Comme je pioche sur la façon d’adapter mon concept de Démocratie citoyenne à d’autres contextes que le francophone, ça me plonge dans une réflexion sur l’apparent conflit entre nationalisme et mondialisme.
Apparent? Aucun doute. 85 ans de vie me sont la preuve que non seulement on ne peut pas de bonne foi être uniquement nationaliste ou mondialiste, mais qu’on ne peut pas être véritablement l’un sans l’autre. L’arbre ne peut pas vivre sans racines… et ne peut pas rejeter la forêt. Et je me remémore:
1977. Nous étions six le cul dans le sable de la plage de la Petite Anse d’Arlets, à minuit passés. Ma chère Azur et moi, le franco-californien Jean-Marie Deschamps et sa Véronique, l’ami Francisco et sa guitare créole et Gilles Vigneault (sans compter deux ou trois bouteilles de rhum du meilleur cru), chantant à pleine gueule sous les étoiles des tropiques martiniquais:
« De mon grand pays solitaire Je crie avant que de me taire A tous les hommes de la terre Ma maison c'est votre maison Entre mes quatre murs de glace Je mets mon temps et mon espace A préparer le feu, la place Pour les humains de l'horizon Et les humains sont de ma race. »
Et c’est ÇA qui était le plus naturel et le plus sain au monde! T’as compris, Trump?
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