamment.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-4331229942899363340?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/4331229942899363340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=4331229942899363340' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/4331229942899363340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/4331229942899363340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/04/3-avril-2011.html' title='3 avril 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-5035088008658011378</id><published>2011-03-23T13:40:00.003-04:00</published><updated>2011-04-10T17:10:52.492-04:00</updated><title type='text'>21 mars 2011</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;L'averse (tropicale, bien sûr) de ce lundi après-midi a rafraîchi et éclairci le temps, nous incitant à sortir iPad et Mac portable sur la table du cockpit. Ils remplacent le cabaret à rhum autour duquel nous venions de rassembler le cousin Daniel et l'ami Raymond, accourus nous souhaiter la bienvenue et prendre livraison des divers lambis et langoustes rapportés pour eux par Azur.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous sommes rentrés hier soir d'une semaine aux Grenadines (tous les jours soleil, plages dorées, mer turquoise, vent tiède dans les voiles et langouste ou daurade fraîchement pêchée au menu, arrosée de rhums aux parfums variés selon les îles, la routine, quoi!). Mais pratiquement sans Internet, on ne peut pas tout avoir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous devions quitter la Martinique à bord du Bum chromé le surlendemain du Mercredi des Cendres, mais le retard du skipper à rentrer de Sainte-Lucie nous a repoussés d'une journée, combiné au fait que nous n'avions pas trouvé de remplacement adéquat à notre moteur d'annexe moribond; le lendemain, pluie diluvienne et vents tourbillonnants (non, il ne fait pas toujours soleil aux Antilles) nous ont renvoyés au dimanche, ce qui a permis de trouver un joli hos-bord 6 CV-4 temps Yamaha au capot tout blanc. Par contre, les étagères des épiceries marinoises étaient tristement dégarnies: ni miel, ni mayonnaise, ni citron vert (un comble!), ni lait frais, ni pâtisseries locales, peu de choix de café, etc.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous avons quand même mis le cap au large dimanche vers midi, profitant d'un vent d'est assez favorable qui nous a déposés à la marina de Rodney Bay, au nord de Sainte-Lucie, vers les 16 heures. Le port de plaisance, encore en construction lors de notre dernier passage il y a un an et demi, a maintenant fière allure et accueille une jolie collection de grands yachts en plus de deux ou trois cents voiliers de passage.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pendant que le nouveau skipper Will allait accomplir les formalités de douane et d'immigration, je réservais une table dans un café voisin où toute l'équipe est venue me rejoindre pour un lunch tardif et simple, mais plutôt bon.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Lundi matin, Azur dans son rôle de "la patronne" a décidé qu'elle avait besoin de récupérer et que la journée était donc proclamée "Fêt'Nèg'" -- c'est-à-dire congé pour tous les esclaves, elle comprise! Will et notre cuisinier-homme à tout faire Charles (dit Twiggy vu sa corpulence) en ont profité pour aller faire un tour dans la capitale, Castries, d'où ils sont revenus en début d'après-midi avec le gros de ce qui nous manquait de provisions.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous avions envisagé de rencontrer ce soir-là Shirley, la veuve de notre vieil ami guadeloupéen Robert Belaye, et l'ancien de la Vieille Casa Jean-Marie Vatinelle (dit Vati), qui habitent tous deux Sainte-Lucie, mais ça sera pour un autre jour…&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mardi, départ un peu tardif, ce qui nous incite à faire étape à l'une de nos escales préférées, la petite baie nichée entre les Deux Pitons, à l'extrémité sud de l'île, au lieu de continuer jusqu'à Saint-Vincent comme prévu. Je suis vivement partisan d'une grimpette (en taxi) jusqu'à Dasheene, le spectaculaire et délicieux restaurant qui surplombe la baie, mais un coup d'oeil aux vagues qui font danser l'annexe au pied d'une des jupes du cata suscite chez Azur une opposition virulente qui emporte le morceau. Repas à bord.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Assez tôt le lendemain, ayant expédié un abondant petit déj préparé par Twiggy (un cérémonial affreusement bourgeois auquel on pourrait vite prendre goût), nous levons l'ancre vers les Grenadines. Nous avons décidé de contourner entièrement Saint-Vincent, une île que notre capitaine a clairement prise en grippe après un léger accrochage avec des pirates armés de coutelas il y a quelques années. Comme nous y avions déjà fait escale à plusieurs reprises et en avions même fait le tour complet en voiture au moins une fois, nous n'y perdons pas grand-chose.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Atteinte au milieu de l'après-midi, Admiralty Bay, havre principal de la petite île de Bequia (prononcé "Bèkoué" comme tout le monde le sait) et porte d'entrée des Grenadines, est modérément encombrée. Un "boat-boy" nous attache sur une bouée au sud-ouest du gros bourg, puis revient nous prendre, cette fois sous son déguisement de "water-taxi", pour nous amener au restaurant Robby's, l'actuelle "eatery" à la mode. Dans l'intervalle, j'ai réussi à piquer une tête à l'eau à partir d'une des jupes, ma première vraie baignade depuis le départ. Triple hourrah!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mercredi matin, à ma grande déception, nous ne trouvons que quatre ou cinq modestes langoustes à vendre sur le port. Or, Azur en a promis à gauche et à droite à la Martinique, et le skipper se joint à la frénésie d'achats. Cela nous obligera donc à faire l'assez long détour vers Mustique, île des milliardaires (et d'Elton John) et quartier-général des pêcheurs de crustacés, au lieu de filer tout droit vers mon mouillage chou-chou de Mayreau. Comme je m'y attendais, la recherche et la négociation serrée d'au moins vingt livres de "omars", comme on les appelle aux Antilles, consomme la plus grande partie de trois heures, et ce n'est qu'en milieu d'après-midi que nous pénétrons dans une Saltwhistle Bay (Mayreau) déjà quelque peu encombrée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Heureusement, Will déniche un ou deux copains équipiers sur des catas déjà en place, qui l'aident à nous trouver un ancrage à la fois calme et assez près de la très jolie plage bordée de cocotiers. Dix minutes plus tard, j'ai déjà plongé dans l'eau turquoise et tiède sur fond de sable blanc, juste le temps de me bâtir un appétit pour le dîner de langoustes et pâtes à l'ail que Twiggy et Azur nous ont comploté.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-Fpio01Q8j5o/TaIcmLSNDTI/AAAAAAAABVg/IwDkxQgWPis/s400/mayreau.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5594065129337326898" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Re-baignade dès l'aube, mais je suis privé de mon spectacle favori, celui des pélicans plongeant comme des torpilles dans l'eau turquoise rendue presque rose-orangé par le lever de soleil qui se réfléchit sur les vaguelettes de l'autre côté de la barre de sable. Les pélicans sont partis ailleurs nidifier, m'explique le garçon qui prépare les petits-déjeûners au bar rustique caché sous les palmiers.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après une bonne heure à me laisser flotter dans l'eau tiède, je remonte à bord pour le café et nous appareillons pour la petite virée obligatoire aux Tobago Cays, ce refuge marin paradisiaque composé de cinq minuscules îlets ceinturés d'un fer-à-cheval de récifs coralliens qui créent une extraordinaire zone où l'eau vert d'émeraude est lisse comme un miroir, alors que juste au-dessus souffle une bonne brise. Mais il y a trop de monde pour que nous soyons vraiment tentés d'y rester. "Trois p'tits tours et puis s'en vont", comme dit la chanson. À peine le temps d'apercevoir une tortue.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le vent de nord-est nous oblige à naviguer au près serré pour remonter vers Bequia. Heureusement, sa force nous permet quand même de filer à sept noeuds et plus, pour jeter l'ancre de nouveau à Admiralty Bay avant le coucher du soleil. Les deux jours suivants, nous remontons par petites étapes vers le nord, sans grands incidents autres que quelques bonnes averses et un charmant ballet d'une quinzaine de petits dauphins café au lait-chocolat dont l'un, véritable acrobate, sautait dans les airs au moins trois fois aussi haut que sa taille, pour le seul plaisir de nous impressionner.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dimanche au soleil couchant, le ponton du Marin nous attendait, mais seulement pour se faire désirer: un sacré vent de terre nous repoussait au large (et vers la coque des voiliers voisins, fallait faire gaffe), ça nous a pris presque une demi-heure -- et des crampes dans les bras à force de tirer sur les amarres -- pour enfin nous mettre à quai. Ah, la dure vie des pauvres marins!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce matin lundi, nous avons découvert avec stupéfaction et par WiFi que la planète n'avait pas cessé de tourner en notre absence: Kadhafi se fait (enfin) bousculer à son tour par quelques Rafales, grâce aux cantonales Sarkozy risque d'être à la retraite bien avant ses 67 ans, Marine Le Pen triomphe sur un air de Guéant -- un peu vite selon moi --, et le "bi-partisme effectif" de la politique française en prend sérieusement pour son rhume! Quant au Japon, tout en compatissant, je suis d'accord avec mon ami Piazza qu'il va retomber sur ses (courtes) pattes, mais notre projet d'aller y passer quelques semaines en touristes d'ici un an est reporté sine die... Enfin, le Québec, si j'en juge par les descriptions des copains, est plongé dans sa sloche printanière annuelle. Et mon beau-frère Jean a franchi en notre absence, mais non sans compagnie, le cap des soixante ans!&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-5035088008658011378?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/5035088008658011378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=5035088008658011378' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5035088008658011378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5035088008658011378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/03/21-mars-2011.html' title='21 mars 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Fpio01Q8j5o/TaIcmLSNDTI/AAAAAAAABVg/IwDkxQgWPis/s72-c/mayreau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-6384229223282684913</id><published>2011-03-09T07:55:00.011-05:00</published><updated>2011-03-09T10:14:45.485-05:00</updated><title type='text'>9 mars 2011</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-lxFQKSgJ0Vw/TXeYNdvzyeI/AAAAAAAABVY/xC2L3RtWajA/s1600/brick.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;À six heures et quelque du matin, alors que j'écris ceci par un temps frisquet (pour la Martinique) au lever du soleil, la Fête du Mardi Gras est à peine terminée que celle du Mercredi des Cendres a commencé. Le long de la mer face au marché du Marin, un DJ fait rouler les tambours pour les survivants du Carnaval, costumés de blanc et noir, qui dansent les pieds nus dans le sable d'une discothèque improvisée: "En pyjama, lévé en pyjama"…&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne les vois pas, mais je les imagine facilement, entendant le grondement des grosses caisses et le cri des trompettes flotter à travers la baie jusqu'à notre ponton, figé dans le calme de l'aube… Personne ni rien qui bouge autour de nous, ici la trève du Carnaval, c'est sacré!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Revenons à Montréal, où les derniers jours ont été occupés par les préparatifs de départ (banque, comptable pour les impôts, retenue du courrier, bagages…) et interrompus par deux belles fêtes.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a eu d'abord de délicieux homards chez Milos, partagés avec la nièce Geneviève, son copain Yves "Number Two" et l'oncle Jean-Luc Bastien, un vieux-vieux copain des années 60 retrouvé à notre pendaison de la crémaillère, avec qui nous avons échangé des tonnes de souvenirs surtout en revenant à la maison prendre le digestif.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-G7S-RgdwtaY/TXeT9e_qu3I/AAAAAAAABU4/4OkGA_H1dUQ/s320/caubin.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5582092947650427762" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Deux jours plus tard, c'est avec le cousin Claude Aubin et sa Cécile que nous sommes allés déguster un brillant dîner gastronomique proposé au restaurant Nuances du Casino par la chef parisienne Olympe Versini, charmante, qui est venue nous faire la causette à la table. Sept petits services de dégustation, aussi raffinés et savoureux les uns que les autres, en particulier de célestes ravioles de crabe à la vanille et de petites tranches de cerf de Boileau rôti, tendres comme de la guimauve et présentées comme des sushis…&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Puis, tandis que Cécile et Claude partaient de leur côté pour le Mexique, nous nous sommes envolés vers la Martinique, via la Guadeloupe. Une longue et épuisante journée dont nous nous sommes bien remis à bord du Bum chromé, qui nous attendait (enfin, presque) au ponton 6 de la Marina du Marin.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Presque? C'est-à-dire que pendant notre absence, on a prolongé le ponton dans deux directions, si bien qu'au lieu de nous retrouver seuls au bout de notre quai comme jadis, nous sommes désormais entourés de voisins, catamarans aussi bien que monocoques.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-LzTU3y9Rrwc/TXeUiNn018I/AAAAAAAABVI/n1z2CqKGpiw/s320/ponton6plus.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5582093578642184130" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Le couple Suisse-Montpellié- rain de la Marie-Josèphe, Michel et Florence, plutôt en forme, est désormais en diagonale, c'est la "dame à la pipe" (dont le mari, gravement malade depuis longtemps, a finalement dû être hospitalisé) qui nous fait face à babord. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;À tribord, il y a deux couples martiniquais sympa qui partagent le motor-boat "Majesté", et derrière nous une énorme vedette garde-côte (rachetée par un particulier, invisible jusqu'ici), un gentil Hollandais dont le petit sloop impressionne par son excellent état et son pimpant malgré ses cinquante ans d'âge, enfin un couple de retraités polonais de Gdynia, un peu froids, mais qui se dégèlent progressivement. L'environnement typique de ce "village transitoire" qu'est toujours une marina.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-lxFQKSgJ0Vw/TXeYNdvzyeI/AAAAAAAABVY/xC2L3RtWajA/s320/brick.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5582097620239895010" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Il y a aussi l'envahissement saisonnier des grands yachts qui mouillent parmi nous en attendant de s'embarquer à bord des énormes transbordeurs qui les transporteront pour l'été vers Majorque, Valence ou Cannes. Il y a justement un superbe brick d'acier qui balance ses deux vertigineux mats à vergues au-dessus du ponton voisin du nôtre. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Changement de personnel sur le Bum. Xavier, un technicien de maintenance (qui a travaillé ici avec le Charlevoisien Jean-Seb) a pris en charge l'entretien et les petites réparations -- à cinq ans, un bateau comme le nôtre traverse une phase critique où un tas de détails doivent être revus -- et Will, un skipper quadragénaire souriant, a pris le relais à la barre du rasta Marco, qui nous avait quitté pour tenter sa chance en France. Il reste bien sûr le trio de base, le cousin Daniel aux finances, la Sainte-Lucienne Henrietta au ménage et surtout le vieil ami Raymond (qui, Dieu merci, a pris du mieux sur ses 80 ans) à la supervision.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Clairement, les gens qui avaient loué le bateau pour les Fêtes n'y connaissaient rien en catas (ils avaient pourtant un skipper accrédité), ils ont fait pas mal de dommages: crevé un hublot, raclé la coque sur un quai, perdu ou cassé des pièces d'équipement. Heureusement, tout a été réparé ou remplacé pour notre arrivée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avant notre retour, nous songions sérieusement à mettre le bateau en vente cette année; au départ de Montréal, la décision était presque prise. Et puis la lente magie de la vie a bord nous reprend, et il n'en est plus question: "Peut-être l'année prochaine, ou l'année après, ou…", temporise Azur -- qui s'est remise à lancer des invitations pour nos prochains séjours. Bon signe. M'est avis qu'à moins d'accident, la saga du Bum chromé est loin de sa fin. D'autant plus que nous mettons samedi le cap sur les Grenadines, "paradis sur terre" et sur mer d'Azur!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous renouons peu à peu avec les copains du bord de mer: Lucille et Nicole au Marin Mouillage, la Mauricienne Julia à l'Indigo, le patron néerlandais du Mango Bay, les frères Jean-Joseph au bureau de la Marina qui vient de déménager dans un centre commercial tout neuf, presque face à notre ponton. Pancho, le vieux pote de Jean-Marie Deschamps, a fini par fermer sa "boutique du Marin-Pêcheur", il y a un bout de temps qu'il en parlait. Va falloir aller le dénicher au Diamant, où il habite près de la Dizac.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dimanche, justement, Azur tenait à aller saluer sa grand-mère au cimetière de son village natal. Pendant qu'elle faisait la causette à ses morts, je suis descendu affronter les fameuses vagues de la Plage du Diamant -- qui cette fois ont eu le meilleur sur moi. Clairement, j'avais perdu la main, et juste comme je me préparais à franchir la barre des brisants pour me retrouver en eau calme, il y en a une énorme (enfin, deux bons mètres de haut) qui a surgi juste à point pour me soulever et me rouler comme une bouteille vide et me faire avaler une bonne tasse d'eau salée. La baignade n'a pas duré bien longtemps.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Hier après-midi vers 16h30, je suis parti seul comme un grand voir le "vidé", le défilé dansé du Mardi-Gras local, qui descendait du bourg pour suivre le bord de mer. Évidemment, dans un village comme le Marin, ça n'a pas le grandiose quasi professionnel de Fort-de-France ou de Basse-Terre (en Guadeloupe, où nous l'avions vécu avec les Larcher), mais la couleur locale compense amplement.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Face au marché couvert, une foule toute costumée de rouge et noir buvait rhum et bière en dégustant des acras (trop salés, pas assez de piment) et du boudin créole, en attendant l'arrivée du cortège. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-1x0LGuAd2-g/TXeUw8Cn3uI/AAAAAAAABVQ/599Mi-1mxww/s320/resille.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5582093831620779746" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 230px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Les enfants grimés ou masqués couraient et grimpaient partout, les ados en shorts et bas résille dansaient avec vigueur au son de la discothèque qui s'installait sous un auvent. Une demi-douzaine de "djab" cornus faisaient pétarader une vieille mini-Morris décorée de noir et de flammes, sans portières ni toit, tout le long du parcours.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les vibrations graves des tambours ont signalé l'arrivée du défilé, composé simplement d'un camion portant musiciens et sono, précédé et suivi d'une foule de danseurs costumés, souvent les hommes en femmes et parfois vice-versa, à laquelle une bonne partie des spectateurs se sont joints avec enthousiasme.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-WwQiZDr0Wiw/TXeUJ2CTVoI/AAAAAAAABVA/0YrM7ZnpzI0/s400/videmarin.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5582093159993923202" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 161px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Le tout s'est éloigné dans un joyeux vacarme le long de la mer vers la sortie du bourg, tandis que je suivais quelques familles qui rentraient tout doucement chez elles et des jeunes qui, lassés de courir mais non de danser, revenaient zouker à la discothèque face au marché.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il est huit heures comme je finis ceci… et la musique vient tout juste de s'arrêter: le fantôme de Mardi Gras cède définitivement la place à la réalité du Mercredi des Cendres…&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-6384229223282684913?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/6384229223282684913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=6384229223282684913' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/6384229223282684913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/6384229223282684913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/03/9-mars-2011.html' title='9 mars 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-G7S-RgdwtaY/TXeT9e_qu3I/AAAAAAAABU4/4OkGA_H1dUQ/s72-c/caubin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-196531064260912964</id><published>2011-02-14T18:37:00.006-05:00</published><updated>2011-02-14T18:55:19.019-05:00</updated><title type='text'>14 février 2011 (Saint-Valentin)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-K3wtNKIXI5A/TVm9DrIixDI/AAAAAAAABUo/-MyArhWl9yU/s1600/vue%2BLux.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 134px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-K3wtNKIXI5A/TVm9DrIixDI/AAAAAAAABUo/-MyArhWl9yU/s200/vue%2BLux.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5573693884663514162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Je reprends le blogue, le temps d'une révolution… ou de plusieurs!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est une impression curieuse, d'être juchés au sommet de notre espèce de tour d'ivoire de rentiers montréalais, de regarder dehors la tempête de neige (voir photos), et de tourner&lt;/div&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 134px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-hMSNUnD-IMw/TVm9LuwDs7I/AAAAAAAABUw/gKBHnkB82tY/s200/vue%2BLux2.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5573694023073510322" /&gt;le regard vers l'écran de télé où, sous le soleil et dans la poussière, les Égyptiens fêtent le départ de Moubarak, où les Algériens lancent timidement un mouvement dont on ne sait où il pourra se rendre, et où les femmes italiennes prennent Berlusconi par surprise à un endroit (entre les jambes, pour ne pas le préciser) où il ne pouvait voir venir le coup.&lt;div&gt;Il y a bien sûr là-dedans un peu du "Quam dulce dum in alto" de Lucrèce: se sentir bien au chaud chez soi quand sur le monde souffle la tempête, c'est un plaisir pervers mais très humain. Mais il y a aussi l'inverse, la frustration de ne pas y être, de ne pas sentir sur sa peau la bourrasque de l'Histoire; me reviennent forcément des souvenirs presque physiques du Washington de Watergate en 1974, de l'Espagne  aux derniers jours de Franco en 1975, de l'Algérie dangereusement bouillonnante de 1988-1993… &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je regarde mon ex-collègue Jean-François Lépine derrière son micro Place Tahrir, et je l'envie. D'autant que la dernière fois que nous nous étions parlé, c'était justement à son départ pour Alger dans les années 1990, quand il me demandait des suggestions et des trucs, à moi qui en arrivais.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il était donc presque inévitable que ça me redonne envie d'écrire sur le sujet et surtout de reprendre le fil de la réflexion que je n'ai jamais complètement abandonnée après la publication de ma "Démocratie cul-de-sac", justement terminée dans une chambre d'hôtel surplombant le boulevard Franz Fanon et la Grande Poste d'Alger, en juillet 1993. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Forcément, j'avais eu une sérieuse baisse de régime après l'échec des enivrantes manifestations du début 2003, où nous avons marché parmi des millions d'autres contre la guerre en Irak. La retraite, les voyages, le bateau, le nid douillet de Montpellier m'ont détourné sur d'agréables chemins de traverse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais quelque part, les idées politiques et sociales continuaient à se développer, à s'entrechoquer parfois, en particulier à l'occasion de la récente crise économique. J'ai renoué des conversations sur ce thème d'abord avec Azur, puis avec quelques vieux amis comme moi passionnés de la suite du monde (Janine Euvrard à Paris, Serge Legagneur et quelques autres à Montréal), à mesure que les choses bougeaient à Tunis, Le Caire, Téhéran et Sanaa. Ça s'est mis à déborder sur Facebook, en une série de courts mais revigorants échanges.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Finalement, dans la nuit d'hier, je n'ai pu y tenir et j'ai commencé pour moi-même d'abord un texte de réflexion un peu brouillon, que j'ai fini par expédier à une courte liste de parents et d'amis dont j'apprécie l'intelligence et la sensibilité. Et puis j'ai décidé d'élargir, en inscrivant ce texte (et un autre qui l'a immédiatement suivi) sur le blogue:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;--- Sans carte ni boussole --- &lt;/div&gt;&lt;div&gt;La Tunisie aura été une charnière dans l'histoire "après l'Histoire" (revoir Fukuyama et rire un peu). C'est le point de départ, l'étincelle improbable d'une série de révolutions populaires sans idéologie définie, sans encadrement structuré qui pourrait s'étendre à toute la planète. Un mouvement rendu possible par les nouveaux outils des technologies de l'information: Internet et téléphonie cellulaire permettent la création rapide de communautés virtuelles sans base matérielle et l'échange instantané et pratiquement irrépressible de courts messages.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La vague révolutionnaire surgit donc de manière virale à partir d'initiateurs inconnus, sans passé politique, mais dont l'ingénuité technique leur permet d'assembler "sur le tas" des noyaux d'animateurs bénévoles. Ceux-ci font boule de neige en quelques jours à peine, en fusionnant à chaud les insatisfactions et les demandes de segments importants mais négligés des populations: diplômés sans emploi en Tunisie, réprimés politico-économiques en Égypte, dissidents laïcs en Iran, femmes moralistes en Italie...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le phénomène prend au dépourvu non seulement les régimes autoritaires sclérosés, mais l'ensemble des élites traditionnelles, y compris les oppositions laïques et religieuses. Cela, d'autant plus qu'il survient dans un vide incommensurable de la pensée et des orientations politico-économiques. Le socialisme s'est déconsidéré en ne parvenant pas à se renouveler au lendemain de la chute du soviétisme, entraînant au contraire les "partis des travailleurs" dans d'indignes luttes de chapelles et d'ambitions personnelles. Le capitalisme a montré ses lacunes dans les crises financières et économiques de 2000-2001 et 2007-2009; sa "compagne de route" la démocratie bourgeoise à l'Occidentale a révélé sa vraie nature d'esclave des possédants en prenant parti contre les citoyens et pour les banquiers et les agioteurs à cette occasion. Les mouvements verts et altermondialistes ont des visions sympathiques, mais trop parcellaires et trop "anti" pour prétendre prendre le relais.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Où allons-nous mantenant? La question était intéressante mais théorique jusqu'en décembre dernier. Elle devient d'une urgence cruciale devant ces révolutions bien réelles et dramatiquement justifiées qui vont vite s'avérer en manque d'orientation et d'armature intellectuelle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les idées mènent le monde? Si c'est le cas, face à tous les espoirs que suscite le mouvement actuel, il faut avouer que notre monde se retrouve sans leader, sans carte ni boussole!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;-- Sans carte ni boussole bis --&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai reçu un message détaillé de François Piazza qui m'a inspiré en retour une série de précisions et d'additions à ma réflexion précédente:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;a) C'est vrai que ce sont des révolutions urbaines, mais ne le sont-elles pas toutes? La Bastille n'était pas à Bécon-les-Bruyères que je sache, ni le Potemkine ancré dans un port de pêche de la Mer Noire! De fait, le Caire, Alexandrie et Suez avec leurs banlieues représentent plus du tiers de la population égyptienne, bien plus que les villes américaines en 1776, les françaises en 1789 ou les russes en 1917. En revanche, je ne connais pas une jacquerie paysanne qui ait renversé un État bien établi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;b) Si je me fie à mes souvenirs du Sénégal et à ce que Kada Hechchad me dit de l'Algérie d'aujourd'hui, le cellulaire est loin d'être un phénomène purement bourgeois. Au Sénégal, au moins un gamin dépenaillé sur deux en avait un… qu'il finançait en vendant des puces ou du temps d'antenne! Et Kada me dit qu'en Algérie, tous les étudiants ont leur portable… et beaucoup de ménages urbains et presque toutes les fermes le leur, puisque c'est plus facile à obtenir qu'une ligne fixe. Quant à l'Internet, j'ai été abasourdi il y a deux ans de constater dans le Saloum que des villages de 2-3000 habitants (sans un seul bourgeois à cinquante km à la ronde) avaient leur Cybercafé… qui était une des seules baraques électrifiées du coin!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;c) Tout pays qui bloque le Net et le cellulaire plus que quelques jours se condamne à une stagnation économique insupportable à très court terme, sans compter les pressions internationales pour que ça cesse. Par exemple, si le Maroc coupe le Net à Essaouira (Mogador), le marché du port ferme le jour même et le poisson pourrit sur place! Quant au filtrage sélectif, un État techniquement avancé comme la Chine semble pouvoir le faire... mais ce n'est pas le cas de tous, il s'en faut.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;d) Contrairement aux révolutions nationalistes et socialistes du passé, qui proposaient somme toute un modèle unique qui s'est souvent avéré un lit de Procuste pour des pays très différents, celles-ci sont des actions "sur-mesures" à géométrie variable, ce qui est un avantage gigantesque en termes de mobilisation sur le coup… et un danger tout aussi considérable quant aux suites prévisibles, comme la Tunisie est hélas en train de le démontrer. Est-il possible à un soulèvement de tirer avantage de cette flexibilité sans en être ensuite victime? &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce dernier élément, auquel j'avais fait brièvement allusion dans ma première analyse, mérite clairement qu'on s'y intéresse plus en profondeur… en tenant compte notamment des diversités extérieures et intérieures des sociétés. Au fond, "la Syrie" vue comme un bloc, c'est probablement tout aussi trompeur que "le monde Arabe" ou "l'Occident" (je pense notamment au simplisme du "Choc des civilisations" d'Huntingdon). Je compte poursuivre cette réflexion, et si quiconque a des idées à offrir sur le sujet, je ne demande pas mieux!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-196531064260912964?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/196531064260912964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=196531064260912964' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/196531064260912964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/196531064260912964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/02/14-fevrier-2011-saint-valentin.html' title='14 février 2011 (Saint-Valentin)'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-K3wtNKIXI5A/TVm9DrIixDI/AAAAAAAABUo/-MyArhWl9yU/s72-c/vue%2BLux.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-367353151301504586</id><published>2011-01-10T15:12:00.013-05:00</published><updated>2011-01-10T16:05:14.002-05:00</updated><title type='text'>10 janvier 2011</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TSt0cO_IAEI/AAAAAAAABUc/T2F6z9q3BK0/s1600/cremail%2B%25281%2529.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Je recommence par la fin. Par cette journée d'hier, toute en mode mineur, en une sorte de lente et paresseuse et flottante "déconstruction" du jour précédent. J'"haïs" ce terme, mais c'est le seul qui sonne juste pour qualifier l'état dans lequel Azur et moi nous sommes trouvés au lendemain de la fabuleuse charge émotionnelle qu'a été pour nous la pendaison de la crémaillère samedi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous nous sommes levés peu avant midi, avec la nette impression de sortir d'un trop beau rêve (avons-nous même pris un café? est-ce qu'on a mangé quelque chose? me rappelle pas). Et les coups de téléphone et les courriels de nos invités de la veille n'ont cessé, tout le reste de ce dimanche, d'entretenir cette illusion. Tout le monde voulait nous remercier, alors qu'au fond c'est nous qui leur devions une énorme reconnaissance. Tout simplement, comme dit Azur, "parce que c'est les invités qui font le party"!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pourtant, tout avait été improvisé au dernier jour ou presque. Depuis des mois, nous avions bien la vague intention de marquer le tournant de l'année par une petite fête de famille célébrant notre installation dans le nouveau logis montréalais. C'est à Paris, presque à la mi-décembre, qu'a surgi l'idée d'y associer quelques vieux amis. Rentrés à Montréal, en faisant la liste de ceux que nous avions le goût de voir, petit à petit nous nous sommes rendu compte que nous serions si nombreux que faire ça dans l'appartement même était irréaliste. Donc, au lendemain de Noël, il a fallu trouver un local approprié et quelqu'un pour nous aider à organiser le tout. Ce que nous avons fait dans les tout derniers jours. Certains des invités n'ont été contactés que la veille…&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce que ça a donné, c'est une des belles fêtes que nous ayons vécues, un de ces moments où se suspend le cours normal des choses pour créer une bulle d'intemporelle amitié toute chaude et toute douillette que rien ne vient percer. Vous vous rendez compte que pendant les huit heures et quelque que ça a duré, pas un téléphone cellulaire n'a sonné?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Donc, samedi vers midi et demi, sont arrivés ma nièce Geneviève et son copain Yves Prairie (dit "Yves Number Two" depuis une fameuse croisière dans les Grenadines sur le Bum chromé), que nous avions conscrits pour nous donner un coup de main à la réception des invités.&lt;/div&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TStqM1x0t-I/AAAAAAAABTk/FmPe4qFMQWE/s320/cremail%2B%25280%2529.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560654933746038754" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ceux-ci ont vite suivi, et dès 13h15, notre salon se remplissait d'un monde quelque peu bruyant qui célébrait de chaudes retrouvailles (parfois après des décennies).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une demi-heure plus tard, nous étions une trentaine qui éclusaient joyeusement, "qui s'esclaffaient qui parlaient haut" tous en même temps (nos parents et amis ne sont pas précisément de timides violettes) dans une pièce surchauffée, surchargée de tous les bouquets de fleurs offerts à Azur : il était temps de déménager.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15.9722px; color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TSt0cO_IAEI/AAAAAAAABUc/T2F6z9q3BK0/s200/cremail%2B%25281%2529.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560666193327030338" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 200px; height: 134px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15.9722px; -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Mais ce court passage dans l'appartement avait joué son rôle, celui de créer un climat d'informalité qui allait se prolonger si agréablement dans le décor plus impersonnel du "penthouse" de la Résidence, réservé pour l'occasion. Celui-ci consiste en deux salles, la salle à dîner d'un côté, de l'autre un salon cossu transformé en bar &lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TStsoMrek1I/AAAAAAAABT0/XxUEaflu89c/s320/cremail%2B%25282%2529.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560657602773160786" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;br /&gt;où le chef Bruno Ferrès et son fils Alex nous offraient le prolongement de l'apéritif, en particulier un kir à la blanquette de Limoux qui a entretenu l'atmosphère festive et décontractée déjà initiée quatre étages plus bas. Les (presque) derniers invités s'y sont pointés, le beau poète et ami d'enfance Yves Préfontaine et sa compagne Louise, et ma soeur Marie qui avait eu la splendide idée de retourner chez elle quérir sa  guitare.&lt;/div&gt; &lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TSttCmrh0aI/AAAAAAAABT8/mst_QVKZfNM/s320/cremail%2B%25284%2529.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560658056429293986" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.9722px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;C'est seulement vers 15 heures qu'Azur et Geneviève ont entraîné la masse du groupe loin du bar vers le buffet pour lequel nous nous sommes répartis, au hasard d'affinités pas toujours électives, entre les cinq tables dressées par le chef-traiteur.&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Le menu, pas compliqué mais fin et savoureux, a vite attiré tout le monde vers la table de service où officiait notre maître-queux (dont la "Table de Bruno" fait nos délices presque tous les jours au LUX Gouverneur). Crudités et charcuteries en entrée, filet mignon glacé débité en tranches ou filet de saumon en sauce comme plat principal, suivis d'un très bon plateau de fromages, d'une fondante bûche et d'un étalage de pâtisseries. Avec pour arroser tout ça un choix de brouilly, bourgogne passe-toutgrain, petit bordeaux, saint-véran ou re-blanquette. Plus, évidemment, du thé pour Denise Boucher!&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.9722px;"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TSttdXLcfmI/AAAAAAAABUE/5evj1FeMh0w/s400/cremail%2B%25285%2529.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560658516124663394" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;C'est au moment du fromage (merci le chaumes!) que le climat est devenu encore plus magique, quand Marie a mis son instrument entre les mains de Michel Robidoux. Le guitariste chouchou de Charlebois, Ferland et bien d'autres a d'abord passé la main au charmant et charmeur Pierre Létourneau, qui a mis les larmes aux yeux à plusieurs en reprenant (souvent avec choeur impromptu) ses "Colombes", "Tous les jours de la semaine" et une ou deux plus récentes. Puis tout le monde a chanté avec Robidoux l'enjôleur "Petit roi" qu'il avait composé il y a quarante ans (chut!) pour Jean-Pierre Ferland : "Dans mon coeur et dedans ma tête il y avait autrefois…"&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Michel a ensuite entamé la mélodie de l'unique chanson que nous avions concoctée ensemble, dans le jardin de Létourneau il y a quelques années, "Je ne veux plus partir". Comme il avait des blancs de mémoire sur les paroles, j'ai récité celles-ci pendant qu'il jouait. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce qui a donné à quelqu'un l'idée géniale de demander -- ou plutôt de commander -- au parfois modeste Yves Préfontaine de lire un de ses poèmes tiré d'Être-Aimer-Tuer, "Cadences", sur un fond sonore de Robidoux improvisant en sourdine. Instant exceptionnel et silence religieux.&lt;/div&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TStt1rHxbMI/AAAAAAAABUM/vWVn77eKMcg/s320/cremail%2B%25286%2529.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560658933794827458" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;div&gt;Denise Boucher a suivi dans le même esprit (pendant qu'Alex, imperceptible de discrétion, faisait circuler les digestifs) avec un de ses beaux poèmes de Grandeur nature, "Prière d'envoyer des fleurs". Je me doutais bien que notre toujours suave Haïtien Serge Legagneur ne voudrait pas prendre la parole, mais François Piazza aurait pu suivre avec un texte de L'Identité, si un sursaut de timidité (!) ne l'en avait empêché. Si bien que le graphiste-typographe Robert Myre, qui avait eu l'inspiration d'apporter le catalogue (que nous avions fait ensemble il y a une quinzaine d'années) de l'expo de la collection de Papa Pedro (Rubio) à l'Inspecteur épingle, me l'a mis dans les mains pour que je puisse clore cette phase de la fête en lisant mon "Salut Pépine" que nous y avions inséré à la mémoire du cher et fantasque José Barrio.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Marie a ensuite repris sa guitare et, avec entre autres mon frère Antoine, Azur et la femme du cousin Claude, Cécile -- qui avait également été dans sa jeunesse l'amie d'un de nos autres grands disparus Lucien Gagnon --, s'est mise à rejouer et chanter nos communs favoris de la chanson française et québécoise: Vigneault, Ferré, Beau Dommage, Ferrat, etc. Et Brassens, bordel!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pendant ce temps, les conversations se renouaient aux autres tables, notamment entre Préfontaine, jadis indépendantiste militant au RIN, et l'aîné de mes cousins, Claude Aubin, ouvertement fédéraliste et pourtant nommé président de l'Office de la Langue française par le premier ministre René Lévesque. Savoureux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Peu à peu, quelques invités ont commencé à quitter, tandis que d'autres (Guy Lalonde, alias "Tabarnak-de-Tabarnak" selon Azur, ancien technicien virtuose du son dans l'équipe de Guy Latraverse et parfait compagnon de virées mémorables) allaient fumer sur le toit voisin. Il faudrait parler de tous les autres qui sont venus apporter leur contribution à cette fabuleuse journée : la  belle et rieuse Monique Dussault, graveure et éditeur d'art, l'ancien réalisateur de Radio-Canada Jean-Pierre Sénécal, célèbre autant pour sa passion des DS Citroën que pour ses "fêtes dans l'île", mon neveu Vincent, curieusement effacé pour un comédien et très tôt parti, ma chère ex-collègue Ingrid Saumart, passée jadis du monde des spectacles dans Spec aux pages de La Presse consacrées, disait-elle, à "la guenille" (officiellement "Cahier de la mode"), mon ancien associé Vallier Lapierre, lui aussi atypiquement discret, notre ami commun, ancien felquiste et toujours passionné de multimédia Gérard Pelletier… J'en oublie sans doute.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est en redescendant à l'appartement avec le dernier "noyau dur" de la fête (nous étions quand même une fière dizaine) pour le coup de l'étrier, que nous avons eu une dernière belle surprise : la tardive apparition de Louisette Dussault, la "Souris-verte" d'enfantine mémoire (sans compter combien d'autres beaux rôles), qui arrivait d'aller visiter ses petits-enfants mais n'avait pas voulu rater au moins la fin de la journée. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.9722px;"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TStzxySW0DI/AAAAAAAABUU/5layoERkefc/s320/cremail%2B%25287%2529.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560665464068558898" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Suivie de près par Jean-Luc Bastien, oncle d'Yves Number Two, qui fut régisseur du TNM quand Azur y jouait "le Soulier de satin" et "les Sorcières de Salem", puis metteur en scène de "Les Fées ont soif" de  Denise Boucher ! Leur présence a redonné à la soirée un bel élan final, célébré en embrassades, chauds échanges de souvenirs… et quelques libations.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Salut, les copains!&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-367353151301504586?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/367353151301504586/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=367353151301504586' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/367353151301504586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/367353151301504586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2011/01/10-janvier-2011.html' title='10 janvier 2011'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TStqM1x0t-I/AAAAAAAABTk/FmPe4qFMQWE/s72-c/cremail%2B%25280%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-6005976288190783070</id><published>2010-11-17T16:08:00.007-05:00</published><updated>2010-11-17T16:35:23.856-05:00</updated><title type='text'>15 novembre 2010</title><content type='html'>Dimanche dernier, départ pour Paris sur TGV Thalys. Cavalcade à travers la gare et ses escaliers vétustes, bagages à la traîne -- Azur trouve un manutentionnaire secourable pour  nous fournir un coup de main très bienvenu. Train très confortable, presque vide, mais repas froid et léger. Paysage ultra-plat : dunes hollandaises, plaine interminable belge et flamande, presque jusqu'aux portes de Paris.&lt;br /&gt;Gare du Nord, la file d'attente pour les taxis est inexistante, en vingt minutes nous sommes au Trocadéro devant notre hôtel habituel. Brève sortie dans un troquet du coin pour une soupe à l'oignon.&lt;br /&gt;Lundi, début d'une semaine de cocooning éhonté, encouragée par un temps froid et pluvieux presque sans interruption. Pendant qu'Azur va chez le coiffeur mardi, j'en profite pour une balade en métro et du lèche-vitrine informatique à Montgallet. On se retrouve au Bar à huîtres du boul. Beaumarchais pour une orgie de coquillages et de poisson.&lt;br /&gt;Après discussion, nous décidons de ne pas nous rendre comme prévu en Martinique en fin de semaine, mais de rentrer directement à Montréal, pour cause surtout de lassitude physique et mentale. En contrepartie, nous resterons plusieurs jours de plus à flâner à Paris.&lt;br /&gt;Vendredi, choucroute décevante aux Tramways de l'Est, face à la gare du même nom; le resto, un de nos vieux favoris, a changé de propriétaire. Ça nous apprendra.&lt;br /&gt;Très bonnes pâtes à l'ail sous une montagne de parmesan dans un Italien du quartier Victor Hugo dimanche. Nous ne manquons pas grand-chose en ratant la finale de l'Open de tennis de Bercy, où Soderling bat facilement un Monfils épuisé par ses exploits de la semaine passée.&lt;br /&gt;En soirée, la télé est entièrement monopolisée par un ballet de personnalités folkloriquement hexagonal: le remaniement ministériel attendu depuis au moins cinq mois. Pas de grande surprise, pourtant, Sarkozy reconduit à contre-coeur Fillon comme premier ministre. Il y a bien le départ grognon de M. Écologie, Jean-Louis Borloo qui, frustré de ne pas avoir la place d'honneur, s'est brusquement rappelé qu'il n'est pas de droite mais du centre. Et le retour annoncé de l'ancien premier ministre Juppé, qui était en pénitence pour avoir été pris les doigts dans le tiroir-caisse il y a quelques années. La fin de l'"ouverture à gauche" sarkozyste est confirmée... elle était prédite depuis au moins le début de l'année. On en revient à un régime de droite pure et dure.&lt;br /&gt;Vivement Montréal, d'où vous parviendra sans doute la suite du blogue dans quelques semaines... ou quelques mois!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-6005976288190783070?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/6005976288190783070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=6005976288190783070' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/6005976288190783070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/6005976288190783070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/11/15-novembre-2010.html' title='15 novembre 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-7181778670345108610</id><published>2010-11-11T11:43:00.005-05:00</published><updated>2010-11-12T05:48:22.963-05:00</updated><title type='text'>7 novembre 2010</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TN0ZvMam--I/AAAAAAAABTY/VHsje4xe9eg/s1600/gravure.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Le Pulitzer Hotel est une curiosité amstellodamoise: le petit-fils de Joseph Pulitzer (journaliste américain créateur des prix du même nom), a regroupé il y a une quarantaine d'années quinze maisons datant de 1615-1650 à l'intersection de deux canaux, pour en faire une auberge grand confort dotée d'un bar renommé et d'un excellent restaurant. Tout le service et la qualité d'un palace mais sans la prétention... avec en prime l'impression de se trouver au cœur de la vie urbaine.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Nous avons hérité d'une belle chambre, pas très grande, à plancher de bois franc et poutres apparentes, juste sous les toits. Un cocon douillet qui ne pouvait mieux tomber, vu le froid et la pluie dehors.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ça ne nous a pas empêchés d'endosser chandails et impers pour explorer le voisinage... et finir par revenir manger au "238", le resto de l'hôtel qui nous sert (entre autres) les meilleures grosses frites dorées presque brunes que j'aie dégustées depuis Bruges.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TN0YiLWn0kI/AAAAAAAABSw/KnC0HNuT9og/s320/canal.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538610092177871426" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 230px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Le lendemain vendredi, nous suivons le conseil du Routard (et du concierge) sur la meilleure façon de voir Amsterdam et grimpons à bord d'un des trams blancs et bleus qui fourmillent dans le coin, pour zigzaguer dans les principaux quartiers, enjamber les multiples canaux et aboutir à la Station Centraal, l'immense gare de brique rouge à clochetons victoriens qui est le point de ralliement de tout ce qui circule en ville -- innombrables vélos inclus.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après avoir acheté nos billets de TGV Thalys pour Paris, nous faisons un stock de journaux et revues en français et montons à l'étage bouffer de la grosse et savoureuse cuisine locale à &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TN0YtnQH06I/AAAAAAAABS4/AElMgOi6xQE/s320/eersteklas.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538610288645362594" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;l'Eersteklas, brasserie qui occupe (comme son nom le laisse deviner) l'ancienne salle d'attente des premières classes et dont la vedette est un cacatoès blanc, bien installé au comptoir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Re-balade en tram avec bien des détours jusqu'au Pulitzer, où nous tombons sur deux de nos ex-compagnons de croisière, avec lesquels nous décidons de partager une promenade en bateau-mouche sur les canaux à la tombée de la nuit.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Non seulement fait-il déjà noir lorsque nous nous glissons à bord de notre embarcation, une pétrolette &lt;/div&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TN0Y-EuSwZI/AAAAAAAABTA/Tx78pxBEQxg/s200/pulitzer.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538610571434443154" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 200px; height: 132px; " /&gt;&lt;div&gt;centenaire digne de figurer dans un musée, mais encore il pleut à décourager un canard. Mauvais plan? Pas du tout: d'abord, nous ne sommes que quatre à bord avec le skipper Jack, et nos compagnons san-franciscains sont charmants. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et voir Amsterdam illuminée d'un point de vue au ras de l'eau, tout en louvoyant dans les plus petits canaux et sous les arches sombres des ponceaux, est une expérience à ne pas manquer. Une heure et demie d'un plaisir aussi raffiné qu'imprévu.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le seul moment délicat survient au retour à l'appontement de l'hôtel, lorsqu'il faut se mettre à trois pour extraire Azur de la cabine à travers une écoutille vraiment pas faite pour des athlètes de notre âge!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Samedi, journée de musées. Hélas, le célèbre Rijksmuseum est en grande rénovation, seule une infime partie de ses fabuleuses collections est ouverte au public  dans une seule aile... à la porte de laquelle une queue interminable se bouscule sous une pluie battante. "An-an", comme on dit en créole.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Heureusement, tout juste derrière se trouve le moderne Musée Van Gogh, bien moins assiégé et, dans les circonstances, presque aussi attrayant. Nous y passons une heure et demie de bonheur: en plus des grandes et petites œuvres du Pauvre Vincent, les quatre niveaux abritent une série de beaux tableaux des peintres qui l'ont inspiré, de ceux qui ont été ses amis et ses compagnons de route, notamment les impressionnistes et les symbolistes, et de ceux qu'il a influencés, comme les Fauves (notamment Vlaminck et Derain). Lunch typiquement amstellodamois, place du Spui, dans une modeste rôtisserie argentine fréquentée par une faune bigarrée et cosmopolite, suivi d'un autre parcours en tramway jusqu'à Waterlooplein, où nous tombons en plein milieu d'un immense marché populaire. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TN0ZQEDT9bI/AAAAAAAABTI/7-Jqr53VfLE/s320/bulles.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538610880491812274" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 206px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;À travers les bulles de savon géantes lancées dans la foule par un trio de bateleurs, nous atteignons la Maison de Rembrandt, transformée en fascinant musée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il faut évidemment escalader les cinq escaliers en colimaçon qui mènent jusqu'aux combles, mais chaque étage est une découverte. Les deux premiers sont les pièces à vivre, tenues comme si le peintre allait se ramener d'un instant à l'autre: les lits sont faits la table est mise. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TN0ZhclA6MI/AAAAAAAABTQ/BoSX-XpI-zA/s320/couleurs.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538611179133397186" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 234px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Plus haut, il y a l'atelier, au centre duquel trône le chevalet derrière lequel une jeune femme broie et mélange les couleurs à l'huile selon les méthodes de l'époque. Le dernier étage est réservé à la collection personnelle de Rembrandt -- quelques-unes de ses propres œuvres, mais surtout celles de ses contemporains qu'il appréciait. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TN0ZvMam--I/AAAAAAAABTY/VHsje4xe9eg/s320/gravure.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538611415312956386" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Enfin, l'espace sous les toits est consacré à la gravure, aussi bien le matériel technique et les plaques que les épreuves du maître et de ses élèves.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous avions aussi prévu des visites à la maison d'Anne Frank, à la célèbre Vieille Bourse et à l'intrigant Musée des Syndicats, mais avec la pluie, le soir qui va tomber bientôt et les bagages à faire...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-7181778670345108610?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/7181778670345108610/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=7181778670345108610' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7181778670345108610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7181778670345108610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/11/7-novembre-2010.html' title='7 novembre 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TN0YiLWn0kI/AAAAAAAABSw/KnC0HNuT9og/s72-c/canal.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-7108880713356649094</id><published>2010-11-05T15:55:00.005-04:00</published><updated>2010-11-05T16:14:18.049-04:00</updated><title type='text'>4 novembre 2010</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNRifnZsjxI/AAAAAAAABSo/uLEJ_mXL2Hk/s1600/hollande.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Dimanche sur le Main encore, en descendant tout doucement vers le Rhin.&lt;br /&gt;La croisière étant foncièrement américaine, on se prépare à célébrer l'Halloween, fête par excellence des grands enfants (plusieurs déguisés pour l'occasion). &lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.9722px;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNRhrPshDMI/AAAAAAAABSA/YpV1AFHU9iQ/s320/halloween.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536157237520698562" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 186px; " /&gt;&lt;/span&gt;Surprise très sympa, ça prend la forme d'une soirée d'amateurs qui fait la part belle aux talents de l'équipage et du personnel de bord. Saynètes humoristiques sur la vie à bord, pantomime, démonstration d'instruments de bambou par trois garçons javanais, chorégraphie hip-hop rigolote... Et pour finir, les employés invitent à danser leurs passagères et passagers préférés.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.9722px;"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNRh4O0wiNI/AAAAAAAABSI/cUIvJtLtCCc/s400/frankfurt.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536157460625131730" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 199px; " /&gt;&lt;/span&gt;Lundi de la Toussaint, nous laissons à tribord sans même ralentir Frankfurt am Main, grande capitale régionale moderne, puis à babord Mainz (Mayence) qui marque l'embouchure du Main et notre entrée dans le beaucoup plus vaste Rhin. Ça nous paraît un peu idiot de rater ainsi deux villes importantes et dynamiques, mais tant pis.&lt;br /&gt;Nous ne faisons escale qu'à la nuit tombante dans le centre par excellence du vignoble du riesling rhénan, Rudesheim, gros bourg pittoresque hyper-touristique. À voir le foisonnement des restos, bars à vin, hôtels, pensions, galeries, caves, celliers et boutiques, on se demande s'il reste place pour quelques authentiques habitants. Pour ne pas déparer l'atmosphère, c'est un petit train sur pneumatiques, frère jumeau de ceux de la Place d'Armes à Québec ou du Vieux-Port de Marseille, qui nous emmène après moult détours au Musikkabinett, un assez original musée consacré aux automates musicaux anciens. Il y a là de tout, depuis la classique cage à serins-boîte à musique du 18e jusqu'à un complexe et ingénieux orchestre mécanique dont les rouleaux contrôlent une quinzaine d'instruments tonitruants, en passant par une jolie collection d'orgues de barbarie à manivelle. Sans oublier une copie quasi conforme du piano mécanique à pédales qui ornait le salon de notre jeunesse. Nostalgie...&lt;br /&gt;Et pour finir, un souper communautaire au riesling (forcément) mettant en vedette le fleuron de la gastronomie locale, le sauerbraten: une sorte de daube de bœuf mariné. Avec accompagnement d'un orchestre on ne peut plus "oum pa-pah" jouant valses et polkas dans un vacarme à vous fendre la tête. Comment le peuple qui se goinfre d'une musique populaire aussi épaisse a pu engendrer également Bach, Haydn et Beethoven est une chose qui me dépasse.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.9722px;"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNRiOxCscCI/AAAAAAAABSQ/SRCqvT4Gxuc/s320/chateau-rhin.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536157847767511074" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;Par une curieuse erreur de program- mation, il faut se réveiller presque en pleine nuit mardi matin pour avoir une chance d'apercevoir dans une pénombre embrumée ce qui aurait dû être un des clous, sinon LE clou de la croisière: la stupéfiante série, quasi ininterrompue, des archi-romantiques châteaux du Rhin, agrippés à leurs pitons et promontoires au-dessus de leurs pimpants villages au sud de Coblence.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.9722px;"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNRiT_ScRNI/AAAAAAAABSY/cmAbufuJH5k/s320/lorelei.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536157937491002578" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;Heureusement, lorsque nous arrivons à la courbe du fleuve qui contourne le Rocher de la Loreleï, le jour s'est enfin levé. J'en profite pour partager avec quelques autres courageux lève-tôt la Nuit rhénane d'Apollinaire, qui me paraît taillée sur mesures pour l'occasion:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme&lt;br /&gt;"Écoutez la chanson lente d'un batelier&lt;br /&gt;"Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes&lt;br /&gt;"Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Debout, chantez plus fort en faisant une ronde&lt;br /&gt;"Que je n'entende plus le chant du batelier&lt;br /&gt;"Et mettez près de moi toutes ces filles blondes&lt;br /&gt;"Au regard immobile, aux nattes repliées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le Rhin, le Rhin est ivre où les vignes se mirent&lt;br /&gt;"Tout l'or des nuits vient en tremblant s'y refléter&lt;br /&gt;"La voix chante toujours à en râle-mourir&lt;br /&gt;"Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mon verre s'est brisé dans un éclat de rire."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous laissons tomber la visite de Coblence pour nous laisser tout doucement entraîner le long des nombreux détours du fleuve jusqu'à Cologne, notre dernière escale. &lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.9722px;"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNRiaROfxEI/AAAAAAAABSg/PkTQhhGx-qI/s320/cologne.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536158045385507906" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;Éblouissement de la visite de l'immense et géniale cathédrale gothique, un peu gâté par une guide en retard sur son horaire qui nous fait tout parcourir au pas de course et par la lumière défaillante d'un entre-chien-et-loup pluvieux. Sans compter la frustration de ne rien voir d'autre de ce qui nous paraît une fort belle ville.&lt;br /&gt;Mercredi se lève sur les méandreux bancs de sable surmontés de vastes prairies plates parsemées de moutons qui marquent l'arrivée du Rhin aux Pays-Bas.&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.9722px;"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNRifnZsjxI/AAAAAAAABSo/uLEJ_mXL2Hk/s320/hollande.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536158137237409554" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt; Encore une ou deux écluses (les 67e et 68e du voyage, pour ceux que ça pourrait intéres- ser), et le Swiss Sapphire vient s'amarrer pour de bon au quai des croisières, quelques encablures à l'ouest de la Gare centrale, cœur de la vieille cité marine d'Amsterdam.&lt;br /&gt;Emballage des bagages, coquetel et souper d'adieu, échange d'adresses Internet (bientôt oubliées?) avec les plus sympathiques de nos co-passagers... Une dernière nuit un peu nerveuse dans la cabine qui était presque devenue "chez nous".&lt;br /&gt;Demain, c'est un autre monde.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-7108880713356649094?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/7108880713356649094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=7108880713356649094' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7108880713356649094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7108880713356649094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/11/4-novembre-2010.html' title='4 novembre 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNRhrPshDMI/AAAAAAAABSA/YpV1AFHU9iQ/s72-c/halloween.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-6408272753412665159</id><published>2010-11-03T02:20:00.003-04:00</published><updated>2010-11-03T03:12:35.046-04:00</updated><title type='text'>30 octobre 2010</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNEJplgxPSI/AAAAAAAABR4/72IBPXi-CuU/s1600/propret.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;L'allemande Regensburg, notre étape de mercredi, c'est Ratisbonne en français. Par une inversion inattendue, les langues germaniques et nordiques ont retenu la racine du nom latin de cette très vieille cité (Regina), les langues latines le nom celtique (Ratas).&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNEISk04YQI/AAAAAAAABRA/surs4lxijU4/s320/ratis.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535214532231192834" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Sous une appellation ou l'autre, ce "Patrimoine de l'humanité" selon l'UNESCO mérite la visite. Pas tant pour un monument en particulier -- quoique certains, dont la cathédrale et le très vieux (1017) pont de pierre sur le Danube, sont remarquables --, mais pour le cadre et l'atmosphère très spéciale d'une grande ville médiévale presque intacte et encore habitée. Il y a des scories touristiques, certes, mais la plupart des gens qu'on croise dans les petites rues tordues et inégalement pavées sont du "vrai monde" qui travaillent, boivent, s'amusent, se courtisent là tout naturellement, sans s'occuper de nous.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La ville est aussi truffée d'exemples réjouissants d'humour moyen-âgeux: l'enseigne de fer forgé peint de l'auberge "Jonas et la baleine", la fontaine du curé prêchant aux oies, le gigantesque Goliath peint défiant David, le coude nonchalamment appuyés sur une vraie fenêtre à double arceau sur le mur du Goliathaus.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNEIk5IqjwI/AAAAAAAABRQ/VSg2L2_hUFE/s200/ratisresto.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535214846920527618" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 200px; height: 134px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Lunch mémorable à l'Historische Ect, resto d'une sobriété toute moderne au rez-de chaussée de cette bâtisse semi-millénaire, près de la cathédrale: soupe à la queue de bœuf, daurade royale, poularde au vin rouge, tartelette aux pommes caramélisées, rouge de Bavière spätlese 2005.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bonne conférence le lendemain matin sur l'histoire du canal Main-Danube et le rêve plus que millénaire de pouvoir naviguer sans interruption d'une rive à l'autre de l'Europe. Cela couvrait depuis la "Fossa Carolina" imaginée et commandée en 793 par Charlemagne -- dont personne ne sait si elle a jamais été complétée -- jusqu'au canal actuel réalisé entre 1971 et 1992. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNEIzytJGFI/AAAAAAAABRY/r9yJWWAQihw/s320/canalmain.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535215102892513362" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Il fait 171 km de long et 16 écluses sur plus de 200 mètres de dénivellation et, topologiquement, transforme l'Europe de l'Ouest en île.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Lunch léger de très bonnes pâtes au pesto "al dente", et départ pour Nuremberg en autocar (le bateau est amarré sur le canal, assez loin de la ville). Les passagers se divisent en deux groupes, l'un intéressé à l'histoire plus récente de la guerre 1939-45 et des procès nazis, l'autre (dont nous) par la dimension artistique et historique plus ancienne.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNEJAnsiN-I/AAAAAAAABRg/7MJJC-PgkTI/s320/nuremb.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535215323275474914" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 280px; height: 185px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Traversée d'une banlieue industrielle et ouvrière sans intérêt jusqu'aux murs, en grande partie reconstruits à l'originale, de la cité médiévale détruite par les Alliés au début de 1945. Le château-fort est assez spectaculaire, mais pas autant que celui de Carcassonne.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNEJJqqHbBI/AAAAAAAABRo/445ZXbvCfOY/s320/durer.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535215478689459218" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;En revanche, la résidence-musée d'Albrecht Dürer à elle seule vaut presque le voyage: une belle maison de pierre et de colombages-torchis perchée sur le coin d'une charmante place moyen-âgeuse, directement sous les murailles. Les pièces: salon, chambre, cuisine, atelier, ont été replacées dans leur état originel, décorées de quelques oeuvres (et pas mal de reproductions) du maître. On y accède par des escaliers de bois sombres et escarpés, durs-durs pour les vieilles jambes mais bah! Ça en vaut la peine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une descente en pente douce le long de rues pittoresques nous amène à la place principale, envahie déjà par le Marché de Noël où je déniche, parmi les multiples étalages de pain d'épices, un comptoir de jouets en bois, autre grande spécialité locale. J'en ressors avec quelques souvenirs, notamment un "combat de coqs" articulé qui me rappelle les joujoux primitifs de notre enfance.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Azur, pendant ce temps, m'attendait au Bratwurst Röslein, grande brasserie typiquement franconienne où les deux troupeaux de la croisière Tauck doivent se regrouper pour le souper. Celui-ci, bouillon aux dumplings et petites saucisses grillées locales accompagnées de choucroute et de moutarde douce, manque un peu de caractère, mais la bière brune (Tücher Dunkel) est excellente. Mon voisin de table, qui a la tête d'un Groucho Marx interprété par Dürer, en avale sans hésiter cinq chopines -- je me contente de trois. Il y a aussi un accordéoniste dont la présence ici s'explique sans doute par le fait qu'il n'y a pas dans le vieux quartier de station de métro où il puisse exercer son "art".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Retour à bord en autocar via la grand-place, ornée d'une étincelante fontaine polychrome. Dodo fourbu mais paisible.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pendant ce temps, nous sortons du canal et commençons à descendre le Main, affluent majeur du Rhin -- nous avons donc franchi quelque part pendant la nuit dernière la "ligne de partage des eaux" entre le bassin de la Mer Noire et celui de la Mer du Nord.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Coïncidence? Toujours est-il que le temps se met au beau et le thermomètre à la hausse. En revanche, notre route est semée d'une multitude d'écluses étroites dans lesquelles le Swiss Sapphire doit s'insérer aussi délicatement qu'un pied de femme dans un escarpin. Et de ponts et viaducs très bas qui obligent le capitaine à condamner le pont-promenade et à abaisser la passerelle de pilotage qui, à notre grande surprise, se replie sur elle-même en trois sections comme un télescope. À l'occasion, nous apercevons la tête de l'officier de quart qui jaillit d'une trappe dans le toit comme un polichinelle d'une boîte à surprises!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Haßfurt, en Franconie, est une minuscule ville paisible dont on fait le tour (cinq rues, quatre églises) en vingt minutes. Elle n'a rien de particulier, nous ne nous y arrêtons, après de savants manœuvres d'arrimage et d'ajustement de la passerelle d'embarquement, que pour récupérer un groupe d'excursionnistes partis ce matin visiter une autre forteresse dans l'arrière-pays. J'en profite pour acheter au marché deux fromages et un brandy locaux, en cas de petite fringale dans la cabine. Sait-on jamais... &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Samedi, à Wurzburg, il faut se lever tôt pour entreprendre une assez longue balade à travers la campagne franconienne, toute de basses collines, de cultures maraîchères et de vignes. Pour aboutir à ce qui restera sans doute un des joyaux de la partie germanique de la croisière, Rothenburg.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous empruntons d'abord une potence sous les impressionnantes murailles (qui rappellent Aigues-Mortes) ceinturant la vieille cité et parcourons la grande place du marché, où les préparatifs d'une foire régionale vont bon train, pour atteindre la plus petite mais bien plus pittoresque Place de l'Hôtel de ville, toute en pente et en pavés capricieux. La belle cathédrale gothique voisine se distingue surtout par ses fabuleuses sculptures sur bois des 14e et 15e siècles.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNEJdgxIXvI/AAAAAAAABRw/taScI1cCW_A/s320/jacquemart.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535215819631910642" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 162px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Retour sur la place pour un délicieux chocolat chaud et la contemplation de l'original jacquemart de l'horloge: sur le coup de midi, tous les jours depuis quelques siècles, le général conquérant sort d'une fenêtre pour surveiller, bâton de commandement en main, le bourgmestre buvant d'un seul trait dans la fenêtre voisine un gigantesque hanap de vin blanc local, condition imposée pour surseoir à l'incendie de la ville. L'histoire ne dit pas la taille du "hangover" enduré le lendemain par le brave homme, seulement que Rothenburg fut sauvée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le restaurant d'hôtel que nous a indiqué le patron du café est non seulement agréable, calme et spacieux, il fait spécialité de gibier. Azur a donc droit à un succulent canard sauvage au four, moi à un goûteux ragoût genre goulasch de cerf, sanglier et bécasse arrosé d'un rouge local atypique, presque noir et très corsé. Nos compagnons de table californiens, Sheldon et Theresa, s'en tiennent à des plats plus standards... Ils le regretteront.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Retour à Wurzburg en fin d'après-midi pour une visite de la tape-à-l'oeil Résidence du prince-évêque, un Versailles (ou du moins Schönbrunn) en miniature. La pièce de résistance en est le démesuré escalier d'honneur coiffé d'une immense et superbe fresque bombée, pour laquelle Monseigneur avait fait venir spécialement de Venise Jean-Baptiste Tiepolo, le grand-maître incontesté du plafond rococo. Photos interdites.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La (trop longue mais) satisfaisante journée s'achève par une périlleuse descente au fond de l'interminable cellier de la Résidence, vaguement illuminé de chandelles, où l'on nous offre une dégustation de trois vins locaux dont seul le dernier, un riesling, mérite mention.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNEJplgxPSI/AAAAAAAABR4/72IBPXi-CuU/s320/propret.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535216027063893282" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Heureusement, la journée d'aujourd'hui n'a consisté qu'à nous laisser descendre le long du Main, d'une petite écluse à l'autre, en admirant distraitement les bourgs et hameaux riverains, proprets et pimpants, d'une rigueur toute allemande.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-6408272753412665159?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/6408272753412665159/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=6408272753412665159' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/6408272753412665159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/6408272753412665159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/11/30-octobre-2010.html' title='30 octobre 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TNEISk04YQI/AAAAAAAABRA/surs4lxijU4/s72-c/ratis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-5550313230655499127</id><published>2010-10-31T04:27:00.003-04:00</published><updated>2010-10-31T13:31:35.013-04:00</updated><title type='text'>26 octobre 2010</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TM2m6KVOCoI/AAAAAAAABQ4/VZVVwZxiraI/s1600/melk.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Au lever samedi, le temps s'est de nouveau gâté et nous avons passé une partie de la journée à voir depuis le bar de proue défiler les rives hongroises du Danube.&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TM2hlJenhyI/AAAAAAAABQQ/ag9hF_nHlB4/s200/pagaye.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534257176679778082" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 200px; height: 142px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt; Soudain, surprenant, apparaît un canoë manœuvré par deux vigoureux pagayeurs qui nous saluent de la main. Ils sont suivis de deux, puis quatre, puis une dizaine d'autres qui s'escriment contre courant, bruine et vent glacé. Des courageux. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bratislava, en Slovaquie, est une ville moyenne, un peu plus grande que Québec ou Ottawa, qui paraît encore éberluée d'avoir été propulsée de son statut de gentille métropole régionale à celui de capitale d'un nouveau pays. Sa grande "Place de l'Opéra" est sympathique mais sans grande personnalité, s'étirant en une longue allée ombragée qui ne mène nulle part. C'est seulement quand on s'enfonce deux ou trois coins de rue plus loin dans le quartier le plus ancien pour atteindre la charmante mais résolument provinciale Place de l'Hôtel de ville qu'elle prend vie et dévoile son caractère attachant.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TM2h1g-mCQI/AAAAAAAABQY/3SxgoETIYbc/s320/slovaque.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534257457865820418" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 218px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt; En soirée, un groupe folklorique local (quatre musiciens, deux danseurs) vient nous offrir un spectacle très professionnel, mais manquant un peu d'âme, surtout comparé à celui des truculents Bulgares il y a quelques jours. Même la finale tzigane a quelque chose de conventionnel. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dimanche au réveil, nous nous retrouvons amarrés près de l'embouchure du Canal du Danube, en plein Vienne. D'où nous sommes, la ville a bien changé (nous aussi!) depuis notre premier et seul passage, à l'été 1972.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TM2iMkVtZOI/AAAAAAAABQg/86IN0cnz3-4/s320/stephan.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534257853905069282" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Le matin, par un temps maussade, tournée classique du Ring et des grands monuments -- je pourrai ajouter l'Opéra de Vienne et la puissante flèche du Stephansdom à ma collection déjà bien fournie de célèbres édifices enveloppés pour rénovation! &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Heureusement, Sacha, chauffeur de taxi russe et artiste peintre quand il le peut, nous balade pendant une petite heure dans des coins pittoresques mais moins fréquentés, notamment le Stadtpark (jardin municipal) populo avec ses cafés relax, le très curieux HLM "Hundertwasser"&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TM2ilI7Zf8I/AAAAAAAABQo/RD47sgiOFKI/s320/hunter.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534258276043685826" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt; aux murs asymétriques de couleurs vives percés de fenêtres de toutes les tailles et de toutes les formes et le quartier bohème aux façades ornées de fresques Art Nouveau tout à fait réjouissantes. Si on pouvait comprendre trois mots à ses explications données dans un anglais approximatif mâtiné d'allemand à la sauce moscovite, ce serait encore mieux. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Malgré la tentation des multiples cafés et brasseries, nous rentrons à bord pour le lunch et une bonne sieste, en prévision d'une soirée hors de l'ordinaire. À la brunante, un défilé de limousines nous emmène vers la porte cochère du Palais Pallavicini (emballé pour rénovation lui aussi), où nous attend une soirée viennoise à la Tauck.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cela commence par l'escalade des trois premières volées d'un grand escalier monumental, au sommet duquel une escouade de laquais en tenue de soirée nous tendent flûtes de champagne ou de bellini, un coquetel des années folles composé de purée de pêche, de marasquin et de mousseux que j'avais goûté une seule fois, jadis, à Venise.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans une salle de réception aux multiples glaces et dorures rococo, un trio nous joue du Mozart et du Schubert, en attendant que le maître d'hôtel ne nous guide vers la grande salle à dîner où sont dressées une dizaine de tables dans le grand style sous un plafond d'au moins six mètres de haut d'où pendent des lustres de cristal.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La cuisine, il faut l'admettre, est à la hauteur du décor. Amuse-gueule au caviar et au foie gras, consommé célestine au xérès, délicieux veau rôti en sauce au vin... Les serveurs circulent, discrets mais omniprésents, bouteilles à la main, remplissant les verres avant même qu'ils ne soient à moitié vides.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TM2kSdgM2BI/AAAAAAAABQw/nwf7vM7Sk7g/s320/pallavicini.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534260154172495890" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Le trio classique, renforcé d'une section cuivres et bois, continue sa sérénade appuyé par moments par un couple de danseurs de ballet, un ténor d'opéra et une comédienne-chanteuse d'opérette (viennoise forcément) en fourreau rouge fendu jusqu'à la cuisse, à la Marlène Dietrich, qui fait également fonction d'animatrice. Nos co-passagers masculins sont émoustillés, les dames flottent sur un petit nuage -- Azur comprise.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Même le retour au bateau, en partie à pied à travers le quartier archi-romantique du Palais Hofburg et de l'Albertina, contribue à prolonger l'enchantement.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il pleut sans discontinuer sur le Danube le lendemain. Quelques braves vont bien visiter le village médiéval de Durnstein, mais nous restons à bord bien au chaud en attendant la célèbre abbaye de Melk, notre dernière escale autrichienne. L'averse et les multiples marches à gravir et à dévaler découragent Marie-José, mais je décide d'y aller quand même: depuis mes lointaines études de philo que j'en entends parler (plusieurs des philosophes scolastiques y sont passés), sans compter la curiosité de voir la fameuse bibliothèque qui a servi de modèle à Umberto Eco pour celle du "Nom de la rose".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour être honnête, je suis un peu déçu. L'ensemble a beaucoup de gueule vu de loin, mais la plus grande partie de l'édifice originel a été détruite dans un incendie et reconstruite en style baroque. De plus, la première moitié de la visite consiste en la traversée commentée d'un musée bien fait, mais moderne, qui relate en beaucoup trop de détail un historique qui ne correspond plus à rien.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TM2gXtE0FEI/AAAAAAAABQA/KeImkq7C3KQ/s320/biblio.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534255846205428802" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Restent la bibliothèque, miraculeusement préservée avec ses 1800 manuscrits et 100.000 livres anciens, quelques très beaux tableaux du Moyen-âge et de la Renaissance, un immense balcon offrant une vue superbe sur toute la région, et l'église abbatiale, impressionnante par ses décorations. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TM2m6KVOCoI/AAAAAAAABQ4/VZVVwZxiraI/s320/melk.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534263035244186242" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Sans compter tous ces maudits escaliers et la pluie froide qui martèle mon parapluie...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mardi, arrêt prolongé à Passau, au confluent du Danube, de l'Inn et de l'Ilz (eaux brune, verte et noire). Jolie petite ville un peu endormie, hantée par la menace de fréquentes et parfois catastrophiques inondations du Danube qui ont plusieurs fois saccagé son bas-quartier. Ce qui, combiné à quelques incendies et invasions, fait que les édifices vraiment anciens y sont rares; le "Vieux Quartier" date surtout des années 1660-1680 et fait un peu penser au Vieux-Québec, son contemporain.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-5550313230655499127?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/5550313230655499127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=5550313230655499127' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5550313230655499127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5550313230655499127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/10/26-octobre-2010_31.html' title='26 octobre 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TM2hlJenhyI/AAAAAAAABQQ/ag9hF_nHlB4/s72-c/pagaye.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-5159081548758116166</id><published>2010-10-27T03:41:00.009-04:00</published><updated>2010-10-31T04:40:49.766-04:00</updated><title type='text'>23 octobre 2010</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMfZBT1kvMI/AAAAAAAABPw/x31seWys39Q/s1600/pest-nuit.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Non seulement Budapest est à la hauteur de toutes nos attentes, mais encore l'escale coïncide avec la seule vraie percée de soleil depuis notre départ… et le restaurant choisi pour mon anniversaire est une trouvaille de premier ordre!&lt;/div&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMfX5_SVbVI/AAAAAAAABPQ/Q9fipzCWTd0/s320/Buda.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532628058488794450" /&gt;&lt;div&gt;Le Swiss Sapphire accoste en plein centre- ville du côté Pest, avec une vue imprenable sur la falaise spectaculaire de Buda en face et le Pont de Chaînes un peu plus loin, et deux minutes de marche pour accéder au quartier le plus vivant.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il faut nous lever avec les poules pour entreprendre la visite guidée des deux parties de la capitale, mais même Azur ne s'en plaindra pas. Ce ne sont pas tellement les monuments eux-mêmes qui nous charment, mais la grâce étonnamment détendue (surtout connaissant le nombre d'invasions et de bombardements subis depuis des siècles) de l'ensemble, contrastant avec le goût évident des Hongrois pour le panache guerrier et les morceaux de bravoure baroques.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMfYhQBhjaI/AAAAAAAABPY/H22V7u34lQ0/s320/magyars.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532628732996586914" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Une image concrétise pour nous cette dualité unique: la bande de superbes chefs (et sans doute brigands) magyars du 9e siècle statufiés au centre de la "Place des Héros"… et juste derrière eux un délicieux parc abritant le Musée de l'Agriculture, un étang à gondoles et une patinoire pour enfants! &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMfYtJeGp-I/AAAAAAAABPg/XyGPpN2m4VU/s320/lutin.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532628937395840994" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Autre exemple: ce malicieux lutin de bronze perché sur la rambarde qui fait face au solennel (et fortifié) Palais Royal de l'autre côté du Danube. La grande et très belle avenue Andrassy pimente sa succession de façades hausmanniennes de délicieux édifices Art Nouveau parés de nymphes, de fleurs et de plantes fantasques.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour ne rien gâcher, la visite fait une pause-déjeûner au raffiné Café Gerbeau… où, nous dit-on, ont été complotées au moins la moitié des révolutions qui ont secoué le pays depuis un siècle et demi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'après-midi, la visite guidée du Palais Royal nous paraît un peu répétitive: dorures, colonnes, glaces… en fin de compte rien ne ressemble plus à un palais qu'un autre palais, si somptueux soient-ils! Nous nous glissons hors du groupe pour une pâtisserie dans un café-glacier sur la place voisine. J'accompagne mon espresso d'une "Marzipan Likör" qui ressemble à un Bailey's, mais avec un arrière-goût d'alcool de cerises. Autour de nous, les accents totalement incompréhensibles de la langue magyare ajoutent à un agréable dépaysement. J'ai fini par deviner que "Etterem" veut dire "Restaurant", que "Sorhaz" égale "Brasserie…" - "'Kustenem' beaucoup pour la leçon de langues", me coupe Azur.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vendredi, pour mon anniversaire, nous nous rendons au parc municipal (qui fait un peu penser au Retiro de Madrid), où se trouve le plus célèbre et probablement le meilleur restaurant de Hongrie, Gundel's. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMfY3bVxXOI/AAAAAAAABPo/OTsPtLkZtjA/s320/gundels.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532629113991421154" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Coup de chance, c'est la saison de la chasse, le menu abonde donc en gibier, spécialité de la maison. Azur a droit à un jambon de cerf suivi d'un ragoût de sanglier, moi à un foie de canard sauvage, puis un rôti de chevreuil au chou braisé. Avec un beau rouge corsé du nord du pays, et un précieux tokay 6-puttyonos 1983 d'une éclatante couleur orangée avec le dessert au chocolat. Le cognac pris au retour à bord en est presque un anti-climax.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le Swiss Sapphire reprend le large à la tombée de la nuit, tout le monde est sur le pont-promenade pour un dernier coup d'oeil sur le lumineux panorama de Budapest illuminée des deux côtés du Danube. Nous la regardons disparaître dans notre sillage avec un pincement au coeur.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMfZBT1kvMI/AAAAAAAABPw/x31seWys39Q/s320/pest-nuit.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532629283776019650" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-5159081548758116166?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/5159081548758116166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=5159081548758116166' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5159081548758116166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5159081548758116166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/10/23-octobre-2010.html' title='23 octobre 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMfX5_SVbVI/AAAAAAAABPQ/Q9fipzCWTd0/s72-c/Buda.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-8169189982571272396</id><published>2010-10-23T11:18:00.004-04:00</published><updated>2010-10-27T04:24:08.877-04:00</updated><title type='text'>20 octobre 2010</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMfgsMMGTHI/AAAAAAAABP4/baboI45YHCA/s1600/passerelle.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Le temps à Ruse est si froid et si maussade que nous faisons l'impasse sur l'excursion prévue: pas loin de deux heures de route (et quelle route!) dans chaque sens pour une courte visite de l'ancienne capitale bulgare Veliko Tarnovo et un repas chez l'habitant au pittoresque mais archi-touristique village d'Arbanasi. Ceux qui s'y sont risqués nous avouent au retour que nous n'avons pas manqué grand-chose.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le lendemain samedi, à la ville-frontière de Vidin, même temps pluvieux et frisquet. Mais ragaillardi par un excellent lunch à bord -- dont un divin velouté de choux-fleurs à la crème sûre, j'en ai redemandé -- je &lt;/div&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMZ2GhmS9OI/AAAAAAAABOQ/4kdLakA0dQY/s320/vidin.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532239046741521634" /&gt;&lt;div&gt;m'aventure dans un centre-ville pratiquement déserté et le long d'une promenade riveraine menant à la forteresse médiévale qui doit être magnifique quand il fait plus beau. Ça aura été notre seule prise de contact direct avec la Bulgarie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le canard rôti au chou rouge du souper me rappelle irrésistiblement les restos hongrois du Montréal des années 60, où c'était un de mes plats favoris!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Toute la journée à bord dimanche, nous remontons la partie la plus étroite et la plus encaissée du Danube, la Porte de Fer. Ça commence par l'écluse de Djerdap, qui côtoie un imposant barrage hydro-électrique commun aux Serbes et aux Roumains. &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMZ3UgaTqlI/AAAAAAAABOg/Sr0fQwDmeN4/s200/josef.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532240386452597330" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 134px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;En deux étapes, le capitaine Josef fait grimper le bateau de 32 mètres sous les yeux ébahis de nos compagnons de voyage, dont la plupart n'avaient sans doute jamais vu une écluse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Traversée du réservoir du barrage, qui a englouti cinq villages et quelques monuments. Le plus ancien a été sauvé des eaux en le surélevant d'une quinzaine de mètres: la "Tablette de Trajan" avait été posée là en l'an 110 pour célébrer la construction d'une route romaine le long du fleuve.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMZ3pFVKHoI/AAAAAAAABOo/KygYwz2G8rE/s320/porte.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532240739960495746" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Le paysage de montagnes écharpées de nuages et tombant abruptement dans l'eau, parfois fendues d'une gorge de petite rivière abritant un village de pêcheurs-agriculteurs, fait beaucoup penser aux fjords norvégiens. S'il faisait un peu soleil, ce serait superbe.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMZ4eaqv6BI/AAAAAAAABO4/yL0ZG6H1fKU/s320/Golubac.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532241656221263890" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;À la sortie de la longue gorge à la tombée du jour, nous admirons sans réserve l'énorme château-fort médiéval de Golubac, dont les neuf tours sont plutôt bien conservées.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Malgré le temps encore maussade lundi, Belgrade est une agréable surprise. Les traces du bombardement de l'OTAN il y a une dizaine d'années sont encore bien visibles, surtout sur les édifices officiels, mais ce qui a été épargné ou restauré est élégant. Et la ville est vivante et animée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous avons comme guide un historien local, serbo-croate par ses parents mais résolument patriote, qui défend avec vigueur et habileté la version serbe de l'histoire récente (y compris l'ère Tito), à l'énervement palpable de nos voisins américains. "Je pense que quand on aura fait la part des choses, conclut-il, Tito apparaîtra comme un des grands politiques du 20e siècle... dictateur ou pas."&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMZ5XXOhzUI/AAAAAAAABPA/d3amvPGOnCw/s320/Kalemegdan.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532242634550136130" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Après une balade en bus à travers la ville et la visite de la spectaculaire forteresse médiévo-turco-vaubanesque (!) de Kalemegdan -- qui abrite aujourd'hui des tennis, des terrains de basket et une galerie d'art, en plus d'une impressionnante collection de chars et de canons --, quartier libre pour le lunch.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous dénichons un pittoresque restaurant non loin du centre, qui nous sert en apéritif un rakia (alcool local demi-sec), puis de délicieuses soupes au potiron et asperges-bœuf. Je dévore un plantureux agneau rôti à la broche avec patates brunes fondantes, Azur se contente d'une inattendue mais savoureuse escalope de veau épaisse, sandwichée de fromage à la crème et de jambon de montagne. Le dessert, une "tarte aux noix sèches", est en fait un des meilleurs baklavas que j'ai jamais goûtés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En soirée, comme d'habitude, nous nous installons au bar à l'avant, où le pianiste indonésien, Asmi, joue des "standards" jazzés pour un auditoire dispersé.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Contraste flagrant: la Croatie où nous accostons le lendemain était encore hier l'ennemie féroce (éventuellement la victime) de la Serbie, après avoir été pendant quarante ans sa partenaire majeure dans l'ancienne Yougoslavie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La petite ville de Vukovar où nous nous retrouvons a été détruite aux trois-quarts (les Croates disent à 90%) par des bombardements, et une partie seulement est imparfaitement reconstruite. Sous la pluie froide de ce matin, le spectacle est d'une terrible désolation. Le car qui nous emmène dans l'arrière-pays montre des maisons de ferme en grande partie rebâties dans un style anonyme, au milieu de champs où des piquets indiquent encore "DANGER - mines anti-personnel".&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMZ6jCMt8SI/AAAAAAAABPI/NDOHnf7p-LM/s320/David.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532243934575456546" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Cela n'empêche pas le couple de villageois chez qui nous nous arrêtons, Valeriya et David, de nous recevoir chaleureusement et de répondre avec une objectivité imprévue à des questions pourtant brûlantes. David, d'origine magyare (hongroise), sous-officier retraité de l'armée croate, raconte qu'il avait deux voisins serbes. Le premier est bizarrement parti "en vacances" à l'étranger avec toute sa famille quelques jours avant l'invasion serbe de 1991; quand il est revenu après la guerre en 1998, personne ne voulait plus lui parler. Le second, il l'a retrouvé face à lui sur la ligne de feu, le fusil à la main, deux semaines après le début du conflit. Il ne l'a jamais revu depuis, quelqu'un d'autre habite sa maison.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comment deux voisins, deux copains élevés pratiquement ensemble ont-ils pu en venir, pratiquement du jour au lendemain, à se tirer dessus? Un silence pensif, suivi de: "Honnêtement, je n'en sais rien. Encore maintenant, je me pose la question et je n'ai pas la réponse. Comme s'il y avait eu un tourbillon aveuglant, une sorte d'engrenage presque mécanique qui nous jetait les uns contre les autres. Et c'était sciemment nourri par des politiciens hurlants, des médias exacerbés, sur un fond de vieilles haines qu'on pensait enterrées mais qui nous remontaient à la gorge et nous brouillaient la vue..."&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Puis presque sur le même ton calme et réfléchi, il nous parle des difficultés de leur vie actuelle (en partie basée sur le troc, tant l'argent est rare), de ses espoirs pour leurs trois garçons de 9, 13 et 15 ans, de la passion familiale pour les danses folkloriques...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et la conclusion énoncée par Valeriya est la même que celle des Serbes de Belgrade hier: "Au fond nous regrettons tous la dictature de Tito!" &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pendant le retour dans l'autocar, nos amis américains sont en grande partie silencieux, ruminant ce qu'ils ont entendu, qui correspond bien peu à l'image unidimensionnelle qu'on leur avait présentée du conflit et de la "poudrière des Balkans".&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; font-size:15.8333px;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMfgsMMGTHI/AAAAAAAABP4/baboI45YHCA/s320/passerelle.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532637717038779506" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right:5px; margin-bottom: 5px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Après une fascinante visite à la passerelle ultra-moderne du Swiss Sapphire, parée de tous les équipements de navigation imaginables, journée de repos pour l'entrée en Hongrie. Le temps toujours maussade ne nous encourage pas à prendre l'excursion du jour, dont l'attraction majeure est un élevage de chevaux et une démonstration d'équitation. Mieux vaut conserver nos énergies pour Budapest, demain matin.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-8169189982571272396?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/8169189982571272396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=8169189982571272396' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8169189982571272396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8169189982571272396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/10/20-octobre-2010.html' title='20 octobre 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMZ2GhmS9OI/AAAAAAAABOQ/4kdLakA0dQY/s72-c/vidin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-3524722356373327246</id><published>2010-10-22T05:37:00.008-04:00</published><updated>2010-10-23T08:09:18.323-04:00</updated><title type='text'>15 octobre 2010</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMLOyEhO5eI/AAAAAAAABOI/vgUr3Dzc_dU/s1600/stavro.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Nous avons terminé le séjour à Montpellier par un solide couscous avec les Chantefort chez le gentil Marocain installé du côté d'Odysseum. Le beau temps s'est prolongé jusqu'à la veille de notre départ, seulement interrompu par une bordée de sérieux orages le dernier week-end.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;On ne peut pas en dire autant du climat social, qui se gâte sérieusement en France, à cause en particulier du projet Sarkozy de loi sur les retraites. Pas une semaine sans une ou plusieurs grèves, plutôt bien suivies par les syndiqués, avec l'appui tacite d'une majorité croissante de la population.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est d'ailleurs ce qui nous a obligés à avancer d'une journée notre départ pour Bucarest, le mardi 12 octobre étant jour de grève, notamment dans les transports. Nous nous sommes donc mis en route le 11, ce qui a occasionné quelques désagréments.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En premier lieu, je n'avais pas remarqué qu'en modifiant notre date de départ, nous nous retrouvions pour la première étape sur un avion Montpellier-Orly, alors que le Paris-Budapest, lui, partait de Charles-de-Gaulle. Nous avons donc dû récupérer les valises, sauter dans un taxi pour Roissy, où il a fallu refaire l'enregistrement, la traversée des barrières de sécurité, la vérification des passeports, etc. Un lunch rapide mais fort bon à la nouvelle succursale de la Brasserie Flo à CDG-2 nous a en partie consolés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Arrivés à l'aéroport de Bucarest à la tombée de la nuit, nous avons vainement attendu la voiture qui devait nous amener à l'hôtel. Un cafouillage dans les réservations: la voiture était prévue pour le lendemain, alors qu'on avait bien corrigé la date d'arrivée pour la chambre d'hôtel. Résultat, une heure et demie à faire le pied de grue à Henri Coana, qui n'est pas l'aérogare la plus hospitalière au monde, il s'en faut.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Heureusement, le Marriott Grand de Bucarest est un vrai palace, sans doute récupéré par la chaîne américaine d'un ancien hôtel d'État destiné aux dignitaires étrangers. Chambre immense, service impeccable et personnel non seulement stylé et compétent, mais étonnamment chaleureux.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMLM7syFQLI/AAAAAAAABNg/R9nhYbX7_dQ/s320/resto.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5531208618369958066" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 210px; height: 150px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Le lendemain, le concierge du Marriott nous a envoyés luncher dans une extraordinaire auberge du 18e transformée en un restaurant un peu touriste, mais d'une grande élégance, au pied d'un des nombreux monastères qui parsèment la ville. Repas marqué par une extraordinaire bouteille de rouge roumain millésimé 1998 dont, hélas, je n'ai pas retenu le nom.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Deux des directrices de croisière de Tauck (la société avec laquelle nous nous embarquons) parlent français, au grand plaisir d'Azur. L'une d'elle, l'américano-roumaine Lidia, nous a déniché une guide-chauffeure pour nous emmener visiter Bucarest le jour suivant.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMLOyEhO5eI/AAAAAAAABOI/vgUr3Dzc_dU/s320/stavro.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5531210651966301666" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Nicoleta est une jeune femme charmante et érudite, mais sa Dacia rouge s'avère un peu "étrète" pour nos corpulences. Voyant cela, elle conscrit son conjoint Georg, qui vient nous cueillir tous les trois dans sa beaucoup plus spacieuse Volks gris fer.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous passons donc toute la journée avec ce couple sympathique, à vagabonder sans plan défini dans une ville bien plus attirante que nous ne nous y attendions. Hauts-lieux de la tournée: la "Colline du Patriarche", le minuscule mais splendide monastère Stavropoleos, les centaines de bijoux d'or du Trésor des Daces au Musée d'Histoire, et surtout l'incroyable "Musée du Village", où un ethnologue fou (ou génial) a fait transplanter, dans les années 1930, trois cents maisons, églises, moulins et granges (certains bicentenaires) typiques de toutes les régions de la Roumanie. Le tout égrené sur un site aux allures de jardin campagnard, le long d'un lac bordé de roseaux dans un des immenses parcs municipaux de cette capitale très "verte".&lt;/div&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMLN8uSBCUI/AAAAAAAABNw/Kh4k7XhPwFg/s320/village.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5531209735463831874" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;div&gt;Promenade interrompue par un excellent repas que nous partageons avec Nicoleta et Georg dans la brasserie la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de fréquenter, Caru cu Bere (la charrette à bière), en plein coeur du quartier moyen-âgeux de Bucarest. Le clou de l'événement a été de voir Marie-José se colleter avec la spécialité de la maison, un monstrueux jarret de porc au four qui devait peser son kilo et plus. Sans compter le chou bouilli et la montagne de succulente polenta qui venaient avec. Même si Georg lui a donné un coup de main vers la fin, il en restait assez pour faire découper le reste en trois "doggy-bags" de bonne taille, que Nicoleta a eu la bonne &lt;/div&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMLOMCLb-LI/AAAAAAAABN4/ZefEwtnQthQ/s320/jarret.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5531209998502983858" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 212px; " /&gt;&lt;div&gt;pensée d'offrir à une famille de SDF rencontrés quelques minutes plus tard sur l'avenue.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Hier matin, trop tôt pour &lt;/div&gt;&lt;div&gt;cette lève-tard d'Azur, nous sommes montés dans un car qui nous a fait faire un rapide tour de la ville, avec un arrêt à l'Atheneum (salle de concert) et un second au &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMLNaGrt-eI/AAAAAAAABNo/vAjPubzZ0JQ/s320/palais.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5531209140718664162" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 201px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;Palais Parlementaire, gigantesque gâteau de noces élevé à la gloire des Ceaucescu dans les années 1980. Les quelque 200 marches à gravir et redescendre pour visiter quelques-uns des 2000 salles et salons de ce dernier ont eu sur nous un effet dissuasif. Heureusement, il y a au rez-de-chaussée un joli Musée du costume qui nous a permis de passer le temps en attendant nos co-voyageurs plus énergiques.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Encore un lunch dans un restaurant typique, Jaristea, décoration splendide fourmillant de curieuses antiquités, notamment une collection d'horloges anciennes et un gramophone RCA à pavillon et manivelle, mais menu de groupe plutôt décevant.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Rien à dire du trajet vers le delta du Danube, que nous avons hélas traversé sur une autoroute anonyme qui en évitait tous les accidents intéressants. Champs en friche et postes d'essence. Embarquement sans histoire à Cernacova sur notre bateau de croisière, le Swiss Sapphire, une sorte de péniche géante construite et aménagée spécialement pour la navigation fluviale.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La décoration et les aménagements sont luxueux, avec un immense bar à l'avant, une grande salle à dîner au-dessous, un autre bar-bistrot à l'arrière et un gigantesque pont-promenade avec jaccuzzi et transats par-dessus tout ça. Notre cabine est grande (30 mètres carrés) et confortable, mais manque un peu d'espaces de rangement. Bof, on se débrouillera.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À notre surprise, la quasi-totalité des 90 passagers sont américains, près de la moitié californiens, et en grande majorité âgés. Un couple d'Espagnols (lui ressemble à Juan Carlos en plus jeune) et nous sommes les seuls "étrangers" à bord… à part le personnel et l'équipage, composés en grande partie d'Européens centraux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le capitaine Josef, viennois, nous accueille dans un anglais à l'accent allemand pratiquement incompréhensible, mais avec une bonne humeur communicative. Heureusement, ses explications techniques sont immédiatement reprises en long et en large par Steve, le jeune "tour director" canadien.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À peine la réception de bienvenue terminée et le troupeau des passagers descendu à la salle à dîner, le navire appareille sans bruit et sans secousses pour sa première escale, Ruse (ou Roussé), en Bulgarie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-3524722356373327246?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/3524722356373327246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=3524722356373327246' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3524722356373327246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3524722356373327246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/10/15-octobre-2010.html' title='15 octobre 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TMLM7syFQLI/AAAAAAAABNg/R9nhYbX7_dQ/s72-c/resto.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-6765628527022526064</id><published>2010-09-27T07:35:00.014-04:00</published><updated>2010-09-27T09:07:30.715-04:00</updated><title type='text'>27 septembre 2010</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TKCVx4XtNoI/AAAAAAAABNY/m9xXh_ysZS4/s1600/trencavel.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Un petit bout de blogue après deux mois et demi de silence: les gens heureux n'ont pas d'histoire… ou ils sont trop béats pour la raconter!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le long séjour à Montréal s'est bien terminé. Le nouvel appartement a pris forme peu à peu, on s'y sent de plus en plus chez nous.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TKCS-QkVVBI/AAAAAAAABNQ/vpv-abajnA4/s400/vue_lux.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5521574741453132818" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 228px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt; Autant pour le plaisir de la vue sur la ville et de la luminosité que pour le confort et la bonne organisation des lieux. Maintenant que les rideaux (luxueux, je dirais presque luxurieux) sont installés et les tapis de Perse déroulés, ça ressemble à un vrai chez-soi. Ça aurait même un petit air cossu, n'était ma foutue bibliothèque, encore empilée dans une grosse douzaine de caisses au milieu de la place, que je n'ai pas eu le coeur de ranger.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En revanche, je profite au maximum de la piscine-jacuzzi-sauna pour me remettre en forme, un peu moins de la salle d'exercices avec toutes ses machines qui m'intimident. J'ai par ailleurs eu droit à un spectacle unique: un formidable orage électrique aux multiples éclairs et roulements de tonnerre, contemplé à travers le plafond vitré de la piscine où je faisais la planche. Magique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Azur, elle, fait surtout de la marche dans le (joli) jardin derrière. Mais la présence d'un dépanneur, d'une pharmacie et d'un coiffeur sur place, sans parler du bar qui fait bistrot le midi et de la bibliothèque assez bien garnie, incite à la paresse. Il faudrait aussi essayer les ressources ludiques du sous-sol, où ce qui m'attire le plus est l'atelier de beaux-arts et photo.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À la mi-août, une belle fête à la campagne pour les 80 ans de Jean-Antonin Billard, un vieux de la vieille qui était l'inséparable de Patrick Straram tout au long des années 1960. J'avais pour lui un cadeau unique: &lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TKCEbob3_uI/AAAAAAAABM4/gxN-ObI52L4/s400/dosdemayo.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5521558753401896674" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;l'immense copie du "Dos de Mayo" de Goya qui trônait jadis face au bar de l'Asociacion espanola de Pedro, que Lucia m'avait donnée à son intention. Plus une bouteille de chinchon seco, venue de Barcelone.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Y avons retrouvé plein de vieilles connaissances, notamment le cinéaste Arthur Lamothe, diminué physiquement mais pas du tout mentalement, la graveure et éditrice Monique Dussault, en pleine forme, l'ancien ministre du Travail et animateur radio Jean Cournoyer (échange de souvenirs sur la grève de la Presse de 71-72, où il avait agi comme médiateur) et deux des "Trois Métèques" de la vieille Casa, Duke et George, accompagnés de la toujours belle Pauline Aubut, ex-égérie de Vittorio. Sans compter un tas d'autres qui nous sont tombés dans les bras, dont nous reconnaissions les têtes, mais dont nous n'avons jamais pu retrouver les noms. Et vous ne les verrez même pas, j'avais oublié d'apporter un bon appareil-photo.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quelques jours plus tard, Billard est venu prendre un verre à la maison avec l'ex-Montréalais redevenu Parisien Michel Euvrard, de passage ici comme tous les deux ans. Le même soir, une piquante pieuvre grillée et un somptueux homard&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TKCFH0eyL4I/AAAAAAAABNA/qdU7SYK2Ymo/s320/P9080034.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5521559512549568386" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 225px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt; à la grecque chez Milos, avenue du Parc, avec notre presque-voisin languedocien Jean-Pierre Dréan et son copain Bruno, tous deux baba -- ils ne pouvaient pas croire qu'un restaurant grec puisse être aussi bon!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour nous rendre la politesse, Dréan nous a entraînés hier sous les murs de Carcassonne (je saute le voyage Montréal-Montpellier, sans histoire) où nous avons dégusté, dans l'antique salle du Château Saint-Martin, ce que notre copain -- pas très porté sur la modestie, il faut l'avouer -- nous vantait comme le meilleur cassoulet au monde… et après coup, nous ne sommes pas loin de le croire. Accueil hyper-gentil du chef Jean-Claude Rodriguez, de Jacqueline, de leur fils Emmanuel… et du reste de la famille, qui mettent&lt;/div&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TKCVx4XtNoI/AAAAAAAABNY/m9xXh_ysZS4/s320/trencavel.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5521577827334174338" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 217px; " /&gt;&lt;div&gt;tous la main à la pâte. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans un décor d'un charme fou environné d'un foisonnant jardin, ce qui ne gâte rien.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ah! un détail, mais important. Pendant l'escale à Charles-de-Gaulle, avant de reprendre le TGV pour Montpellier, nous avons mangé une petite mais bonne sole normande avec Gisèle Maia au resto du Sheraton incrusté dans l'aéroport. Elle va mieux, mais demeure profondément en deuil de sa fille Dominique, disparue l'an dernier. Espérons que ça finira par lui passer.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De retour à la Résidence des Palmiers, toujours un peu étouffée par les multiples chantiers de la nouvelle Mairie et de la troisième ligne de tramway, nous avons eu la surprise de constater que l'appart nous paraissait soudain plus exigu et plus vieillot que les dernières fois. Sans doute un effet du changement de logis à Montréal.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Peu importe, grâce à la gentillesse d'Ingrid, qui avait tout remis en ordre et approvisionné le frigo, nous nous sommes peu à peu réacclimatés et avons repris le rythme montpelliérain. Avec un coup de main des voisins du dessous: les Chantefort, à leur habitude, nous ont invités à un pot de bienvenue qui s'est prolongé en soirée par de joyeuses discussions.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et j'oubliais le plus beau! J'ai découvert au dernier moment que le coup d'envoi des Internationales de la Guitare, vendredi dernier, était donné par Paco de Lucia. Par chance, il restait de bons billets, et nous nous sommes précipités à la FNAC pour mettre la patte dessus. L'ambiance "plastique-rock" du Zenith Sud n'était certes pas taillée sur mesure pour ça, mais le maître de la guitare flamenco et sa bande (Duquende à la voix, un extraordinaire harmoniciste dont je n'ai pas saisi le nom et surtout Farruco à la danse) nous ont vite fait oublier l'environnement pour deux heures de pur enchantement.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238); -webkit-text-decorations-in-effect: underline; "&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TKCPvBfA9dI/AAAAAAAABNI/rV6K4a54LrM/s200/paco.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5521571181171373522" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 200px; height: 164px; " /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt; C'était d'autant plus fascinant que nous n'avions vu Paco qu'une fois, dans sa prime jeunesse à la Noche Flamenca de Cadix en '79; ce qui nous permettait de confronter nos souvenirs du jeune guitariste tout feu tout flammes d'alors avec le virtuose beaucoup plus serein (mais un peu pelé) qu'il est devenu... sans rien trahir! Quelle soirée!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour le moment, nous sommes surtout braqués sur les préparatifs de la prochaine aventure: une mythique croisière de trois semaines qui, à partir du 12 octobre, nous mènera d'un bord à l'autre de l'Europe centrale en remontant le Danube depuis Constantia sur la Mer Noire, puis en descendant le Main et le Rhin jusqu'à Amsterdam sur la Mer du Nord. Roumanie, Bulgarie, Serbie, Croatie, Hongrie, Slovaquie, Autriche, Allemagne et Pays-Bas, autant de contrées que nous ne connaissons pas, ou à peine. Et tout ça sans avoir à refaire et défaire nos valises, à partir du confort d'une spacieuse cabine sur une péniche géante!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Rendez-vous au prochain chapitre pour le compte-rendu…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-6765628527022526064?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/6765628527022526064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=6765628527022526064' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/6765628527022526064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/6765628527022526064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/09/27-septembre-2010.html' title='27 septembre 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/TKCS-QkVVBI/AAAAAAAABNQ/vpv-abajnA4/s72-c/vue_lux.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-8497096501991361339</id><published>2010-07-13T10:11:00.007-04:00</published><updated>2010-07-13T17:59:01.000-04:00</updated><title type='text'>12 juillet 2010</title><content type='html'>&lt;div&gt;Au bout du compte, l'interruption de cette page aura été beaucoup plus longue que prévu. Il a fallu la combinaison d'un déménagement épique et d'une finale du Mondial sud-africain satisfaisante, sinon grandiose, pour que je reblogue après plus de deux mois.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il faut dire que notre passage en France pour l'Omnium de tennis n'a pas vraiment tenu ses promesses. Nous avons débarqué à Montpellier dans un printemps maussade et froid, qui faisait un frissonnant contraste avec la chaleur antillaise et qui s'est prolongé pendant tout le coeur du mois de mai.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est seulement à la veille du départ pour Paris que le temps est soudain passé au beau et chaud. Nous avons même eu droit à une pleine semaine de Ville-Lumière ensoleillée! Pas très courant, même en cette saison.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De notre hôtel préféré près du Trocadéro à Roland-Garros, il y avait un bus (presque) direct: parvenus à Porte de Saint-Cloud ou Porte d'Auteuil, nous prenions une navette plutôt confortable qui nous déposait à l'une des entrées du Stade.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Là, une procédure complexe et tarabiscotée validait nos billets électroniques acquis sur Internet. On nous a expliqué que ceci était nécessaire pour contrer les resquilleurs et "scalpers" -- qui venaient quand même avec une belle persistance nous "achaler" partout dans le voisinage des stations de métro les plus proches.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le Stade lui-même est immense, comprenant quatre courts principaux avec tribunes et une vingtaine de terrains secondaires, plus des buvettes, des snacks, un restaurant assez correct, un musée-galerie d'art et une section VIP soigneusement cordonnée à l'écart du reste. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais Azur elle-même, toute franco-française qu'elle soit, doit admettre que ça n'a pas le charme quasi-champêtre de Wimbledon. Ni son confort. Pas d'ascenseurs, seulement d'interminables escaliers externes pour grimper au haut des gradins, à des sièges étroits avec un espace minimal pour les jambes; j'imagine que c'est dû au fait que le Gaulois moyen est statistiquement plus petit et plus mince que le Britiche… ce qui est de moins en moins évident.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Contrairement aux promesses de la billetterie Web, nos places pour les demi-finales, qui auraient dû être à mi-hauteur du court (principal) Philippe-Chantrier, étaient juchées tout en haut, sous la batterie de haut-parleurs du système de P.A. qui diffusait un rock assourdissant -- en anglais bien sûr -- entre les matches et même entre les sets.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Azur avait eu la curieuse idée d'apporter un parapluie par un temps sans nuages. Bien nous en a pris, car il a fait office de parasol sous le soleil plombant. À chaque changement de côté, on le déployait pour prendre une petite minute d'ombre… ou la partager avec nos voisins reconnaissants!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et le tennis? Décevant aussi, à une exception près. Federer avait été éliminé sans gloire en quart de finale par Soderling, tandis que Nadal écrasait au rouleau compresseur tout ce qui se présentait devant lui, avec un triste minimum de beau jeu.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Du côté féminin, les soeurs Williams et Justine Henin (ma favorite) avaient déjà disparu du tableau avant les semi-finales. Ces dernières ont été expéditives, l'australienne Samantha Stosur réglant le cas de la serbe Jankovic en deux sets, ne concédant que trois jeux, tandis que la favorite restante, la russe Dementieva, déclarait forfait après avoir perdu un premier bris d'égalité à l'étonnante italienne Francesca Schiavone.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est d'ailleurs cette dernière qui a sauvé "notre" Roland-Garros par sa prenante et spectaculaire victoire contre Stosur en finale. À près de trente ans, elle se comportait comme un lutin bondissant partout sur le terrain, multipliant les coups rocambolesques dans un style attaquant à la volée qu'on n'avait pas vu depuis les beaux jours de Navratilova. On la devinait portée par une passion et une joie de jouer communicatives qui ont tôt fait de retourner en sa faveur un public d'abord favorable à l'Australienne.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Longtemps avant le point final du tie-break du deuxième set, tout le monde avait vu qu'il se passait là quelque chose d'exceptionnel: Schiavone, en état de grâce, jouait le match de sa vie et ne pouvait pas perdre. Après le dernier coup de raquette, elle s'est jetée à genoux pour embrasser le terrain puis, le bas du visage tout rouge de poussière de brique, a grimpé dans les gradins comme un petit singe pour sauter au cou de sa famille et de son équipe.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'autre image inoubliable qu'il m'en reste est celle, prise un instant plus tard par un caméraman inspiré, de Schiavone s'arrêtant dans l'escalier du vestiaire des joueuses pour se marteler le front de coups de poings incrédules: "J'ai gagné Roland-Garros. Moi! Moi!"&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À côté de ça, les semi-finales masculines nous ont paru plutôt ternes, Soderling se débarrassant de Berdych (éventuel finaliste surprise de Wimbledon) en quatre sans le moindre suspense, et Nadal écrabouillant l'autrichien Melzer en trois. Il devait d'ailleurs faire subir le même sort au Suédois deux jours plus tard, une finale que nous avons regardée à la télé du bar de notre hôtel, sans le moindre regret de n'avoir pas pu la voir sur place.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un effet collatéral assez imprévu du tournoi est que la passion d'Azur pour son "Vamos" majorquin s'est brusquement éteinte en indifférence. Autant voir jouer Federer en direct à Wimbledon l'an dernier a été pour elle une découverte qui l'a obligée à reviser son opinion assez méprisante du Suisse, autant la vision de Nadal écrasant sans pitié un adversaire puis l'autre en les obligeant à déjouer l'a fait brusquement déchanter. Verdict sans appel: "Pour moi, c'est pas du tennis."&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De mon côté, j'en suis sorti convaincu que Federer est en bout de course -- ce que Wimbledon devait confirmer trois semaines plus tard. Non qu'il n'ait plus le talent ni la forme physique, mais je pense qu'à 28 ans, marié et père de famille, ce garçon trop intelligent a perdu le feu sacré, la rage de gagner qui lui faisait supporter la vie nomade et les entraînements durs et interminables qui étaient son lot sans interruption depuis une douzaine d'années. Il avait déjà annoncé sa retraite à trente ans, je ne serais pas surpris qu'il devance cette échéance.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le reste du séjour à Paris s'est passé plutôt agréablement mais sans histoire, à profiter du beau temps pour flâner à Saint-Germain, à tenter de joindre les vieux copains (en vain la plupart du temps, sauf pour Gisèle Maia que nous sommes allés trouver chez elle derrière les Batignolles), à errer dans la Foire des Antiquaires place Saint-Sulpice, à bouffer des repas assez moyens dans des bistrots choisis au hasard. Deux exceptions notables: &lt;/div&gt;&lt;div&gt; - Un restaurant familial comme il ne s'en fait plus, Chez Géraud, succulente cuisine bourgeoise et spécialités de gibier en saison, dans une petite rue du côté de La Muette.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; - Un repaire italien de fanas du tennis avenue Kléber (à dix pas de notre hôtel), Fra Diavolo, dont le patron non seulement nous a servi des pizzas exemplaires, des osso bucco fondants et des foies de veau tendres et parfumés, mais encore nous a offert un délicieux marsala aux amandes pour célébrer la victoire de sa compatriote Schiavone. Grazie!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le retour à Montréal le 10 juin s'est fait sans douleur, American Express ayant même envoyé une voiture avec chauffeur nous cueillir à Dorval pour nous amener rue Wilderton. Ce que c'est que d'être des clients dépensiers!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais dès le décalage horaire un peu résorbé, il a fallu accélérer le rythme, car il restait moins de trois semaines pour régler tous les détails de notre premier déménagement depuis 18 ans.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après réflexion, nous quittons Wilderton et nous installons dans un ensemble locatif grand confort "pour retraités actifs". C'est juste en face du Village Olympique, en diagonale de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, donc assez loin dans l'Est; nous aurons un 4 1/2 au 9e avec terrasse et vue sur la ville (sud-ouest). Un peu plus petit (90 m2) que notre logement actuel, mais mieux divisé: cuisine avec comptoir-dînette donnant sur le grand salon double, coin bureau entre les deux chambres. Appareils ménagers fournis, y compris lave-vaisselle et mini-salle de lavage équipée. Sécurité blindée lorsque nous partirons en voyage.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pourquoi maintenant? L'immeuble de Wilderton était de moins en moins bien entretenu et ils refusaient de faire les travaux de rafraîchissement qui s'imposaient même si nous partagions les frais. La côte était de plus en plus difficile à monter et à descendre en hiver, surtout pour Azur. Enfin, c'est mieux d'agir pendant que nous sommes relativement en forme, que d'attendre d'y être obligés par des problèmes de santé. Qui sait comment nous nous sentirons dans un, deux ou cinq ans?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Là, nous aurons tout sous la main dans l'immeuble même: piscine intérieure-extérieure, jacuzzi-sauna-fitness, massage et coiffeur, pharmacie, dépanneur, bar-salon, même un restaurant potable qui peut livrer aux appartements. Plus des salons privés pour recevoir les copains, une salle de cinéma "apportez-vos-DVD", une bonne bibliothèque gérée par les résidents, un atelier de beaux-arts et photo avec moniteurs et (riez pas!) une zone de loisirs de groupe abritant un "golf range" virtuel et deux allées de quilles!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ajoutez à ça un assez beau jardin dehors, une infirmière sept jours/semaine (aide-infirmière la nuit) qu'on peut appeler en appuyant sur un bouton, la visite hebdomadaire d'un médecin spécialisé en gériatrie et médecine préventive, une navette pour aller faire les courses au centre d'achats (avec livraison).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous avons fait appel à un déménageur "all-dressed" qui est venu emballer les caisses avant le déplacement et est revenu les déballer à destination. En principe, on ne touchait à rien. On n'allait pas pour autant pouvoir se tourner les pouces: il fallait choisir ce qu'on apporte et ce qu'on laisse dans le fatras accumulé depuis 30 ans et plus; acheter ce qui manque (rideaux, stores, tapis, éclairage, quelques meubles); planifier où tout va aller;  disposer du trop-plein (cuisinière, frigo 2-portes, plafonniers-ventilateurs, vieux tapis et meubles, etc.); faire le changement d'adresse pour les services (télé, Internet, téléphone, courrier, banque) et les amis...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De surcroît, puisque nous avons engagé le déménageur à la dernière minute, il lui était impossible d'effectuer toute l'opération en même temps. Une équipe est donc venue emballer nos effets quatre jours avant le temps, une autre les déballer trois jours après. Si bien que nous avons dû camper au milieu de montagnes de carton pendant une semaine, ne conservant que le minimum nécessaire pour survivre! Un peu dur surtout par cette canicule, mais ça ne s'est pas si mal passé, d'autant plus que le neveu Vincent (fils de mon frère Antoine et bon comédien) est venu nous prêter une main secourable.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Enfin, les meubles commandés arrivent au compte-gouttes, les fournisseurs et livreurs étant eux aussi débordés en cette saison de renouvellement des bails. D'abord les lits (un nouveau lit d'eau "dernière génération" pour moi, un matelas de "mousse-mémoire" pour Azur), puis les tapis (d'Iran, magnifiques mais pas encore déroulés), une première bordée de fauteuils, de lampes et de bureaux suivie d'une seconde de chaises, tabourets et re-bureaux une semaine plus tard.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quinze jours bien comptés après notre arrivée, la nouvelle maison est devenue presque habitable; le grand salon-salle à dîner est agencé à notre goût, la télé et la chaîne audio fonctionnant correctement, la cuisine assez bien rangée, le coin bureau (un peu exigu mais on s'y fera) peuplé d'ordinateurs en état de marche. Il reste les fenêtres vierges de rideaux et stores -- une douillette suspendue à des anneaux de douche en tient lieu dans la chambre d'Azur en attendant que le tout soit livré dans un mois -- et surtout ma chambre, qui offre un aspect original mi-caravansérail, mi-entrepôt, car nous y avons entassé un tas de cartons demi-vidés plus un vrai mur de boîtes contenant la moitié de la bibliothèque, dans laquelle je ne m'étais pas résolu à faire le tri avant le départ de Wilderton.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En plein milieu de tout ce branle-bas, les voisins et amis Chantefort sont débarqués de Montpellier pour visiter leur fille Caroline et leur petite-fille Eliza, montréalaises. J'ai trouvé le tour d'aller déguster avec André un gazpacho et un chorizo grillé au El Gitano de l'avenue du Parc une chaude soirée de la semaine dernière, et toute la famille est venue prendre l'apéro dans le nouvel appartement hier, juste avant un lunch de homard et la finale du Mondial de foot.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne sais trop par quel miracle, nous sommes parvenus à voir la quasi totalité des matches sud-africains, vivant au rythme des multiples péripéties de ce tournoi hors du commun. Azur a vécu comme un affront personnel le comportement absurde de ce qu'on a appelé (bien à tort) "l'équipe de France" et qui n'était en réalité qu'un agglomérat d'égotismes. Ce triste assemblage est d'ailleurs sorti du jeu par la petite porte, tout comme le groupe de l'âge d'or italien, qui s'est avéré essoufllé et perclus dès la seconde demie de son premier match. Un sort bien mérité dans les deux cas.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous nous sommes habitués au bourdonnement incessant des "vuvuzelas", avons compati aux malheurs des Bafana Bafana sud-africains puis des si agiles et braves Sud-Coréens, nous avons applaudi les déboires d'Anglais talentueux mais peu sympathiques, pleuré l'incroyable défaite du Ghana alors qu'il avait une victoire historique à la pointe du soulier, regretté l'écrasement par les Allemands de la bande argentine à ce Rigoletto de Maradona.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Parmi le dernier carré d'as, notre choix était fait depuis longtemps -- avant le début du tournoi dans mon cas,  au lendemain de l'élimination de la France dans celui d'Azur. Viva Espana! Quel joli jeu propre et élégant, quelle cohésion, quelle belle entente (apparente, en tout cas) entre des individualités fortes et diverses. Avec en plus une détermination et une solidité nouvelles dans la défense et face à l'adversité, incarnées dans la gueule expressive du sélectionneur Vicente Del Bosque. Et puis, nos copains Pépine et Pedro veillaient sur eux de là-haut.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Malgré tous les commentaires peu flatteurs des experts (qui visiblement n'y croyaient pas et se laissaient éblouir par le brio des Brésiliens et des Allemands), je n'ai jamais tremblé -- sauf peut-être un court instant, au début de la demi-finale contre la Mannschaft. Mais dès la partie bien engagée, il est devenu clair que c'est le style espagnol qui allait dominer chaque engagement, le résultat final n'étant que le couronnement de la démonstration. Pour moi, même si je ne suis pas grand clerc en la matière, tous ces matches gagnés un but à zéro étaient la signature d'une grande équipe, capable chaque fois de hisser son jeu exactement au niveau qu'il fallait pour l'emporter.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je regrette seulement que les Néerlandais aient trahi leur beau parcours et leur forme fluide et sympathique de football en adoptant pour la finale un mode brutal d'antijeu indigne de leur tradition, pire encore que ce qu'ils avaient fait contre le Brésil. Ils auraient bien mieux paru -- et peut-être eu des chances de l'emporter -- s'ils avaient été eux-mêmes.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quoi qu'il en soit, l'Espagne a de bonnes raisons de célébrer cette victoire méritée grâce à laquelle, comme l'a souligné Didier Roustan sur le Web de L'Equipe, "le football revient de loin". Olé!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-8497096501991361339?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/8497096501991361339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=8497096501991361339' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8497096501991361339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8497096501991361339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/07/12-juillet-2010.html' title='12 juillet 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-4435826735335879018</id><published>2010-05-02T09:40:00.011-04:00</published><updated>2010-05-03T11:40:45.057-04:00</updated><title type='text'>1 mai 2010</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;Fête du Travail… et fête tout court.&lt;/div&gt;Après une semaine assez ennuyeuse à tout remettre en ordre, à réparer les petits défauts découverts sur le Bum pendant les trois semaines de mer et à compléter les chiffres d'impôts liés au bateau pour le comptable de Montréal, nous avons décidé que nous avions bien droit à une gâterie. De taille.&lt;br /&gt;Ça a pris la forme d'un délicieux lunch chez Brédas qui, comme à la même époque l'an dernier, a ouvert ses portes spécialement pour nous et notre dizaine d'invités, de marque cela va sans dire. Cette fois, nous avons amené surtout nos copains et voisins du Marin: Michel et Florence de la "Marie-Joseph", le monocoque qui nous fait face sur le ponton, Philippe, le fana de jazz (et de rhum - il m'a offert en plus d'une série de disques locaux un curieux et bon Fajou blanc de la Guadeloupe) qui entre ses loisirs gère l'occupation des pontons pour la Marina, Pancho qui tient la boutique du Marin-Pêcheur, vieil ami et complice de notre ami disparu Jean-Marie Deschamps, plus deux couples de revenants de l'année dernière, Raymond Marie et sa Ginette, et Léna et son Jean-Yves québécois. Saluez, tout le monde!&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S92CYISRwBI/AAAAAAAABMo/EzSkdKrCiX8/s1600/paella.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S92CYISRwBI/AAAAAAAABMo/EzSkdKrCiX8/s400/paella.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466668873750265874" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 226px; " /&gt;&lt;/a&gt;Cette table on ne peut plus conviviale (pour ne pas dire bruyante) a eu droit à un menu dessiné sur mesures, dont la pièce de résistance était un mignon de porc aux légumes pays dont personne n'a laissé une seule miette, même après une débauche de foie gras avec ignames et bananes jaunes en entrée! Léna, experte en la matière, avait choisi un joli blanc semi-liquoreux de Tariquet pour démarrer, puis un chateauneuf-du-pape au-dessus de tout reproche. Et je ne parle même pas du chaud-froid en dessert, arrosé d'un rhum Saint-Étienne hors d'âge!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pendant ce temps, la conversation roulait sur tous les sujets possibles, de Georges Frêche (Florence est originaire de Montpellier) aux indépendantistes antillais (Raymond en est), en passant par les aventures de voyage, les incidents de voile et de pêche, les ports et les marinas des pires aux meilleurs, les souvenirs des passages de Deschamps en Martinique (plusieurs du groupe l'avaient connu) et inévitablement le manger et le boire.&lt;br /&gt;Lorsque le groupe s'est dispersé peu avant le crépuscule, la moitié de la bande est redescendue vers Le François où se tenait une soirée de guitare jazz pour laquelle notre afficionado attitré nous avait réservé des places.&lt;div&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S92BSR-CdmI/AAAAAAAABMY/i65jjhmTycw/s320/Br%C3%A9das+marina.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466667673758889570" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 270px; height: 180px; " /&gt; Celles-ci comprenaient non seulement les prestations d'une bonne demi-douzaine de formations éclectiques, mais également le bar ouvert et de gigantesques marmites odorantes de paella et de saucisses aux haricots épicés.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S92ByCbLQwI/AAAAAAAABMg/sy8_ePaHQYk/s1600/jazz.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S92ByCbLQwI/AAAAAAAABMg/sy8_ePaHQYk/s320/jazz.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466668219341947650" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 238px; " /&gt;&lt;/a&gt;Parmi les combos à noter, deux bons guitaristes et surtout un virtuose de l'orgue Hammond, José Privat, qui faisait swinguer toutes les formations auxquelles il participait. Nous avons retrouvé là un vieux copain, Jacky, qui a passé plusieurs années à Montréal, en particulier avec notre amie africaine Monique, emportée par le cancer dans la fleur de l'âge.&lt;br /&gt;À part ça, pas grand-chose à signaler ces derniers jours… Ah oui, une redécouverte sympa: le resto de bord de mer Chez Filin, installé sur la très jolie plage de l'Anse Figuier, parfait pour un bain de mer suivi d'un fameux poisson grillé. Et la patronne Ghislaine a des liens de parenté avec Azur, ce qui ne gâte rien.&lt;br /&gt;Prochaine étape, Montpellier jeudi prochain… et la suite du blogue ira sans doute au début juin, lorsque nous serons à Paris pour Roland-Garros. Vamos!!!&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-4435826735335879018?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/4435826735335879018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=4435826735335879018' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/4435826735335879018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/4435826735335879018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/05/1-mai-2010.html' title='1 mai 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S92CYISRwBI/AAAAAAAABMo/EzSkdKrCiX8/s72-c/paella.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-5386986770038814786</id><published>2010-05-01T07:53:00.004-04:00</published><updated>2010-05-01T10:00:51.611-04:00</updated><title type='text'>22 avril 2010</title><content type='html'>«Jonas dans la baleine disait: "J'voudrais ben m'en aller"», la comptine idiote qui me trottait dans la tête au départ des Saintes m'a incité à surnommer Jonas le magnifique cachalot qui nous attendait patiemment juste après la Passe du Sud, avant-hier au coucher de soleil.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;C'est à la suite d'un assez vif débat sur la durée du voyage et l'opportunité de retrouver le plus vite possible notre port d'attache que j'ai insisté pour que nous nous mettions en route à cette heure inhabituelle, afin de rallier en une seule étape de nuit le Marin, sans effectuer l'escale habituelle à la Dominique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pourtant, le second arrêt à Antigua a été un succès. La descente de Barbuda samedi dernier, pluvieuse au début, s'est faite plutôt rapidement et le choix de Marc de contourner Antigua par l'est (la "Côte au vent") a &lt;/div&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wvQXaMdxI/AAAAAAAABLQ/Xj34UIdqACA/s320/harbour.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466296005929236242" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;div&gt;été amplement justifié par une bonne brise qui nous a amenés en milieu d'après-midi dans la baie d'English Harbour, que nous avions choisie de préférence à Falmouth par crainte -- justifiée -- que cette dernière ne soit hyper-achalandée à l'occasion des régattes du week-end.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le petit port-musée (déjà décrit) était lui aussi plutôt occupé, mais nous avons quand même trouvé à nous loger au ponton du carénage, où nous devions effectuer des vérifications et peut-être des réparations à l'annexe et au guindeau (treuil motorisé de l'ancre principale).&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wvakmwDfI/AAAAAAAABLY/qrBp4PRFMJM/s1600/guindeau.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wvakmwDfI/AAAAAAAABLY/qrBp4PRFMJM/s320/guindeau.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466296181270253042" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Pendant qu'un technicien triturait le moteur du guindeau dans son atelier voisin et qu'un mécanicien en faisait autant de l'annexe le long du quai le lendemain matin, nous sommes partis au large contempler un spectacle unique: une cinquantaine de voiliers "classiques" démarraient juste à la sortie du port pour se disputer une course de vingt milles en quatre "bords" entre deux bouées. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wvpPPYsHI/AAAAAAAABLg/j5sPjA8dh2I/s1600/depart.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wvpPPYsHI/AAAAAAAABLg/j5sPjA8dh2I/s320/depart.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466296433233145970" style="margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 400px; height: 260px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Ils se divisaient en cinq classes, dont les deux plus étonnantes étaient les "grands classiques" à coques de bois ou de fer et deux ou trois mats à gréements traditionnels, certains datant des années 1940, et les "esprit de la tradition", immenses bateaux modernes mais conçus et construits dans la lignée des yachts classiques.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Certains portaient jusqu'à une douzaine de voiles, manoeuvrées par des équipages de vingt à trente-cinq marins.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wwTUYJamI/AAAAAAAABL4/y5zBMdXz6AE/s1600/equipage.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wwTUYJamI/AAAAAAAABL4/y5zBMdXz6AE/s320/equipage.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466297156166576738" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; Le virage face au vent autour de la bouée "de terre" et l'empannage vent derrière autour de la bouée "du large" étaient de véritables ballets durant à peine quelques secondes, mais orchestrés avec une extraordinaire précision. Nous avons passé trois bonnes heures à suivre les péripéties de la course, au milieu d'une flottille d'autres amateurs, dont un étonnant deux-mats à voiles rouges gréé en jonque chinoise. Quel spectacle!&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wv4CNTgdI/AAAAAAAABLo/1Mu2wsISsU8/s1600/jonque.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wv4CNTgdI/AAAAAAAABLo/1Mu2wsISsU8/s320/jonque.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466296687432794578" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;De retour au ponton, pendant que nous dégustions à bord un lunch concocté par Twiggy, nous nous sommes trouvés aux premières loges d'un gracieux défilé des participants, qui venaient effectuer un tour d'honneur dans la baie d'English Harbour sitôt leur course terminée. Nous y avons reconnu plusieurs de nos anciens voisins de quai lors de notre précédente escale à Antigua.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9ww2LH4NpI/AAAAAAAABMA/OrGGCQiF-iE/s1600/roses.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9ww2LH4NpI/AAAAAAAABMA/OrGGCQiF-iE/s320/roses.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466297754977842834" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; Le clou du spectacle était un joli yacht rose, manoeuvré par une dizaine de naïades en bikini... Très hollywoodien!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En fin de journée, le technicien (prénommé curieusement "Mandela") est venu réinstaller le guindeau rafistolé, si bien que nous avons pu nous remettre en route pour la Guadeloupe dès lundi matin. Pendant la première heure de la traversée, nous avons d'ailleurs eu l'occasion d'admirer le premier "bord" de la dernière régatte du week-end, mettant aux prises plusieurs des mêmes voiliers que la veille, mais sur un parcours différent.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wwHlI6ZeI/AAAAAAAABLw/SLEfZiF_Us4/s1600/virage.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wwHlI6ZeI/AAAAAAAABLw/SLEfZiF_Us4/s400/virage.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466296954507650530" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 600px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Nous avons passé une nuit peu mouvementée au mouillage de Deshaies, puis sommes descendus, en grande partie à moteur et par calme plat, jusqu'aux Saintes, où nous avons découvert (a) que notre réservoir d'eau était vide et (b) que la réparation du guindeau n'avait pas tenu. Par bonheur, le quai des marins-pêcheurs du bourg de Terre-de-Haut, normalement réservé aux professionnels, nous a accueillis et ravitaillés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est à ce moment que, constatant que nous n'avions plus de guindeau (donc des possibilités de mouillage bien réduites) et que de plus Azur commençait à être très fatiguée et impatiente du voyage, j'ai décidé d'imposer un retour immédiat "à la maison" au lieu des trois étapes prévues initialement. Une fois le premier choc passé, et calmées les inquiétudes face à la navigation de nuit, la bonne humeur est revenue et le goût de l'aventure nous a repris.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est sous l'éclairage dramatique d'un gros soleil rouge frôlant l'horizon que nous avons franchi la passe menant des derniers îlets des Saintes vers la Dominique, distante d'une quinzaine de milles. Tout-à-coup j'entends Marc crier: "Attention, épave devant!" qu'il corrige aussitôt par "Baleine! Baleine!"&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wywKeew0I/AAAAAAAABMI/BY3eRNDKCD4/s1600/jonas.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wywKeew0I/AAAAAAAABMI/BY3eRNDKCD4/s400/jonas.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466299850748248898" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 237px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;L'apparence première de Jonas était en effet un peu ambiguë: une sorte de longue barre noire luisante flottant au ras de l'eau, juste au travers de notre route. Ce pouvait aussi bien être un grand canot renversé qu'une grosse pièce de bois détrempée. Il fallait quelques secondes pour constater que c'était vivant et que ça se déplaçait, lentement, par ses propres moyens.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Marc réduit les moteurs et nous nous arrêtons à peut-être 25 mètres du monstre, dont le dos arrondi et strié, avec son moignon d'aileron caractéristique, dépasse la longueur du Bum chromé. Si on ajoute la queue, actuellement invisible, le tout doit bien faire dans les 17-18 mètres, sinon plus! Belle bête.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wy9ZY_WjI/AAAAAAAABMQ/NLK_TskBj-Y/s1600/queue.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wy9ZY_WjI/AAAAAAAABMQ/NLK_TskBj-Y/s200/queue.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466300078090050098" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 148px; height: 200px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Pendant une dizaine de minutes, nous en faisons le tour à vitesse réduite: on a l'impression qu'il nous observe lui aussi, ou bien qu'il pose pour la photo! Deux ou trois fois il lance des jets de vapeur vers l'avant, et puis il fait le dos rond et plonge comme au ralenti. La dernière vue que nous laisse notre ami Jonas est son énorme queue battant l'air, teintée des couleurs du soleil couchant.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-5386986770038814786?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/5386986770038814786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=5386986770038814786' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5386986770038814786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/5386986770038814786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/05/22-avril-2010.html' title='22 avril 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9wvQXaMdxI/AAAAAAAABLQ/Xj34UIdqACA/s72-c/harbour.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-950397121985857407</id><published>2010-04-22T21:05:00.009-04:00</published><updated>2010-04-27T06:30:01.085-04:00</updated><title type='text'>16 avril 2010</title><content type='html'>&lt;div&gt;La remontée vers Statia avait débuté tout doucement le long de la côte sud-ouest de St. Kitts -- que nous avions visitée et trouvée sans grand intérêt il y a deux ou trois ans. Mais à mi-chemin de l'île, nous nous sentons brusquement soulevés par un fort vent de côté soufflant en rafales de 25, parfois 30 noeuds. Il y a tellement d'air que même en prenant un ris (raccourcissant les voiles), nous filons bientôt à plus de neuf noeuds, d'autant plus que la côte proche nous protège de toute houle importante.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est donc au bout d'à peine plus de trois heures, au lieu des cinq prévues, que nous contournons la dernière pointe sud de Statia pour mettre l'ancre devant le cimetière de la "capitale", Oranjestad. Celle-ci est à peine plus qu'une grosse bourgade nettement stratifiée en deux niveaux, le port et la haute-ville, reliés par deux côtes dont la plus abrupte a gardé le nom évocateur de "Slave Hill".&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9a5oJXRakI/AAAAAAAABKo/g3I4NoJkh3A/s1600/statia.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9a5oJXRakI/AAAAAAAABKo/g3I4NoJkh3A/s320/statia.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5464759297220110914" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Tandis que nous préparons un repas à bord, Marc s'acquitte des formalités et revient nous informer qu'il n'y a pas grand-chose d'intéressant à voir à terre… et que Statia est une des rares îles des Antilles sans une seule plage digne de ce nom. Prometteur!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme de plus le mouillage est assez agité, c'est sans grand regret que nous hissons les voiles le lendemain matin pour piquer vers le nord et Saint-Martin. Le long trajet, en bonne partie contre le vent et mouillé de quelques averses, est tout de même assez rapide pour que dès 16 heures, nous contournions la "pointe aux Oiseaux" qui cache la baie de Marigot, capitale de la partie française de l'île (l'autre partie étant néerlandaise).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bravo, qu'on se dit, on aura tout le temps de pénétrer de jour dans la curieuse et un peu déroutante mais confortable marina circulaire de Port Louis. Tu parles, Charles! Un vent de tête de 25 noeuds et une houle courte et hachée nous accueillent à l'entrée de la baie et ne nous lâchent plus, les moteurs nous traînant à guère plus de trois noeuds. Il faut donc une grande heure pour enfin pénétrer à l'abri du brise-lame en demi-lune, où nous découvrons que les pontons sont fort achalandés, notamment d'une vingtaine au moins de grands motor-yachts.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9a6A_OWAgI/AAAAAAAABKw/L1XxN00SAjc/s1600/steel.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9a6A_OWAgI/AAAAAAAABKw/L1XxN00SAjc/s320/steel.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5464759723995038210" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;La place était presque vide la dernière fois, mais il faut dire que la marina venait alors d'ouvrir et n'avait même pas terminé ses aménagements.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Entre-temps, la capitainerie a fermé ses portes pour la nuit et plus personne n'est là pour nous accueillir et nous guider dans ce qui est déjà le crépuscule. Tant bien que mal, nous dénichons une place à quai. Un ou deux voisins compatissants (dont un jeune couple de Brésiliens) nous aident à nous amarrer convenablement le dos au ponton, dans un espace plutôt restreint. Une planche trouvée sur le quai nous sert de passerelle pour débarquer et aller manger un repas bien mérité dans un resto du centre-ville voisin.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au matin, en nous inscrivant au bureau, nous découvrons que notre zone d'amarrage est consacrée aux bateaux américains, et donc que le voltage, les formats des prises de courant et des prises d'eau ne correspondent pas aux nôtres. Il faudra toute une journée pour que nous soyons enfin alimentés correctement. Et l'accès Internet, acheté à prix d'or -- il était gratuit jadis --, ne fonctionnera jamais à une vitesse acceptable. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Enfin, une vraie passerelle pliante de débarquement, gentiment signalée par un skipper, nous est refusée par la direction de la marina: "C'est une propriété privée, qui appartient à un autre bateau! Nous allons vous en fournir une autre." Avec un sourire un peu gêné, le préposé aux services nous revient une heure plus tard… avec la même passerelle. Mais cette fois c'est OK, puisqu'il s'agit d'un prêt "officiel". Allez donc comprendre la logique saint-martinoise.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La seconde journée au ponton est entrecoupée d'une belle série d'averses, qui perturbent sérieusement notre programme de shopping (quoi faire d'autre à Saint-Martin?) et de visite. Nous louons quand même une voiture pour descendre faire les courses dans un centre commercial "frontalier" solidement stocké, puis remonter luncher à "la Main à la Pâte", agréable et bon restaurant de bord de quai tenu par le plus hexagonal des Français. Vingt pas plus loin, Azur a le bonheur de trouver un marchand de journaux correctement fourni en publications françaises.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est donc le lendemain que nous partons en milieu de matinée pour une tournée dans le nord de l'île, creusé de jolies baies auxquelles leur vocation intensément touristique n'a quand même pas enlevé leur beauté, parfois à couper le souffle.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9a6K1_iEcI/AAAAAAAABK4/ly-aIWpoA5Y/s1600/st-martin.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9a6K1_iEcI/AAAAAAAABK4/ly-aIWpoA5Y/s320/st-martin.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5464759893315686850" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;La balade, qui nous fait traverser au moins quatre fois la frontière franco-hollandaise zigzagante et toute virtuelle, se termine par un repas sans façon dans une recommandation du Routard, Ô Plongeoir, tout près de l'entrée de la marina.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vu la date où nous sommes, la température plus ou moins clémente et une certaine fatigue avouée par Marie-José, nous jugeons préférable de renoncer à poursuivre vers les Îles Vierges, ce qui demanderait une semaine supplémentaire, et surtout au moins une très longue étape d'une centaine de milles, partiellement de nuit. À la place, nous en profiterons pour voir deux îles que nous ne connaissons pas, et nous arrêter de nouveau à Antigua au moment des Classic Regattas dont nous avions vu les impressionnants préparatifs la semaine dernière.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Jeudi midi, nous faisons donc escale à Saint-Barth, la plus huppée et une des plus petites des Antilles françaises. À l'entrée du port, assez encombré, nous sommes fascinés par une curieuse bête, moitié goélette, moitié multicoques. Nous apprendrons que le "Pilar Rossi" est la douce folie du coureur automobile Nelson Piquet, qui a transformé graduellement ce qui était un motor-yacht de 39 mètres en un super-voilier hybride de 64 mètres!&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9a6yk4AeXI/AAAAAAAABLA/DQ3iGMQHcr4/s1600/pilar.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9a6yk4AeXI/AAAAAAAABLA/DQ3iGMQHcr4/s320/pilar.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5464760575915489650" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;La chauffeure de taxi qui nous fait visiter s'empresse de nous pointer d'abord les centres commerciaux les plus cossus, puis les boutiques de luxe (Dior, Armani…) et enfin la résidence de Noureyev et celle de Johnny Hallyday, qu'elle prétend même apercevoir à la terrasse d'un café. Azur s'abstient de lui signaler que d'après le Paris-Match acheté la veille, le grand copain de Sarkozy est actuellement hospitalisé, en Algérie semble-t-il. Mais quoi? Il y en a bien qui voient encore Elvis déambuler dans les rues de Vegas!&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce soir, dodo très hâtif, car il faut lever l'ancre au point du jour si nous voulons arriver avant la nuit à notre prochain étape, Barbuda. La première partie du trajet consiste à contourner le nord de Saint-Barth, ce que nous faisons par un vent de face combiné avec une houle très creusée. Heureusement, dès que nous mettons le cap vers le sud-est, la vitesse grimpe de quatre à huit noeuds, ne faiblissant que lorsque nous croisons des grains, assez fréquents.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Barbuda est une grande île coralienne, donc plate et sans le moindre relief (son "sommet" n'atteint pas les 60 mètres) mais bordée de magnifiques et interminables plages blanches, parfois même roses. Une bonne partie de l'intérieur est occupée par un immense lagon où vivent de multiples espèces d'oiseaux et d'animaux aquatiques. Le seul village, Codrington, dépasse à peine les 1200 habitants et n'offre même pas un port digne de ce nom.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9a69RgPi7I/AAAAAAAABLI/lJHtFyKfJ-M/s1600/barbuda.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9a69RgPi7I/AAAAAAAABLI/lJHtFyKfJ-M/s320/barbuda.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5464760759694101426" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Nous jetons l'ancre à l'extrême sud le long de Cocoa Point, le seul endroit relativement à l'abri de la brise de nord-est, qui n'a pas molli. Un mouillage "sauvage" s'il en est: avec trois autres bateaux, nous avons pour nous seuls une plage blonde longue d'une dizaine de kilomètres, que nous nous promettons de mettre à profit au matin.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Hélas, nous nous réveillons sous un ciel chargé de nuages sombres qui commencent à nous crever au-dessus de la tête dès le petit déjeuner. La baignade anticipée prend plutôt des airs de douche! Dans ces conditions, aussi bien lever les voiles et descendre illico vers Antigua, où un bon vent nous pousse de toute façon. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-950397121985857407?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/950397121985857407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=950397121985857407' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/950397121985857407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/950397121985857407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/04/16-avril-2010.html' title='16 avril 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S9a5oJXRakI/AAAAAAAABKo/g3I4NoJkh3A/s72-c/statia.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-4749097556172436580</id><published>2010-04-12T10:31:00.013-04:00</published><updated>2010-04-27T06:46:12.964-04:00</updated><title type='text'>10 avril 2010</title><content type='html'>Ayant cédé à la tentation d'un succulent déjeuner de brioches au raisin et de pommes-cannelle marie-galantoises, nous avons démarré un peu plus tard que prévu le lundi de Pâques. Par chance, le vent a fraîchi un peu soufflant du nord-est, ce qui nous offre une agréable mais pas très rapide traversée vers les Saintes. En approchant de la Passe Est, nous nous rendons compte qu'une escale à Terre-de-Haut (avec l'irrésistible baignade sous le Pain de Sucre) nous fera arriver au mouillage de Deshaies en pleine nuit.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8blXJ29sEI/AAAAAAAABJg/9zovqe4t4e8/s1600/saintes+nord.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8blXJ29sEI/AAAAAAAABJg/9zovqe4t4e8/s320/saintes+nord.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460303784179511362" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Sagement, mais avec regret, nous changeons de cap, longeant la pittoresque rive nord des Saintes… où nous retrouvons en ordre serré de marche la régatte partie hier matin de Saint-Louis de Marie-Galante, qui contourne maintenant la côte ouest du petit archipel. Vers midi, nous atteignons l'extrémité sud de la Guadeloupe, le blanc phare de Vieux-Fort.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À notre surprise ravie, au large de Basseterre le vent vire à un atypique 15 noeuds du nord-ouest, ce qui nous permet de remonter à la voile, à bonne vitesse, tout le long de la côte "sous le vent". À l'arrivée vers 15h30, Twiggy nous a concocté un savoureux "ti-nain pis la morue", le plat martiniquais archi-traditionnel à base de morue dessalée et de bananes-plaintain écrasées dans la sauce avec un peu d'huile d'olive. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mauvaises nouvelles de la météo mardi matin: un fort vent de nord (20-25 noeuds) s'est élevé pendant la nuit, accompagné d'une houle croisée nord-est avec des creux de pas loin de trois mètres. Cela augure plutôt mal pour une traversée jusqu'à Antigua en direction franc nord, pour laquelle nous comptions sur l'habituel alizé venant de l'est.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Effectivement, nous y rattrapons tout le mauvais temps que nous n'avions pas eu dans le Canal de la Dominique et vers Marie-Galante les jours précédents. Mer grise forte et hachée, ciel bouché, navigation pénible, quoique assez rapide, principalement au moteur avec un vent de face tourbillonnant. Pas question de cuisiner dans ces conditions, nous nous contentons d'un pique-nique minimal, pris sur le pouce dans le cockpit.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À l'arrivée en milieu d'après-midi dans le port de Falmouth Bay, changement complet d'atmosphère. On nous guide aimablement  vers un ponton de luxe, où nous avons l'air du vilain petit canard, entourés que nous sommes d'une quinzaine de voiliers géants (25 à 60 mètres!) et rutilants, bichonnés avec soin par des équipages en uniforme impeccable. Il se trouve que nous sommes tombés au beau milieu de la semaine préparatoire à la grande régatte des "classics", rendez-vous annuel de milliardaires fanatiques de la voile venus de tous les coins du monde.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8bpW6Ac1KI/AAAAAAAABJw/Lzy5G4Mi5eA/s1600/voiliers.jpg"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8bpW6Ac1KI/AAAAAAAABJw/Lzy5G4Mi5eA/s320/voiliers.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460308177970844834" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 400px; height: 280px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; Notre plus proche voisin, un 40-mètres à la coque rouge vif, aux ponts et cabine de bois clair avec abondantes garnitures de chrome, porte le joli nom d'"Aphrodite". Tout un programme. Je lui préfère encore le "Ranger", un peu plus petit mais élégamment élancé, avec ses superstructures traditionnelles de chêne verni.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8bp2h4a7OI/AAAAAAAABJ4/eMKryPNfwN8/s1600/classic.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8bp2h4a7OI/AAAAAAAABJ4/eMKryPNfwN8/s320/classic.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460308721250528482" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Affamés, nous nous mettons en quête d'un resto encore ouvert à quatre heures de l'après-midi. Heather Francis, la plantureuse et chaleureuse patronne du Bar B's Club tout proche, vient de fermer sa cuisine mais, voyant nos mines dépitées, accepte de l'entrebâiller pour nous servir. Menu typique des îles anglaises, savoureusement interprété: entrées de crevettes à l'ail, cari de poulet, côtes levées aigres-douces, grillade de thon avec sauce, frites ou riz et gratin de fruits-pays. Nous en sortons avec une envie de revenir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au matin, tandis que Marc s'occuper des formalités et donne un coup de main à Twiggy pour mettre de l'ordre à bord, nous invoquons nos privilèges de propriétaires d'un âge certain (dixit Azur) pour sauter dans un taxi qui nous emmène à une très belle baignade sur une des multiples plages proprettes et bien abritées de la côte sud-ouest. Un bar "les pieds dans l'eau" offre des planter's punchs percutants et une conversation agréable avec des visiteurs américains, passagers d'un bateau de croisière géant.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8b2hBmNKcI/AAAAAAAABKI/ViNcXOxglgc/s1600/antigua.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8b2hBmNKcI/AAAAAAAABKI/ViNcXOxglgc/s320/antigua.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460322645458102722" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Au retour, Moody le taxi insiste pour nous faire voir une des plus grandioses vues de l'île, du haut d'un morne surplombant English Harbour, avant de nous déposer au Catherine's Cafe, où le couple de patrons français nous chouchoute à travers un excellent lunch pris sur une terrasse face au vieux port pittoresque.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pendant que madame fait la sieste, Marc, Twiggy et moi passons l'après-midi sur le ponton, à admirer nos gigantesques voisins… et leurs jolies équipières! &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mercredi matin, excursion à pied jusqu'à English Harbour, l'ancien port de l'amiral Nelson durant les guerres napoléoniennes. Il avait été laissé à l'abandon pendant un siècle, et vient d'être restauré dans sa splendeur originelle par des officiers de marine britanniques fanas d'histoire -- de fait, les travaux ne sont pas finis, une partie de l'intendance et les logements des officiers sont encore en ruines.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8b4uzx2CoI/AAAAAAAABKY/N5JNYtV3AfM/s1600/english.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8b4uzx2CoI/AAAAAAAABKY/N5JNYtV3AfM/s320/english.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460325081290246786" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;La visite commence par un café à la terrasse de l'Admiral's Inn, auberge (aujourd'hui de luxe) datant de 1784, qui offre une très jolie vue sur l'étroite baie en forme de S où se niche le port-musée et sur l'espace peuplé de colonnes où étaient réparées et mises à sécher les voiles énormes des trois-mâts de l'époque. Un peu plus loin se trouvent l'atelier de menuiserie de marine, l'entrepôt des mâts, la corderie, la résidence du gouverneur militaire (transformée en mini-musée maritime), enfin les grands entrepôts devenus un bar et resto populaire, face à la petite forteresse qui défendait l'entrée de la baie. Malgré la saveur très touristique, l'ensemble donne une bonne idée de la façon dont fonctionnait un port militaire d'il y a deux cents ans, et dont vivaient ses habitants. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous nous rendons ensuite à la capitale, St. John's, animée mais sans charme particulier, dont nous revenons tout de suite pour retrouver nos équipiers face à la marina chez la copine Heather, dont nous faisons de nouveau honneur à la cuisine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le lendemain, départ assez tardif par un vent de nord-est un peu trop direct vers la petite île de Nevis (Nievés) dont nous avions gardé un très bon souvenir; le problème, c'est qu'un cata comme le nôtre n'est pas fait pour voguer vent arrière. Malgré une bôme solidement arrimée à babord par Marc, les voiles s'obstinent à empanner (changer de bord) sans avertissement, imprimant au bateau des chocs souvent imprévus. C'est sans doute là que notre échelle de bain a effectué sa plongée finale!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une fois rendus en fin de journée, nous nous apercevons que le moteur de l'annexe nous fait faux-bond. Du mouillage où nous sommes, impossible de rentrer à terre remplir les formalités, nous nous contentons d'observer du skybridge le spectacle, toujours aussi fascinant, de la pêche des pélicans qui sont une quinzaine à plonger, en groupe ou à tour de rôle, à deux ou trois cent mètres de nous vers le fond de l'anse de Charlestown.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au matin, nous obtenons la permission d'accoster au quai des navettes qui transportent passagers et marchandises d'île en île, pour visiter douane et immigration et dénicher un mécanicien capable de convaincre le moteur d'annexe de reprendre du service. Nous en profitons pour mettre pied à terre et renouer connaissance avec cette agréable petite ville, calme et colorée, et flâner sur l'embarcadère joliment aménagé.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8b5F6IgysI/AAAAAAAABKg/O8-qslnsHDE/s1600/nevis.jpg"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8b5F6IgysI/AAAAAAAABKg/O8-qslnsHDE/s320/nevis.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460325478132927170" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Malchance, le policier qui s'occupe des passeports et visas est parti en balade, et ne sera pas de retour avant lundi. Heureusement, un douanier compatissant décide de se transformer en officier d'immigration et vient nous trouver à bord pour compléter les formalités, pendant qu'un mécano tout aussi sympa s'occupe de l'annexe. Mais il est bien midi lorsque tout ça est terminé, et nous devons admettre que remonter directement vers St-Barth ou St-Martin nous fera arriver en pleine obscurité dans une rade que le skipper ne connaît pas. La prudence nous dicte donc un assez long détour vers Statia (Saint-Eustache), une petite île hollandaise que personne de nous n'a jamais visitée.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-4749097556172436580?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/4749097556172436580/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=4749097556172436580' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/4749097556172436580'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/4749097556172436580'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/04/10-avril-2010_12.html' title='10 avril 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8blXJ29sEI/AAAAAAAABJg/9zovqe4t4e8/s72-c/saintes+nord.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-2973537726870313453</id><published>2010-04-09T07:18:00.009-04:00</published><updated>2010-04-23T20:34:15.095-04:00</updated><title type='text'>5 avril 2010</title><content type='html'>Notre 46e anniversaire de vie commune s'est passé tout en douceur, au rythme presque primitif de Marie-Galante. C'est le hasard de la météo qui nous a enfin conduits ici: depuis le temps que nous venons du côté de la Guadeloupe, d'abord en avion et depuis quatre ans en bateau, nous n'avions jamais trouvé  le tour d'explorer cette île voisine, aussi paisiblement charmante que négligée.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Sitôt que nous avons quitté le confort luxueux de l'hôtel Bakoua pour celui, bien différent, du Bum chromé &lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S78NpYb7sqI/AAAAAAAABJA/Fr7W2qn66V4/s1600/bakoua.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S78NpYb7sqI/AAAAAAAABJA/Fr7W2qn66V4/s320/bakoua.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5458096277981737634" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;samedi veille des Rameaux, nous avons fermement décidé d'abord que nous prenions la mer aussitôt que possible, et deuxièmement que nous tenterions d'explorer le plus possible des recoins de la Caraïbe où nous n'étions jamais allés. Dont, bien entendu, Marie-Galante.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme il fallait s'y attendre, il y avait quelques anicroches techniques à régler avant le départ: un lecteur de cartes partiellement analphabète, un téléphone satellite aux abonnés absents, une pompe de douche un peu pompette, une chasse d'eau ne sachant pas chasser… Sans compter tous les copains à saluer au passage: Pancho du Marin Pêcheur, Nicole et Gaston du Marin-Mouillage, Léna et Jean-Yves des Trois-Îlets, nos Suisses-Montpelliérains voisins de ponton Florence et Michel, l'incontournable et toujours charmant Raymond Marie…&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une fois terminé le défilé des informaticiens, électroniciens, électriciens, mécaniciens et autres plombiers indispensables à nos futurs confort et sécurité, nous en étions au Jeudi Saint, après avoir raté la traditionnelle Procession des Rameaux. Et pour cause: de rameaux, y en avait point, de rameaux, y'en avait guère, la sécheresse des deux derniers mois ayant calciné toutes les feuilles de palmier habituellement réservées à cet usage sacré.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans l'intervalle, nous avons retrouvé avec plaisir notre skipper de l'an dernier, le rasta Marco, et (pure paresse) avons décidé de lui adjoindre pour le prochain périple une hôtesse-cuisinière. À défaut de celle-ci, introuvable dans les délais, nous avons déniché un hôte-cuisinier volontaire&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8b0gjjYQzI/AAAAAAAABKA/rczdEe9fKVc/s1600/twiggy.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S8b0gjjYQzI/AAAAAAAABKA/rczdEe9fKVc/s200/twiggy.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460320438369927986" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 200px; height: 148px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; en la personne de Charles, dit Twiggy, le filiforme fils de la fidèle Henrietta qui veille avec un soin jaloux sur l'entretien du Bum depuis maintenant trois ans.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est donc à quatre que nous avons mis le cap sur Saint-Pierre, après une courte escale à Sainte-Anne pour nettoyer les coques. Cela nous a permis de tester l'efficacité de l'antifouling "Métaleau" à base de cuivre appliqué à grands frais en octobre dernier. Premier constat: tel que prédit par ses critiques, ce système n'empêche pas les herbes et autres bestioles de prendre domicile le long des carènes. Mais comme elles n'arrivent pas à s'y fixer solidement, il suffit d'un bon coup de brosse ou de torchon pour les déloger, tel qu'annoncé par ses promoteurs. Après une petite heure de boulot, les coques sont comme neuves.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une remontée un peu tardive mais sans histoire nous a menés au mouillage, agréable mais plutôt encombré surtout pour une arrivée de nuit, de Saint-Pierre. Juste au moment, d'ailleurs, où les cloches prenaient bruyamment leur envol pour Rome depuis le double clocher de l'ancienne cathédrale des Antilles, un des rares monuments épargnés par l'éruption de la Montagne Pelée de 1902.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au matin du Vendredi Saint, c'est tout juste si nous avons trouvé une boulangerie ouverte pour les besoins du petit-déj.: croissants corrects, savoureuses "pommes-cannelle", brioches au chocolat. Le tout parfumé de marmelade de citron vert, de gelée de fruit de la passion… et de très bon beurre d'arachide qu'il nous restait d'achats effectués dans les Grenadines en août dernier. Il faut dire qu'avoir un véritable maître d'hôtel pour nous mettre le couvert et desservir ensuite, en la personne de Twiggy, était un plaisir aussi addictif qu'imprévu. Et, petit bonheur supplémentaire, la Montagne Pelée était pour une fois visible dans toute sa splendeur, dégagée des nuages qui en masquent toujours le sommet.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S78P7VVepOI/AAAAAAAABJY/EdAFhvEnM2c/s1600/st-pierre.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S78P7VVepOI/AAAAAAAABJY/EdAFhvEnM2c/s320/st-pierre.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5458098785410262242" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 200px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Sitôt dépassée la pointe nord de la Martinique, nous nous préparons à affronter le redoutable Canal de la Dominique, terreur des navigateurs… Penses-tu! Quatre heures à ronronner au moteur sur une mer plate comme une nappe de restaurant londonien et sous un ciel sans nuages, ni le moindre souffle de vent. Pouah!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Trois heures (tout aussi plates) plus tard, nous jetons l'ancre dans la Baie de Portsmouth, au nord de la Dominique. Baignade au soleil couchant dans l'eau chaude et propre d'une belle plage de sable noir, au milieu de bandes de diablotins noirauds et rigolards venus en famille profiter du congé pascal. En soirée, débute dans un bar voisin un concert rap-calypso-reggae-steelband dont les décibels syncopés ne traversent pas les cloisons de notre cabine. Fort heureusement: lorsque je me lève et grimpe prendre l'air sur le skybridge peu après six heures du matin, la fête bat toujours son plein!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À la sortie du mouillage, après avoir éludé les inévitables et obstinés "boat-boys" vendeurs de pain, de fruits et d'excursions, nous retrouvons la même absence d'air et de vague que la veille… ce qui pour une fois fait bien notre affaire: habituellement, il faut galérer face au vent et à une forte houle pour gagner Marie-Galante en direction nord-est (exactement celle d'où soufflent les Alizés prévalents dans la région). Cette fois, la traversée d'une vingtaine de milles est une partie de plaisir, et il n'est pas encore midi que nous sommes ancrés au port de Grand-Bourg, principale commune de l'île. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Celle-ci, qui ressemble à une galette bien ronde et bien plate d'une dizaine de kilomètres de diamètre, est largement ignorée par les touristes, qui n'y viennent que par petits groupes et pour quelques heures à bord de bateaux-traversiers basés en Guadeloupe. Ses quelques milliers d'habitants se répartissent en trois villages et quelques hameaux, la plupart en bord de mer, et vivent principalement de la pêche, de l'agriculture et de la canne (deux rhumeries réputées, Bielle et Père Labat). Une seul hôtel digne de ce nom, quelques pensions à saveur gentiment familiale et une douzaine de restos de plage servant la cuisine locale complètent le tableau. Pas même un marchand de souvenirs en vue!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un taxi trouvé sur la place nous emmène à l'entrée d'une jolie plage où ne s'ébattent que deux couples d'"étrangers", aussi reconnaissables que des cachets d'aspirine dans une boîte de Glosettes, parmi une quinzaine de familles locales. Une délicieuse trempette dans une eau d'azur sur fond de sable blanc derrière une barrière de corail est suivie d'un lunch abondant mais sans grande originalité au Touloulou, pourtant vanté par les guides comme une des meilleures tables de l'île. Ben quoi, on ne peut pas tout avoir!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Marco et Twiggy ont découvert par la bouche de notre rondelette et sympathique serveuse que le Touloulou, qui fait aussi discothèque, organise pour la nuit prochaine une torride (???) nuitée pascale. Évidemment, ils projettent de venir y terminer leur journée. Hélas pour eux, un accident routier mortel (rarissime ici) précisément sur la route à emprunter vient perturber la soirée et fait avorter cet alléchant programme.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au matin de Pâques, nous voulons louer une voiture ou un taxi pour explorer le tour et l'intérieur de Marie-Galante. Mais nous nous y sommes pris trop tard, toutes les bagnoles à louer sont réservées et le seul taxi que nous connaissons est (a) à l'église toute la matinée pour la grand-messe de Pâques, et (b) dans un dîner de famille jusqu'en milieu d'après-midi. Après quoi, pas sûr qu'il pourra souffler dans le ballon… &lt;/div&gt;&lt;div&gt;On fait quoi, alors, pour notre anniversaire? On met les voiles. D'abord jusqu'à la baie voisine de Saint-Louis, totalement encombrée de voiliers de toutes formes et de toutes tailles. Nous venons en effet de tomber pile sur le démarrage de la course-régatte annuelle vers les Saintes.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S78OGJIy0ZI/AAAAAAAABJI/9nr3Usl2vKI/s1600/regatte.jpg"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S78OGJIy0ZI/AAAAAAAABJI/9nr3Usl2vKI/s400/regatte.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5458096772091138450" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 283px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; Marco trouve un coin  propice où jeter l'ancre directement en vue de la bouée de départ; nous y passons une heure et demie fascinante à regarder les manoeuvres de positionnement des diverses catégories de partants, depuis les grands voiliers de croisière jusqu'aux minuscules mais véloces Hobie Cats et autres mini-catamarans de sport.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une fois l'excitation retombée, nous continuons vers le nord jusqu'à l'Anse Canot, superbe plage blanche et calme où s'éparpillent quelques dizaines de familles locales (pas de touristes ici, on vous l'a déjà dit). Une baignade nonchalante nous rapproche d'un petit groupe formé d'Albert, un Guadeloupéen d'origine indienne installé ici depuis deux ans, de sa fillette d'une dizaine d'années et de sa copine "métro" Hélène, résidente de ce qu'elle appelle "le paradis de Marie-Galante" depuis quinze ans.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une demi-heure plus tard, nous sommes tous assis dans le sable sous un bouquet de raisiniers sauvages, à disputer une féroce partie de dominos en avalant (avec circonspection) un punch du rhum local, qui titre pas moins de 59 degrés! Une seconde baignade nous rafraîchit suffisamment pour reprendre la route vers notre abri de Grand-Bourg, où nous nous contentons d'un repas improvisé à bord du Bum.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S78OaaZeVVI/AAAAAAAABJQ/G2rezPeMHCY/s1600/paques.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S78OaaZeVVI/AAAAAAAABJQ/G2rezPeMHCY/s320/paques.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5458097120321885522" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 230px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Malgré un nouveau concert qui démarre peu après le coucher de soleil en plein centre de Grand-Bourg, nous nous couchons tôt en prévision d'une assez longue journée de mer demain: longer toute la côte de la Guadeloupe après un détour du côté des Saintes.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-2973537726870313453?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/2973537726870313453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=2973537726870313453' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/2973537726870313453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/2973537726870313453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/04/5-avril-2010.html' title='5 avril 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S78NpYb7sqI/AAAAAAAABJA/Fr7W2qn66V4/s72-c/bakoua.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-6960832857154860089</id><published>2010-03-17T21:18:00.016-04:00</published><updated>2010-03-18T07:03:30.911-04:00</updated><title type='text'>17 mars 2010</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;i&gt;Mézanmi mézanmi! Bondié kel semèn! &lt;/i&gt;comme on dit en Martinique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Entre Montpellier en tête du football français après avoir passé des années en seconde division, Sarkozy plus ou moins cocu par Carla (mais plus que moins, paraît-il), la Gauche ressuscitée -- par défaut -- aux élections régionales françaises et l'incroyable deuil de la "France profonde" à la mort de Jean Ferrat, où donner de la tête… et du coeur?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Commençons par l'essentiel: le printemps est arrivé au Languedoc. Après la bizarrerie d'une tempête de neige au bout d'une semaine d'un mars modérément clément, le temps s'est réchauffé et le soleil nous a ramené un climat auquel nous étions habitués, et qui nous avait attirés ici. Les terrasses se repeuplent, les musiciens de rue réoccupent la Place de la Comédie, les façades de nos restos favoris sourient de nouveau -- même si nous avons découvert ce midi que Mimmo, le patron d'un de nos chouchous, le Verdi, a émigré du côté de Chambéry, laissant la cuisine aux mains de son frère et la salle à son fiston barbu, jeunot mais gentil. Faudra toujours voir ce que ça donne à la longue, d'autant plus qu'il y a lieu d'être méfiant: un de nos plats préférés, le somptueux osso bucco à la milanaise sur rizzotto au mascarpone, a disparu du menu!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pas de doute que ce qui nous a le plus touchés ces temps-ci, c'est la mort de Ferrat. À l'exception probable de Moustaki (et peut-être d'Anne Sylvestre, dirait ma soeur Marie, mais je n'en suis pas si sûr), c'est le dernier des géants de la grande chanson française, celle qui avait jailli dans le Saint-Germain des Prés d'après-guerre, qui disparaît.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S6H-dC0pGtI/AAAAAAAABIo/Bu7xHr3qYwI/s1600-h/ferrat2je9.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S6H-dC0pGtI/AAAAAAAABIo/Bu7xHr3qYwI/s320/ferrat2je9.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5449916799022340818" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 280px; height: 282px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Comme tant d'autres, nous connaissions par coeur des dizaines de ses refrains, autant ceux de combat et de militance que d'amour et de poésie, autant de ses propres mots que de son poète fétiche Aragon: "Nuit et brouillard", "la Montagne", "Aimer à perdre la raison", "Potemkine", "C'est beau la vie", "Nous dormirons ensemble", "Camarade", "J'entends, j'entends", "Maria", " On ne voit pas le temps passer", "A Brassens", "Neruda"…&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce que nous n'imaginions pas, c'est la déferlante d'émotion spontanée qui a bousculé la France à l'annonce de son décès -- sans doute au grand dam du régime sarkozyste, pour qui ça ne pouvait pas tomber plus mal. Je parle non pas des témoignages prévisibles de personnalités (quoique certains étaient bien sentis), mais d'une marée populaire de sentiment étonnante pour un artiste modeste, timide malgré son militantisme (communiste) affirmé et critique, qui n'était pas monté en scène depuis 1973 et qui avait été à toutes fins pratiques interdit de télévision pendant des décennies. Je pense que par la nature même de l'homme et le caractère intimiste d'une grande partie de son oeuvre, chacun croyait être seul dans son coin à l'avoir aimé et apprécié, et que la découverte de ce gigantesque partage de la "douleur du partir" a encore amplifié le mouvement.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Je l'ai rencontré deux fois lors de passages à Montréal. La première m'avait marqué, et me semble éclairer à la fois ce qu'il était et la raison majeure pour laquelle son public avait avec lui cette relation d'amitié plutôt que d'adulation. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je l'interviewais pour La Presse dans la suite qu'il occupait dans le modeste hôtel Europa de la rue Drummond, vers 1970. Après l'entrevue formelle qui avait porté autant sur son voyage à Cuba, sur Mai 68 et sur le communisme face au Printemps de Prague que sur ses chansons et son spectacle, il me demande: "Vous êtes pressé?" - "Non…" - "Bon, je fais monter un verre et on cause un peu d'autres choses, d'accord?"&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cinq minutes plus tard, il me servait un "communard" (un kir fait avec du vin rouge au lieu de bourgogne blanc) et se mettait à m'interroger à son tour: sur le mouvement indépendantiste émergent et ses connotations nationalistes dont il se méfiait, sur le syndicalisme nord-américain et ses relations pour lui illogiques avec le politique, sur le journalisme de spectacle et le journalisme en général, sur les boîtes à chansons et les chansonniers (il devait d'ailleurs plus tard se définir comme "un chansonnier dans le sens où les Québécois le disent"). Une conversation à bâtons rompus qui a duré deux bonnes heures, où j'avais l'impression d'être un vieux copain alors que nous ne nous étions jamais vus auparavant.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quoi qu'il en soit, nous (comme sans doute des dizaines ou des centaines de milliers d'autres) avons passé les trois derniers jours en grande partie à réécouter ses chansons et à regarder obsessivement les émissions à sa mémoire -- dont une magnifique lundi soir sur la 3e chaîne, qui a attiré cinq millions de téléspectateurs en pleine heure de grande écoute.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S6H_FnWy3SI/AAAAAAAABIw/tPrkM5eQpVk/s1600-h/ferrat9.jpg"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S6H_FnWy3SI/AAAAAAAABIw/tPrkM5eQpVk/s400/ferrat9.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5449917496024030498" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 292px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; Les funérailles télévisées hier midi étaient d'autant plus touchantes qu'elles n'avaient rien de "national": seulement quelques milliers d'amis rassemblés sur la place de son village perdu de l'Ardèche, les larmes aux yeux et la chanson à la bouche, sans un seul discours officiel. Adios, Ferrat!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Par son ampleur et son caractère imprévu, l'événement a mis en sourdine le pourtant spectaculaire revirement de l'électorat français au premier tour des élections régionales: sans avoir rien fait pour le mériter, le Parti socialiste se retrouve clairement au premier rang, en position même de rafler les deux seules des 22 régions du pays qui échappaient à son contrôle: Corse et Alsace. Toute une claque pour Sarkozy, sa mégalomanie, ses réformes mal amorçées et mal menées (même là où elles se justifiaient) et ses stratégies autocratiques.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le résultat met aussi en lumière toutes les bizarreries de pensée et de comportement de la classe politique ici. D'une part, la direction socialiste parade comme si elle avait eu quelque chose à voir là-dedans; de l'autre la "majorité" présidentielle enfouit profondément son long et souple cou d'autruche dans le sable propice du "haut taux d'abstention" pour ne pas admettre l'évidence d'un échec et d'un rejet d'autant plus patents qu'il n'y avait à proprement parler pas d'opposition valable. Et pour insister obstinément que, la Droite étant "unie" et la gauche divisée, rien n'est joué pour le second tour dimanche prochain… en oubliant bien opportunément qu'à droite, pas mal de poignards sont dès maintenant sortis de leurs étuis et cherchent les dos "responsables de la déroute" dans lesquels se planter. Un sondage plaçant le premier ministre François Fillon, inodore, incolore et insipide, bien au-dessus du président en cote de popularité a même poussé certains des jadis inconditionnels partisans de Sarkozy à muser devant les caméras que ce dernier "ne serait peut-être pas le meilleur porte-drapeau de la droite à la prochaine présidentielle" dans deux ans. Fallait le faire!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour le vieil observateur politique que je suis, il y a par contre des évidences que personne, mais personne, n'a eu l'idée de mentionner dans le débat depuis le vote, dimanche soir: d'abord, dans une élection, ceux qui sont "contre" sont toujours plus motivés que ceux qui votent "pour" (sauf en présence d'un chef charismatique), ce qui explique sans doute en bonne partie le taux d'abstention record. Combiné avec le fait que la quasi totalité des présidents régionaux semblent en voie de réélection facile, cela signifie clairement que la plupart des électeurs, peu importe leur couleur politique, sont plutôt satisfaits de la manière dont la Gauche dirige les régions.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cela confirme donc l'émergence aussi bien d'une France "à deux vitesses" que d'une gauche "à deux étages". Les Français, à mon avis, sont résignés à laisser par défaut le pouvoir central et les grandes orientations à la Droite, mais pour ce qui touche leur quotidien (de la voirie à l'éducation, en passant par la formation professionnelle et les transports publics), ils font bien plus confiance à l'autre camp. Corollaire important, le destin du PS risque de se jouer plutôt au niveau de dirigeants locaux et régionaux populaires, efficaces et solidement ancrés qu'à celui de leaders dits nationaux (lire "parisiens") qui se sont largement déconsidérés eux-mêmes par leurs jeux de coulisses emberlificotés, leur ambitions patentes et leurs querelles intestines. La "patronne" Martine Aubry peut bien sourire de toutes ses dents, qu'elle a fort grandes, au lendemain de cette victoire, je soupçonne qu'elle se rendra bientôt compte qu'elle flotte comme un bouchon sur de vigoureux courants centrifuges qu'elle ne contrôle en aucune façon.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le résultat ici au Languedoc est, à cet égard, exemplaire. Après avoir expulsé du parti le président sortant Georges Frêche pour des propos "racistes" (qui en fait ne l'étaient pas, seulement politiquement incorrects, et d'assez réjouissante manière), elle est partie en campagne contre lui, obligeant même son ancienne adjointe, qui lui a succédé à la mairie de Montpellier, à prendre face à lui la tête d'une liste "socialiste" concoctée au dernier instant. Résultat: la mairesse Mandroux n'a recueilli que 7% des voix contre 35% pour Frêche, et aucune des deux autres listes de gauche (écolos et divers gauches) n'a atteint la barre des 10% qu'il fallait pour se maintenir au second tour. Évidemment, face à la droite toujours présente à 20% et à l'extrême-droit à 13%, le PS n'a plus d'autre choix que d'appeler à voter Frêche dimanche prochain… mais bien entendu sans jamais le nommer. Ce que, cependant, ne se sont pas privés de faire aussitôt plusieurs des ténors du parti, certains suggérant même qu'"au vu du choix des citoyens", ce ne serait pas une si mauvaise idée de le réintégrer dans les rangs. Oups.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Que la plupart des analystes des médias, face à ce genre de résultat, parlent d'une "nette victoire" pour Mme Aubry en dit plus sur l'indigence du débat politique français que sur leur intelligence.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Face à ces intermèdes de pure comédie, la rumeur persistante d'une prochaine séparation entre Sarkozy et sa vedette de femme fait presque figure de nouvelle significative. Ce sont des journaux britanniques (toujours en quête de ragots juteux) qui ont lancé le ballon, allégrement repris par une partie des médias français, qui se sont même mis à accoller aux noms des deux intéressés ceux de potentiels partenaires actuels ou futurs… dont la plus jolie des jeunes ministres, également championne d'arts martiaux -- as-tu peur, Carla?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Chose sûre, si c'est vrai, soit on le saura très bientôt, soit ça sera balayé sous le tapis au moins jusqu'en juin 2012. En politicien pragmatique, le "petit Nicolas" sait qu'il a tout avantage à désamorcer l'affaire immédiatement, le plus longtemps possible avant le scrutin, s'il ne peut pas la repousser après -- comme il l'avait fait de son divorce avec sa précédente épouse, Cécilia. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bon. Passons aux choses sérieuses. Le club de football (soccer) de Montpellier, pourtant sans grandes vedettes et stagnant depuis des années en seconde division, a été promu à la première ligue au tout dernier match de l'année dernière. Et voilà que dès la saison suivante, et presque en fin de calendrier, il caracole en tête du classement national, nez à nez avec le champion de l'an dernier Bordeaux et devant les puissants aspirants Marseille et Lyon, qui devraient pourtant le dévorer tout cru. Après une période de compréhensible incrédulité, les sportifs du coin ont délaissé leur club chéri du rugby à XV (également en première division, mais dans une saison sans gloire) pour s'enthousiasmer pour l'équipe Cendrillon de ce qui est habituellement, ici, le sport numéro deux.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S6H_pk1YfsI/AAAAAAAABI4/WDmmX9D_f6o/s1600-h/mosson.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S6H_pk1YfsI/AAAAAAAABI4/WDmmX9D_f6o/s400/mosson.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5449918113822310082" style="display: block; float: right; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: left; cursor: pointer; width: 300px; height: 216px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Cédant à la curiosité, samedi soir dernier nous nous sommes rendus au stade de La Mosson (immense et magnifique, construit pour le Mondial du Rugby il y a deux ou trois ans) pour assister à un match contre Auxerre, l'autre équipe montante de la ligue. Nous n'avons eu aucune raison de le regretter, ayant assisté à une très jolie partie dont le score, 1-1, réflétait bien l'égalité entre deux formations audacieuses au jeu plutôt offensif. Auxerre a marqué un but bien mérité en toute fin de première demie, Montpellier a répliqué de manière tout aussi convaincante au milieu de la seconde mi-temps, et le reste du jeu a été émaillé d'assez belles attaques et occasions de marquer pour soutenir l'intérêt d'un public bruyamment partisan.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au milieu du match, une de nos jeunes et jolies voisines, voyant notre enthousiasme, s'est tournée vers moi: "Si vous êtes amateur, j'espère que vous allez venir nous soutenir mercredi prochain!" Il se trouve que toutes deux font partie de l'équipe montpelliéraine de football féminin qui dispute ce soir un match international (Ligue féminine des clubs champions) contre un club suédois, pour le droit d'accéder aux demi-finales européennes. Non, nous n'y allons pas, mais ce n'est pas l'envie qui manque.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je m'arrête ici, et à moins d'imprévu, la prochaine fois que je reprendrai le blogue sera du cockpit du Bum chromé dans la baie du Marin, Martinique.  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-6960832857154860089?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/6960832857154860089/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=6960832857154860089' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/6960832857154860089'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/6960832857154860089'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/03/17-mars-2010.html' title='17 mars 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S6H-dC0pGtI/AAAAAAAABIo/Bu7xHr3qYwI/s72-c/ferrat2je9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-3258016035576294354</id><published>2010-03-08T09:49:00.015-05:00</published><updated>2010-03-12T05:03:04.511-05:00</updated><title type='text'>8 mars 2010</title><content type='html'>&lt;div&gt;Voyez (photos) pourquoi on préfère passer la fin de l'hiver et le début du printemps à Montpellier:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- le temps doux,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- les mimosas et les pâquerettes,&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- pas de sloche.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Enfin, la plupart du temps. Pour l'instant, mimosas et pâquerettes sont bien là, mais il faut nous croire sur parole. Ils sont cachés sous une espèce de poudre blanche qui fait penser à Montréal et qui, en fondant, va donner quoi? de la sloche, of course.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d6k4KnlkI/AAAAAAAABHw/9axnkHZ9q0E/s1600-h/printemps2.jpg"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d6k4KnlkI/AAAAAAAABHw/9axnkHZ9q0E/s200/printemps2.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446957048298706498" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 200px; height: 134px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Quant au temps doux, croirez-vous qu'on mangeait dehors aux terrasses par 20° au soleil il y a une semaine? Avec un peu de patience et le réchauffement planétaire, ça va revenir! Entre-temps, 10 cm de neige en mars, ça ne s'était jamais vu à Montpellier de mémoire d'homme!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Hier soir, quand Azur m'a appelé à la fenêtre: "Hé, il y a une vraie tempête de neige!", ma première réaction a été "Ben voyons!". Tout ce que nous avions vu d'hiver ici depuis cinq ans, c'est un peu de sucre à glacer sur les palmiers du parking un soir de janvier 2009, qui avait fondu le lendemain matin.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d6S-LaIDI/AAAAAAAABHg/IvKSaMGw-2w/s1600-h/printemps1.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d6S-LaIDI/AAAAAAAABHg/IvKSaMGw-2w/s200/printemps1.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446956740674986034" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 200px; height: 134px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Mais cette fois, ça y était pour de vrai: de gros flocons qui tombaient à plein ciel, assez serrés pour cacher la montagne de Sète et les tours d'habitation au loin. Et ça a duré une partie de la nuit, si bien qu'au réveil, les toits, les parterres et même une partie des rues étaient tout blancs. Y'a que la piscine (chauffée?) du voisin d'en face qui gardait un petit air méridional. À l'heure de pointe, les voitures des chauffeurs peu habitués à ça -- et sans pneus d'hiver, va sans dire -- patinaient et zigzaguaient que c'en était une joie à contempler: un manège d'autos-tamponneuses n'aurait guère fait mieux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Notre projet d'aller faire un gros marché au nouveau centre commercial Odysseum (directement au-dessus du terminus du tram, une bénédiction!) est reporté au moins à demain; heureusement, il nous reste de quoi manger -- et boire. Faudra-t-il nous équiper de bottes d'hiver au prochain séjour?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai envoyé un mot (images à l'appui) aux copains d'ailleurs pour leur faire part des joies du printemps languedocien. Première réplique, celle de mon frère Antoine, bien au chaud du côté de Malaga: "Jean-Pierre Ferland avait raison!" Il pensait évidemment à: 'Il a neigé à Port-au-Prince, il pleut encore à Chamonix - On traverse à gué la Garonne, le ciel est plein bleu à Paris. - Ma mie, l'hiver est à l'envers, ne t'en retourne pas dehors - Le monde est en chamaille, on sue au Sud, on gèle au Nord'.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour le reste, pas des masses de choses à raconter depuis notre retour de Californie, effectué directement à partir de Sonoma, sans l'escale prévue à San Francisco. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le voyage s'est étonnamment bien passé, le trajet en voiture jusqu'à l'aéroport court et confortable, et Air Canada se montrant (un peu à notre surprise) au moins trois coches au-dessus des lignes américaines pour la qualité de service! En classe "affaires", les sièges et surtout la bouffe étaient nettement supérieurs à ceux de la "première" sur United. La gestion des bagages, en particulier lors de la correspondance à Toronto, était efficace au point d'en être invisible. Le seul bémol était que, décalage horaire aidant, nous avons débarqué rue Wilderton vers minuit.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le samedi suivant, c'était la nouba combinée (anniversaire de Marie, fêtes du Nouvel An et surtout anniversaire du frérot Antoine, que nous n'avions pas célébré depuis des années) chez Jean et Marie. Azur avait eu l'idée brillante de proposer (pour ne pas dire imposer) qu'au lieu de tout préparer nous-mêmes, nous fassions appel à un service de traiteur pour l'essentiel, nous contentant de compléter avec fromages, boissons et peut-être desserts.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Grâce à Marie et à sa profonde connaissance des ressources "socio-gastronomiques" montréalaises, succès total: la soeurette a déniché une équipe communautaire spécialisée dans la préparation de réceptions pour associations, syndicats et autres groupes aux appétits aiguisés et aux budgets restreints. &lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d_g58cgkI/AAAAAAAABIY/3Cu8j-LB7jI/s1600-h/marie1.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d_g58cgkI/AAAAAAAABIY/3Cu8j-LB7jI/s320/marie1.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446962477614793282" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 280px; height: 200px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Nous avons eu droit à la mise en place personnalisée d'un "buffet dinatoire" consistant en un assortiment fabuleux de tapas de toutes espèces, plus originales et savoureuses les unes que les autres, pour un prix défiant toute concurrence. Et comme les Leclerc avaient comploté avec leur gourmandise caractérisée pour assurer la partie liquide plus les fromages, ça a donné une fiesta d'autant plus mémorable qu'elle n'a occasionné pratiquement aucun effort de préparation… ni de nettoyage après coup, le traiteur venant tout récupérer, y compris verrerie, coutellerie et vaisselle. Ouaouh! Une formule à revisiter.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ça me fait presque oublier (oups! pardon, Lucie) qu'Antoine en a profité pour nous présenter sa nouvelle compagne québécoise (de Québec), sympathique et décontractée. Rien à voir avec le premier contact -- aoutch! -- avec Mireille en son temps. Nous la reverrons avec plaisir, pour autant que la relation résiste aux pénibles frictions de six semaines de farniente en Espagne ;-). Compris, frérot? En passant, c'est pas si souvent qu'on pense à prendre des "photos de famille", alors en v'là une (remarquez bien le premier plan!).&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d_XVAYWkI/AAAAAAAABIQ/6JXeaH9Ala8/s1600-h/famille.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d_XVAYWkI/AAAAAAAABIQ/6JXeaH9Ala8/s400/famille.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446962313080363586" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 294px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Dans l'intervalle, il y avait eu la catastrophe haïtienne, qui nous a plongés dans la douleur et l'angoisse. Qui de nos multiples amis haïtiens étaient là-bas en ce moment, sinon lesquels avaient perdu des parents, des proches? Nous nous sommes dépêchés d'offrir un peu d'aide financière en passant par la Croix-Rouge, puis nous nous sommes mis sur le téléphone pour tenter de toucher tous les vieux copains.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans la plupart des cas, soulagement: le romancier Dany Laferrière y était, mais il avait survécu et se préparait à revenir, les poètes Serge Legagneur et Anthony Phelps se trouvaient à Montréal et n'avaient perdu aucun proche, idem pour l'avocat Serge Moïse. La seule perte qui nous touchait directement était le sympathique écrivain et professeur Georges Anglade, que j'avais rencontré lors d'un Salon du Livre avec Legagneur il y a moult années. Le beau côté de cette médaille plutôt sombre, c'est que nous avons repris contact avec plusieurs vieux amis, que nous nous sommes promis de revoir dans les plus brefs délais.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour marquer le coup, nous avons décidé de n'offrir à la fête chez Marie que des présents d'origine haïtienne, que nous avons trouvés sans douleur à la boutique "Dix mille villages" rue Saint-Denis, avec l'aide de deux vendeuses hyper-gentilles. Comprenne qui voudra, et fin de la pub. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nos cadeaux mutuels pour les Fêtes ont été un superbe fauteuil tournant et berçant en cuir brun authentique qui remplaçait le mien, confortable mais usé jusqu'à la corde et craquant de tous ses membres après une douzaine d'années d'usage intensif, et (comble du chouchoutage éhonté) un incroyable robot gris, chrome et noir vibrant, triturant et massant dans tous les sens, déguisé en chaise de dentiste montée en graine, équipé d'une télécommande indéchiffrable et signé Panasonic! Il a fallu une bonne semaine pour apprendre à s'en servir correctement, mais alors quelle jouissance!&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5eAoXBI26I/AAAAAAAABIg/gf7KPcA0ul0/s1600-h/lux.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5eAoXBI26I/AAAAAAAABIg/gf7KPcA0ul0/s200/lux.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446963705189817250" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Avant de repartir de Montréal, nous avons commencé à prospecter une future résidence pour "retraités actifs" suite à un cahier spécial sur le sujet dans La Presse. Nous en avons vu deux fort intéressantes et sympathiques, l'une sur la Rive Sud face à l'Île des Soeurs, l'autre dans l'Est derrière le Stade olympique… Feuilleton à suivre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a aussi eu deux ou trois séances très "travail" avec des représentants de la Banque, qui nous transféraient gentiment mais fermement de notre bonne vieille succursale de Côte-des-Neiges à laquelle nous étions habitués depuis pas loin de vingt ans, vers un nouveau service réservé aux clients "haut de gamme". Comme sur Côte-des-Neiges, suite aux départs de Lydia Haziza et de notre conseiller favori Abdel Taïr, nous ne connaissions presque plus personne de toute façon, pourquoi pas? Mais le déménagement, tout virtuel qu'il fût, ne s'est pas déroulé sans quelques anicroches... Quelques comptes impayés sont passés entre les craques, le mécanisme de calcul et de paiement des impôts s'est avéré un peu imprécis, mais bon. Mal placés pour nous plaindre, nous sommes!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De Martinique, nouvelles du Bum chromé par Raymond Marie. Le bateau lui-même est en très bon état --  un ou deux bidules électroniques demeurant à vérifier --, mais nous perdons de nouveau notre skipper, le rasta Marc, qui a décidé d'émigrer en France retrouver sa (ou une de ses) copine. Comme remplacement, Raymond a contacté l'ancien comparse de Gérard Pancrate, Marc Éloré, qui depuis notre périple européen avec lui a acquis ses titres de noblesse comme capitaine de voilier de plaisance. Reste à savoir comment nous nous entendrons.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Enfin, cap sur Montpellier. Par la magie de la carte Centurion d'AmEx, une limousine luxueuse et gratuite est venue nous chercher à la maison pour nous emmener à Dorval, première étape d'un vol Air France pour Paris-CDG. Trajet sans histoire, débarquement dans la pénombre de l'aube et d'une aérogare encore endormie. Par chance, le resto du Sheraton-aéroport était ouvert pour le petit-déj. et une charmante Sénégalaise nous a dorlotés pendant les deux heures où nous attendions le train pour Montpellier qui devait nous cueillir à la gare juste dessous.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il faisait un peu gris à l'arrivée, mais ça s'est corrigé tout de suite le lendemain. Quelques jours de flânerie, quelques bons repas dans le voisinage, confirmation de la réservation de billets par Internet pour le prochain Roland-Garros. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme Azur faisait du cocooning et que j'avais la bougeotte (maladie québécoise archi-connue), je l'ai délaissée deux ou trois jours pour une agréable mais solitaire escapade par TGV et train local à l'Île de la Lagune de Saint-Cyprien, en bord de mer près de la frontière espagnole. Immense chambre (ou mini-suite) extra-confortable, décor enchanteur, temps un peu frais mais magnifique, gastronomie impeccable. &lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d9jFc3-xI/AAAAAAAABII/jNlnqQvdVkA/s1600-h/choucroute.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d9jFc3-xI/AAAAAAAABII/jNlnqQvdVkA/s320/choucroute.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446960316040084242" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 225px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Le chef étoilé Jean-Pierre Hartmann a conservé de ses origines alsaciennes un tour de main certain pour la choucroute (tous les jeudi midi, et le restaurant est alors si achalandé qu'il faut réserver, voir ci-contre) et une précision admirable dans le traitement des menus plus méridionaux que lui inspirent depuis une bonne décennie les produits de la région.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d9Q-baE-I/AAAAAAAABIA/oCOocpJwgoA/s1600-h/cloitre.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d9Q-baE-I/AAAAAAAABIA/oCOocpJwgoA/s320/cloitre.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446960004917236706" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Sur le chemin du retour, arrêts à Elne, belle petite ville médiévale dotée d'un marché animé et fourni, d'un cloître roman admirable et d'une belle cathédrale romane aussi (sans compter un petit resto accueillant sur les remparts, Cara Sol) et à Perpignan, où j'ai vagabondé quelques heures dans la vieille ville avec un plaisir un peu esseulé.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Reprise de contact avec les voisins Chantefort du dessous; nous avons raté de justesse leur fille Caroline, rentrée à Montréal la veille de notre arrivée, et André était juste en transit entre Séville et Bogota. Jean-Pierre Dréan, lui, avait déménagé dans l'intervalle de sa maison de Gignac dans un appartement plus cozy au petit bourg voisin d'Aniane. Il s'est empressé de nous inviter à partager avec lui un festin de fruits de mer à la "Côte Bleue" de Bouzigues, qu'il nous a vantée, non sans raison, comme "le meilleur restaurant marin du Languedoc".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous y avons débarqué par une belle journée, un peu frisquette, pour nous attabler face à une vue imprenable du Bassin de Thau et de ses cultures ostréicoles:&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d9AyMZ6rI/AAAAAAAABH4/GLREXRJo-ss/s1600-h/thau.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d9AyMZ6rI/AAAAAAAABH4/GLREXRJo-ss/s320/thau.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446959726755179186" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 225px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; de longues cages d'huîtres en suspension à perte de vue, surmontées par le Mont Saint-Clair de Sète juste en face. Soupe de poisson plantureuse, plateaux de fruits de mer de très haut niveau, loup grillé au beurre blanc, le tout arrosé de ce voluptueux muscat sec que nous avions découvert avec Jean et Marie à Fontjoncouse chez Gilles Goujon (qui vient de décrocher trois étoiles au Michelin, ma soeur a décidément du nez dans son choix de "petites auberges sympa").&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Autres nouvelles du bateau. Marc Éloré était dans un premier temps malade, dans un second capricieux: il voulait avoir le contrôle sur tout, quitte à nous séparer de gens (Henrietta et son fils, notre vieil ami Raymond) qui nous donnent parfaitement satisfaction. Pas question. Avant de le confronter sur place pour voir s'il est quand même possible de nous entendre sur une autre base, nous apprenons avec plaisir que l'autre Marc (Saint-Albin) sera disponible à notre arrivée aux Antilles pour nous emmener dans la longue virée que nous espérons vers le nord jusqu'aux Îles Vierges. Ouf.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-3258016035576294354?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/3258016035576294354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=3258016035576294354' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3258016035576294354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3258016035576294354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/03/8-mars-2010.html' title='8 mars 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S5d6k4KnlkI/AAAAAAAABHw/9axnkHZ9q0E/s72-c/printemps2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-7381950449349784513</id><published>2010-01-12T13:03:00.009-05:00</published><updated>2010-03-11T02:25:40.182-05:00</updated><title type='text'>10 janvier 2010</title><content type='html'>La fastueuse fête en l'honneur de Jean-Marie s'est tenue dans un cadre qui lui convenait tout à fait: la "Barrel Room" de la Sebastiani Winery, un beau grand espace rythmé par d'énormes barriques vernies estampillées de noms de cépages de la région (Sonoma et sa voisine Napa sont le coeur du territoire viticole américain). Cet incorrigible picoleur et amateur de bons crus qu'était Deschamps aurait apprécié aussi bien le décor que le bar ouvert bien garni… et bien achalandé.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S0zL-O4og-I/AAAAAAAABFw/hsbgGUoP-9k/s1600-h/winery.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S0zL-O4og-I/AAAAAAAABFw/hsbgGUoP-9k/s400/winery.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425935921082565602" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 266px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Nous sommes arrivés parmi les premiers à 13 heures. Véronique et Bénédicte, la fille aînée de notre ami, avaient bien fait les choses, la première en charge de la partie cuisine (un buffet aussi abondant que savoureux)&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S0zMRLnLBTI/AAAAAAAABF4/od8Mje-9ewU/s1600-h/buffet.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S0zMRLnLBTI/AAAAAAAABF4/od8Mje-9ewU/s320/buffet.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425936246621537586" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;, la seconde dirigeant le volet témoignages et mulimédias, avec un sérieux coup de main des enfants, Émilien et Alexandra.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous avons été surpris par le nombre et la diversité des copains et connaissances qui se sont déplacés. Nous étions bien 150, jeunes et moins jeunes, venus partager ce moment de célébration d'un personnage plus grand que nature, dont une vertu majeure était justement sa capacité de se faire des amis… et de les conserver au-delà des brouilles et querelles, à travers les océans et les décennies. Artistes, écrivains, commerçants, professionnels, amphytrions, globe-trotters et vagabonds de toutes espèces se mêlaient aux membres de la famille étendue (dont les quatre femmes successives Laurette, Laurel, Véronique et Monica) dans un joyeux charivari.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La litanie des témoignages aussi colorés que variés, d'abord des membres de la famille, puis d'une série de plus ou moins anciens camarades, entrecoupée d'images sur écran, était émouvante… quoique un peu formelle et longuette. &lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S0zMf7ZF7hI/AAAAAAAABGA/B8coFHIOZ4g/s1600-h/enfants.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S0zMf7ZF7hI/AAAAAAAABGA/B8coFHIOZ4g/s320/enfants.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425936499965554194" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 300px; height: 250px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Comme l'a remarqué un des participants, "si notre Vieux Pirate avait été là, il aurait foutu du bordel là-dedans!"&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Heureusement, pour respecter la tradition, la direction de la Winery a dû mettre à la porte deux bonnes douzaines des derniers fêtards trop sensibles aux vertus du "champagne" maison, pour pouvoir fermer boutique vers 18 heures! Deschamps, c'est probablement la dernière fois que toi et moi nous faisons jeter dehors d'un bar bien après le "last call"!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avant de monter vers Sonoma, nous avions poursuivi notre flânerie à San Francisco jusqu'au lendemain des Rois, redécouvrant les vieux quartiers, dont certains ont bien évolué. Des expéditions en antiques tramways -- dont les conducteurs sont parfois aussi pittoresques que leurs véhicules --,&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00Mb-vtE4I/AAAAAAAABHY/C4QmvXPEZCc/s1600-h/conducteur.jpg"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00Mb-vtE4I/AAAAAAAABHY/C4QmvXPEZCc/s200/conducteur.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426006800890401666" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 148px; height: 200px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; en trolleybus et en bateau nous ont entraînés à travers Haight-Ashbury, ancienne capitale mondiale des enfants des fleurs de '68 devenue plutôt BoBo aujourd'hui, puis le long des quais de l'Embarcadero jusqu'à Fisherman's Wharf, dans le quartier gai de Castro et sa voisine la vieille ville hispanique autour de Mission Dolores&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00Kb00s4-I/AAAAAAAABHA/D69tSIZRWeA/s1600-h/dolores.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;(la petite église originelle du franciscain Junipero Serra, que je n'avais jamais visitée, a plein de charme),&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00Kb00s4-I/AAAAAAAABHA/D69tSIZRWeA/s1600-h/dolores.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00Kb00s4-I/AAAAAAAABHA/D69tSIZRWeA/s320/dolores.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426004599203750882" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;et enfin les coins ethniques toujours reconnaissables de l'italien North Bay et du mythique Chinatown. Sans compter un tour de ferry plutôt embrumé dans la Baie, sous le Golden Gate Bridge et autour de l'Île d'Alcatraz, entièrement "touristisée" depuis notre dernier passage il y a trente ans.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le tout ponctué (évidemment!) de quelques bonnes bouffes: française classique au Café Claude, un bistrot parisien plus vrai que vrai, qu'on dirait transporté des abords de la Place Clichy au coeur du Business District; familiale italienne chez Rose Pistola sur Columbia; de crabe Dungeness et autres fruits de mer chez Alioto, le long du port; et surtout chinoise hautement raffinée à l'Oriental Pearl, en plein coeur du Chinatown.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les journées se terminaient le plus souvent par un verre au coin du feu, dans le bar cozy du Huntington, à écouter un pianiste jouer des "standards" légèrement jazzés à la façon de Charlie Kunz, ce prédécesseur d'Erroll Garner dont j'écoutais avec délices les émissions de la BBC quand j'étais enfant.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En partant de Frisco, jeudi matin, nous avons demandé au chauffeur (de fait une conductrice) qui nous amenait vers le nord d'éviter les autoroutes pour emprunter les chemins plus pittoresques de Marin County et du sud de Sonoma. Une bonne idée, encore aurait-il fallu que la météo collabore.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00KuEymNnI/AAAAAAAABHI/mUhOJc_niVU/s1600-h/golden+gate.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00KuEymNnI/AAAAAAAABHI/mUhOJc_niVU/s320/golden+gate.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426004912727537266" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 241px; height: 320px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Dès que nous avons abordé le Parc du Presidio pour emprunter le Golden Gate Bridge, nous avons été engloutis dans une véritable purée de pois qui couvrait l'ensemble du paysage d'un gris éteint et qui nous a accompagnés pratiquement jusqu'à notre arrivée à destination. Même le chemin riverain de Sausalito, avec ses vieilles maisons et ses échappées sur la Baie, semblait terne et unidimensionnel.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Heureusement, le Mission Inn &amp;amp; Spa de Sonoma nous attendait chaleureusement. L'ancienne auberge au gigantesque lobby de style colonial espagnol s'est agrandie en un complexe dont les chambres et les services se répartissent en plusieurs bâtiments reliés par des sentiers à travers un parc verdoyant, à la manière de la plupart des "resorts" des Antilles. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour se rendre dans notre suite junior confortable mais un peu chargée, il fallait donc contourner la piscine, franchir un petit pont, passer sous les frondaisons d'un gigantesque eucalyptus dont les lambeaux d'écorce parfumaient tous les alentours, et grimper deux escaliers sous les arches d'une loggia à la mexicaine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après un lunch très californien au resto de l'hôtel, cocooning en regardant à la télé un inégal et assez décevant match de championnat de football collégial qui avait lieu dans un Miami anormalement glacial.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le lendemain, malgré le temps encore maussade et brumeux, nous sommes partis faire une virée des vallées viticoles de Sonoma et de Napa, entrecoupée d'un délicieux repas au "The Girl and the Fig", un des bons restaurants de la région qui en compte plusieurs. Au menu, escargots et un original ragoût de sanglier au goût à la fois sauvage et parfumé, servi sur une suave purée de céleri-rave. Avec un solide syrah 2003 d'un vignoble voisin que mon frérot Antoine aurait sans doute apprécié.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Hier soir, après la fête "officielle" en mémoire de Jean-Marie, la famille Deschamps et quelques amis se sont réunis pour une veillée plus intime chez Yannick et Ron, un couple de cinquantenaires franco-américains. Nous avons terminé les "doggie bags" de nourriture et de boisson restant du buffet de l'après-midi en échangeant une floppée de souvenirs.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00LkmStkgI/AAAAAAAABHQ/I54QDXUiSJs/s1600-h/soir%C3%A9e.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00LkmStkgI/AAAAAAAABHQ/I54QDXUiSJs/s400/soir%C3%A9e.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426005849433543170" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 302px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Puis nous avons revu le film un peu brouillon, mais sympathique et évocateur, que Bénédicte avait consacré à son vagabond de père il y a une vingtaine d'années, "Sierra Leone Bonsoir!".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous avons bien ri en retrouvant les éclairs d'imagination, les écarts de langage, les lampées de ti-punch et les éruptions de tempérament de notre pirate de copain.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai rencontré là avec plaisir Alain Simoun, un Français d'origine installé depuis longtemps en Californie, qui faisait partie de l'anarchique réseau des "Mousquetaires" que Deschamps animait sur Internet au moment des guerres d'Afghanistan et d'Irak, essentiellement pour critiquer les politiques agressives et les désinformations flagrantes du gouvernement Bush. Nous étions une bonne quinzaine à y participer, d'Afrique, d'Europe et d'Amérique, et de toutes les colorations politiques de gauche. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avec le temps, la ferveur initiale a diminué, mais encore aujourd'hui, les événements suscitent parfois de nouvelles poussées de fièvre qui se traduisent en bordées de messages e-mail. Bien sûr, la mort de Jean-Marie a donné lieu à une de ces flambées, qui a même incité un de nous, le maghrébin Moncef Sassi, à lancer une invitation ouverte à tous de venir lui rendre visite en Tunisie. Samoun a bien l'intention d'y répondre, Azur et moi, nous nous tâtons…&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Réveil un peu tout croche ce matin pour terminer nos bagages et reprendre la route qui nous ramènera à l'aéroport de San Francisco et à l'avion de Montréal, où nous attend le party de famille qu'est en train d'organiser de main de maître(sse?) ma soeur Marie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-7381950449349784513?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/7381950449349784513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=7381950449349784513' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7381950449349784513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/7381950449349784513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/01/10-janvier-2010.html' title='10 janvier 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S0zL-O4og-I/AAAAAAAABFw/hsbgGUoP-9k/s72-c/winery.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-8372200239802331624</id><published>2010-01-08T11:49:00.005-05:00</published><updated>2010-01-12T18:47:23.930-05:00</updated><title type='text'>2 janvier 2010</title><content type='html'>&lt;div&gt;L'année commence calme, tiède et ensoleillée (à travers une couche de brume, nous sommes à San Francisco, quoi), après un réveillon succulent mais plutôt sage.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quittant Montréal pour Washington deux jours avant Noël, nous avons échappé de justesse à deux tempêtes carabinées: celle qui a complètement paralysé l'Est américain les 19-20 décembre, et celle qui s'est abattue sur le Québec quatre ou cinq jours plus tard. La première si spectaculaire que nous sommes venus à un cheveu d'annuler le départ.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En débarquant à Reagan Airport (le long du Potomac, juste en face du Mall et du Monument Washington), nous sommes entourés d'atypiques collines de neige sale, pas encore fondue malgré le temps assez doux. Le chauffeur qui devait nous attendre est invisible -- le policier de service devant le débarcadère nous explique que les voitures n'ont pas le droit de stationner là plus de trois minutes; il faut appeler la société de location à Toronto (ah! les merveilles de la mondialisation) pour qu'elle le retrace sur son cellulaire et l'envoie nous récupérer une bonne demi-heure plus tard.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Grâce à quoi nous quittons le Beltway en pleine heure de pointe, par des routes encore imparfaitement déblayées et totalement congestionnées par la circulation. Presque trois heures pour s'escargoter -- cherchez pas dans le Robert, c'est un néologisme -- le long des 50 milles qui nous séparent de Fredericksburg. Et ça, c'est parce que le chauffeur connaissait les raccourcis!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;The Inn at the Olde Silk Mill est moins une vraie auberge qu'un bed'N breakfast glorifié,&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00IIz1_ENI/AAAAAAAABGQ/uDZKRKYS7KA/s1600-h/silk+mill.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00IIz1_ENI/AAAAAAAABGQ/uDZKRKYS7KA/s320/silk+mill.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426002073499930834" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 320px; height: 208px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; qui a allongé sa modeste partie centenaire de deux ailes modernes meublées dans le style de l'époque: lits (king-size) à baldaquin ou à colonnes, gigantesques commodes victoriennes, cheminées fonctionnelles et chauffages et téléphones qui ne le sont pas. Ajoutez l'obligation de passer par dehors pour aller au petit-dej, car ils affirment n'avoir pas le droit de percer des portes dans les murs "historiques" datant de mille-neuf-cent-quelque.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La nièce Jessica et sa fille Naomi nous rejoignent le lendemain, et sont logées dans une "suite familiale" de la bâtisse originale: deux chambres encadrant une salle de bain, chauffage et téléphone qui marchent. Et deux pas à faire pour le petit-dej. L'envie est un vilain défaut.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le Réveillon de Noël typiquement américain au Olde Towne Steak and Seafood Grill (dont la gentille patronne, comme le nom le laisse deviner, est coréenne) commence par une session au bar, où Naomi découvre les délices du Mai Tai (sans alcool), sous l'oeil amusé d'un barman sympa. La suite se déroule autour d'un fabuleux homard à la carapace bourrée de chair bien gratinée. Azur accepte d'affronter son allergie au champagne au profit d'un (ou deux) très bon Veuve Cliquot. Sans effets nocifs, heureusement.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme il n'est pas encore 23h, pendant que nous les vieux rentrons à l'hôtel nous remettre de ces agapes, Naomi, souffrant du "cabin fever" typique de son âge, entraîne sa mère au cinéma voir "Avatar", dont elles nous diront le plus grand bien.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le jour de Noël et le lendemain, balades dans le vieux quartier historique de Fredericksburg, petite ville frontière entre le Nord et le Sud pendant la Guerre de Sécession, et donc bien encadrée par les champs de quatre batailles furieusement meurtrières. Architecture hybride, moitié planteurs sudistes à colonnades, moitié bourgeois yankees aux façades sévèrement harmonieuses, comme on en trouve au Vermont ou dans le nord du Maine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Juste en face, de l'autre côté de la rivière, le Chatham Manor étale son charme fin 18ième dans des jardins désolés et saupoudrés de neige en cette saison, mais magnifiquement dessinés -- y compris une terrasse hérissée de canons pointant sur la ville.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00I7m5-NSI/AAAAAAAABGo/cZ291clr3ls/s1600-h/chatham.jpg"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00I7m5-NSI/AAAAAAAABGo/cZ291clr3ls/s320/chatham.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426002946200319266" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; L'extérieur est en fin de compte plus intéressant que le prévisible et redondant musée "Esclavage+Guerre civile" de l'intérieur.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une petite demi-heure de route nous amène sur le site de la bataille de Chancellorsville, où grâce à une série de manoeuvres aussi géniales qu'imprévisibles, le sudiste Robert E. Lee a foutu une belle raclée à une armée nordiste deux fois plus nombreuse et bien mieux armée, mais en perdant son second et génie de la cavalerie, "Stonewall" Jackson. Comme nous le savons depuis notre enfance face aux Plaines d'Abraham de Québec, un champ de bataille, c'est un champ de bataille… donc pas grand-chose à voir, mais le musée qui borde celui-ci est fort intéressant, parce que centré sur le sort et la vie des soldats des deux camps, plutôt que sur les péripéties des trois jours du combat.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le lendemain, Bill, le papa de Naomi, vient se joindre à nous depuis Washington pour un savoureux mais très classique dîner d'après-Noël dans le seul resto français de la région, "la Petite Auberge". Je vous laisse deviner comment les Virginiens prononcent ça.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00IhYhcUHI/AAAAAAAABGY/6vi0i_Ed5AA/s1600-h/auberge.jpg"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00IhYhcUHI/AAAAAAAABGY/6vi0i_Ed5AA/s320/auberge.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426002495662739570" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 300px; height: 202px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;La conversation prend des détours et un ton fort amusants, Bill retrouvant peu à peu le français acquis lorsqu'il était directeur de la sécurité à l'Ambassade U.S.A. de Paris il y a une douzaine d'années. La dernière fois que nous nous étions vus, Azur et moi passions la nuit du Premier de l'An 2000 chez eux à Fairfax, Virginie; Bill était de garde au State Department, chargé de s'assurer que le "Bogue du Millénaire" n'allait pas mettre à mal une des centaines de missions diplomatiques américaines à travers la planète… et de trouver des correctifs si cela se produisait.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et comme bien sûr rien ne se passait, il s'ennuyait à mort et nous téléphonait toutes les demi-heures pour nous faire part dans un style emphatique des dernières non-péripéties qui déferlaient au rythme du passage du millénaire depuis Mombasa, Kenya jusqu'à Wellington, Nouvelle-Zélande et Séoul, Corée du Sud. Il a fini par venir nous rejoindre pour terminer le réveillon (et le champagne) au petit matin. Quelle nuit et quels souvenirs!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est finalement le lundi matin que nous avons quitté Fredericksburg à bord d'un grand taxi conduit par une Noire opulente, jusqu'à l'autre aéroport de Washington, Dulles, d'où partent les vols directs pour la Côte Ouest. Le nôtre, sur United Airlines, était confortable sans plus, le choix de repas entre un faux croque-monsieur et une vraie Caesar's Salad nous ramenant aux  beaux jours du tout-à-l'infrarouge avant la quasi-gastronomie aérienne sous vide de la dernière décennie. L'homme ne vit pas que de pain, heureusement… surtout aux U.S.A.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cette fois, le chauffeur programmé nous attendait face au carrousel des bagages de San Francisco International, un rondelet à barbiche tout prêt à donner un coup de main agrémenté de conseils assez judicieux sur notre séjour. Après quelques zigzags, notamment dans le nouveau quartier Soma surgi du sol après le tremblement de terre et l'incendie de 1989, il nous dépose au sommet de Nob Hill (à vous de traduire), devant le vieux Huntington Hotel dont la façade de brique rouge aux ornements de pierre blanche n'a pas changé d'un poil depuis mon dernier passage vers 1985, lorsque nous tournions "le Défi mondial" avec Daniel Bertolino et Peter Ustinov, d'après le toujours prétentieux et souvent peu perspicace best-seller de Servan-Schreiber.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Par bonheur, l'intérieur, lui, a été entièrement refait mais en respectant l'esprit néo-baroque de l'époque. En particulier le lounge et le resto, très 1920.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00JIUZVdeI/AAAAAAAABGw/IhwPLOAcvwQ/s1600-h/big+four.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00JIUZVdeI/AAAAAAAABGw/IhwPLOAcvwQ/s320/big+four.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426003164569892322" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 215px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; Notre chambre, comme je l'espérais, est immense (elles le sont toutes, plus que celles du chic Mark Hopkins voisin) avec une vue superbe sur Chinatown, l'Embarcadero et un coin de la Baie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'autre atout non négligeable du Huntington, c'est le Nob Hill Spa, avec sa panoplie abondante et variée de massages et autres traitements balnéo et sa piscine tiède et confortable flanquée d'un chaud jaccuzzi, face à un mur de verre donnant sur un des plus jolis panoramas de Frisco. Je ne puis m'empêcher d'aller y piquer une tête dès les bagages défaits, et j'y retournerai presque tous les jours jusqu'au départ. Ça ne vaut pas la plage de Sainte-Anne, direz-vous, mais…&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le lendemain, visite obligée à Union Square pour quelques courses et un lunch raffiné (et cher) au Campton Place, avant un détour vers le "Club de la presse", un bar-resto à l'entrée du Chinatown qui est le seul vrai marchand de publications en français ici. Avec une semaine ou deux de décalage, mais bon…&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La veille du réveillon, nous prenons un taxi pour nous balader à travers la ville et retrouver nos repères (Marie-José n'a pas mis les pieds ici depuis 30 ans, moi depuis bientôt 20). Hélas, le chauffeur, compétent et serviable, est une machine à paroles intarissable… et d'une banalité à faire pleurer. Nous finissons par trouver une excuse pour écourter le trajet et nous faire déposer à la porte du Boulevard, temple intemporel du "softshell crab". Hélas, nous sommes hors-saison pour cette spécialité locale dont nous gardions un souvenir ému, et il faut nous rabattre sur d'autres fruits de mer, délicieux quand même.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Retour par Market Street, où nous faisons la queue pour acquérir les indispensables sésames donnant accès pendant une semaine au toujours bon système de transport public de Frisco, y compris les "cable cars", ces tramways à crémaillère qui sont la marque de commerce de la ville depuis plus d'un siècle.&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00J4iV-mhI/AAAAAAAABG4/vSBmKzobf-g/s1600-h/cable+car.jpg"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00J4iV-mhI/AAAAAAAABG4/vSBmKzobf-g/s320/cable+car.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426003992947628562" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 218px; height: 320px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt; C'est d'ailleurs l'un d'eux (bondé à craquer comme d'habitude) qui nous dépose près de l'hôtel après une vertigineuse et brinquebalante grimpette le long de Powell.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Impossible d'avoir une réservation pour le New Year's Eve Party au restaurant Big Four du Huntington, toutes les places sont prises. Le concierge nous propose en alternative une soirée de la Saint-Sylvestre à la plutôt huppée "Jardinière"… mais l'idée de traverser la moitié de la ville pour une fête "à la française" nous enchante assez peu. Nous trouvons un bon compromis en faisant venir à la chambre par le "room service" le même (très bon) menu servi au resto, agrémenté d'un Moët et Chandon correct acquis à l'épicerie du coin. D'autant que si nous avons envie de célébrer la minuit du 1er janvier, nous sommes invités à descendre le faire au bar de l'hôtel.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bonne et heureuse année!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-8372200239802331624?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/8372200239802331624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=8372200239802331624' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8372200239802331624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/8372200239802331624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2010/01/2-janvier-2010.html' title='2 janvier 2010'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/S00IIz1_ENI/AAAAAAAABGQ/uDZKRKYS7KA/s72-c/silk+mill.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-3337217655612729185</id><published>2009-12-09T17:34:00.006-05:00</published><updated>2010-01-11T09:19:11.011-05:00</updated><title type='text'>9 décembre2009</title><content type='html'>&lt;i&gt;"La camargue qui ne (nous a pas) pardonné D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez (Nous) poursuit d'un zèle imbécile…"&lt;/i&gt;, comme dit Brassens.&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/SyAwauWYQKI/AAAAAAAABFY/hONUJjsrWGU/s400/Azur+Deschamps.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413379987775963298" style="float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 400px; height: 296px; " /&gt;&lt;div&gt;Après le cinéaste Gilles Carle la semaine dernière (et trop d'autres depuis quelques années), c'était au tour de Jean-Marie Deschamps, notre pirate californien préféré et le compagnon programmé de notre prochaine fête des Rois à Sonoma, de nous fausser compagnie aux petites heures hier matin. Son ex-compagne Véronique, que nous lui avions présentée il y a pas loin de 40 ans, nous a téléphoné en larmes dans la soirée pour nous donner la nouvelle. Merdre de merdre!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Deschamps, l'indomptable infirme avec sa patte folle et sa main recroquevillée, l'indécrottable globe-trotter encore plus vagabond que nous, l'irréductible anarchiste partisan de toutes les causes ingagnables (notamment celle des autochtones américains), s'est endormi lundi soir pour ne pas se réveiller, après une soirée passée à dicter à Véro et à sa dernière femme Monica le menu de la fête de Noël pour ses enfants et petits-enfants. Je me permets de citer le dernier message de Véro:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;"Il m'a donné un bout de carton qui traînait par là, et il m'a dit: "Écris Véro":&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Quelques pâtés, un petit foie gras&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;deux canards rôtis, pommes de terre sautées/champignons haricots verts&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;un dessert, une bûche de Noël&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Du champagne&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;En famille avec ma tribu."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Véro encore: &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;"Chers amis son corp lapidé n'en pouvait plus, mais quel esprit l'habitait! Tenace et courageux il l'a été (…)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Il l'a fait avec courage et volonté, il a continuer à diriger son bateau à tribord et babord en se rattrapant des mauvaises manoeuvres ô combien de fois....&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;"Le corp médical, tous ses medecins (car il y en avait une palanquée, cardiologue, eurologistes,nefrologues, etc.) avaient tous une grande admiration pour lui, il ne leur faisait pas de quartier, les engueulait, et ils sont tous devenus ses copains.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;"Je me souviens de son dernier séjour à l'hôpital au mois de juin dernier où il a failli passer l'arme à gauche, avec des tubes de partout, où l'"intensive care unit" était en effervescence car "it was touch and go", mais notre Jean-Marie s'en est sorti de justesse. Tous étaient intrigués par son personnage et son vif esprit, quel homme c'était, Jean-Marie Deschamps, pas ordinaire, oui; je sais, j'ai partagé sa vie pour 32 ans, et nous ne nous sommes pas lâchés quand bien même nous ne vivions plus ensemble. (…)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;"Qui était Jean-Marie? Une entité rare, il occupait une grande place dans la vie de ceux qui l'aimaient, il n'était pas facile à prendre, mais on ne pouvait pas ne pas l'aimer."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On ne peut pas mieux l'exprimer. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Moi, qui disais toujours de lui, de son refus de se fixer : "Deschamps, il y a un seul endroit au monde où il se sent bien: ailleurs!", voici les images qui me reviennent et me gonflent un motton dans la gorge: &lt;/div&gt;&lt;div&gt; - le même 20-dollars qu'on se refilait tant de fois quand on était fauchés vers '62-63 au Bistrot ou à l'Assoç;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; - ces insolubles débats politico-philosophiques avec Straram et cie, autour d'une caisse de bière hissée à force de bras depuis le seuil de l'épicerie Bernier jusqu'au balcon d'un 2ème de la rue Closse;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; - la rencontre avec Véro organisée par Azur à la Nouvelle Casa (Crescent), d'où il avait entraîné sans hésitation sa nouvelle conquête à l'appart voisin de François de Lucy;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; - un week-end avec Azur au Vivoir, la délicieuse et célèbre auberge-resto de ses parents sur les hauteurs de Sausalito;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; - une visite à San Francisco dans leur espèce de caravansérail de la rue de Castro, étape décapante dans ma couverture (pour La Presse) de la campagne électorale de '76;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; - une longue soirée de '78 en Martinique avec Gilles Vigneault, à se paqueter au rhum en chantant à tue-tête assis dans le sable de la plage des Trois-Ilets,  près de son bar-resto;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; - d'autres nuits blanches à caler des cruchons de rosé de Napa en rebâtissant le monde dans un quatre-pièces de Marin County en attendant de partir au Japon en '79-80;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; - la première à Montréal, un peu plus tard, du joli film-témoignage-réconciliation que sa fille Bénédicte lui a consacré, "Sierra Leone, bonsoir", avec tous les vieux copains qui se sont ensuite rassemblés chez sa première femme Laurette;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/SyAvCYqmFSI/AAAAAAAABFQ/I27KOx26g_k/s1600-h/paris+deschamps.jpg"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/SyAvCYqmFSI/AAAAAAAABFQ/I27KOx26g_k/s400/paris+deschamps.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413378470126687522" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 279px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;- deux ou trois retrouvailles à Paris, dont cette mémorable soirée de vieux célibataires avec Euvrard vers 2005, qui s'était terminée à Pigalle, à l'heure de la "levée des compteurs" des filles et des marlous;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; - la dernière visite à Montréal avec sa soeur il y a deux ans, où nous avions fait le tour de leurs lieux de mémoire avant de l'amener revoir François Piazza, Jean Antonin Billard, Arthur Lamothe, Vittorio Fiorucci &lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/SyAwyqJ2DVI/AAAAAAAABFg/wtUBK0ECiyA/s1600-h/vittorio.png"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/SyAwyqJ2DVI/AAAAAAAABFg/wtUBK0ECiyA/s400/vittorio.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413380398966508882" style="float: right; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 10px; cursor: pointer; width: 176px; height: 268px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;(lui aussi disparu il y a pas si longtemps - photo piquée à Time mag.)…&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bon. On va quand même faire ce voyage en Californie, et on sera à Sonoma aux alentours des Rois pour une fête en sa mémoire… où je ne doute pas qu'il viendra prendre un coup avec tout son monde, les vivants comme les fantômes!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Salud.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;Envoyé par flux RSS depuis http://bumchrome.blogspot.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/702671053644086531-3337217655612729185?l=bumchrome.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bumchrome.blogspot.com/feeds/3337217655612729185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=702671053644086531&amp;postID=3337217655612729185' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3337217655612729185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/702671053644086531/posts/default/3337217655612729185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bumchrome.blogspot.com/2009/12/9-decembre2009.html' title='9 décembre2009'/><author><name>Yves Leclerc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16679708463194922645</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OpPMVTf1eSU/SyAwauWYQKI/AAAAAAAABFY/hONUJjsrWGU/s72-c/Azur+Deschamps.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-702671053644086531.post-7003399234056934293</id><published>2009-12-05T15:49:00.014-05:00</published><updated>2009-12-05T21:49:31.810-05:00</updated><title type='text'>5 décembre 2009</title><content type='html'>&lt;div&gt;Faut que je réveille le blogue au moins le temps de vous parler de la soirée exceptionnelle d'hier. Vous allez me dire que ça n'a rien de bien original, pourtant: nous avons redécouvert Charlebois!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est Ingrid
